30 secondes d’aperçu : Su Beng (nom de naissance Shi Chao-hui, 1918–2019) est une figure emblématique du mouvement pour l’indépendance de Taïwan et l’auteur de Histoire de Taïwan en quatre cents ans. Né à Shilin, district de Taipei, il a étudié à l’Université Waseda, puis, jeune, s’est engagé en Chine aux côtés du Parti communiste chinois. Après avoir été témoin des massacres de la réforme agraire, il s’est désillusionné, a conclu que « les Taïwanais ne peuvent pas être avec les Chinois ». En 1949, il s’est échappé à Taïwan, a conspiré pour assassiner Chiang Kai-shek, a échoué, puis, en 1952, a fui au Japon, où il a vécu en exil pendant quarante‑et‑une années. À Ikebukuro, il a ouvert le restaurant « Shin Chinmi », vendant des raviolis le jour et écrivant l’histoire de Taïwan la nuit. Les revenus de ce commerce ont financé le mouvement pour l’indépendance de Taïwan, et il a rédigé l’ouvrage qui a éveillé la conscience nationale taïwanaise, Histoire de Taïwan en quatre cents ans.12

En 2017, divers milieux ont célébré à l’avance le centenaire de Su Beng ; la présidente Tsai Ing-wen y a assisté. Photo : Bureau de la présidence, CC BY 2.0 via Wikimedia Commons.
Un restaurant de raviolis, véritable base révolutionnaire
À l’entrée ouest de la gare d’Ikebukuro, il y avait autrefois un immeuble de cinq étages dédié à la cuisine chinoise, nommé « Shin Chinmi ». Le commerce proposait des raviolis, des shumai et des nouilles « yang‑chun », et le succès était tel que le propriétaire a pu accumuler un patrimoine considérable.1
Ce propriétaire, c’était Su Beng. L’usage réel du restaurant se cachait à l’étage supérieur. Le jour, il s’affairait à la cuisine ; la nuit, il gravissait le dernier étage pour écrire, page après page en japonais, l’histoire de Taïwan. Une partie des revenus servait à son quotidien, l’autre partie était canalisée vers le financement du mouvement pour l’indépendance de Taïwan.1 Un simple restaurant de raviolis était donc en réalité un centre logistique de la révolution.
Dans le quartier animé d’Ikebukuro, peu de clients savaient que la portion de raviolis qu’ils consommaient contribuait, d’une certaine façon, à une lutte pour l’indépendance à des milliers de kilomètres. Su Beng superposait la vie quotidienne du commerce et celle de la révolution dans le même bâtiment : le rez‑de‑chaussée assurait la subsistance, le toit incarnait l’idéalisme, et il était le seul à monter et descendre les escaliers. Cette articulation du commerce et de la foi a soutenu toutes ses actions pendant plusieurs décennies.
Comprendre pourquoi ce restaurant existait oblige à remonter très loin : à Yan’an, en Chine, à une époque où un jeune Taïwanais croyait sincèrement à la révolution chinoise.
De Yan’an à la désillusion
Su Beng, né Shi Chao‑hui en 1918 à Shilin (actuel district de Shilin, Taipei), a fréquenté le lycée Taipei First et, en 1937, est entré à la Faculté de sciences politiques et économiques de l’Université Waseda à Tokyo.1
En 1942, après avoir terminé ses études, il a été présenté par des camarades à la Chine. À cette époque, le socialisme et la lutte anti‑japonaise du Parti communiste chinois représentaient, pour de nombreux intellectuels taïwanais sous domination japonaise, une option idéalisée. En 1943, il a été envoyé à Yan’an et dans les montagnes de Taihang pour s’entraîner ; grâce à sa maîtrise du japonais, le Parti communiste l’a déployé à Shanghai, Pékin et ailleurs comme agent secret sous le nom de code « Lin Tuo ».1 Il était alors un jeune Taïwanais convaincu du socialisme, prêt à risquer sa vie pour la révolution chinoise.
Le tournant s’est produit après la guerre. Après la défaite du Japon, la seconde guerre civile entre le Kuomintang et le Parti communiste a éclaté. Su Beng a combattu aux côtés des forces communistes, mais il a assisté aux exécutions et aux luttes violentes liées à la réforme agraire. Il a également perçu la méfiance et le traitement différencié réservés aux membres d’origine taïwanaise, qu’il a qualifié de « racisme han ». La fracture entre idéaux et réalité a progressivement érodé sa foi. En 1947, alors qu’il apprenait le massacre du 28 février à Taïwan, il a vu d’un œil la même violence que celle qu’il vivait en Chine ; ces deux expériences l’ont conduit à la conclusion qui a guidé le reste de sa vie : les Taïwanais ne peuvent pas être liés aux Chinois, Taïwan doit décider de son propre destin.13
En mai 1949, profitant d’une visite de Mao Zedong, il a falsifié un laissez‑passer et a traversé la zone libérée, franchissant le blocus jusqu’à Qingdao, puis a regagné Taïwan. Un homme qui avait autrefois été prêt à mourir pour la révolution chinoise prenait alors le chemin inverse. Cette transformation, de « révolutionnaire chinois » à « nationaliste taïwanais », constitue la clé pour comprendre toute sa vie. Son engagement pour l’indépendance de Taïwan a germé sur le sol chinois : après avoir vu les purges et les divisions, il a conclu que Taïwan devait se séparer de la Chine.
Conspiration contre Chiang, fuite au Japon
De retour à Taïwan, Su Beng a trouvé un contexte post‑28 février sous le régime autoritaire de Chiang Kai-shek. Fraîchement sorti des horreurs de la guerre civile, il n’était pas naïf face à la répression et ne croyait pas que la pétition pacifique pouvait changer quoi que ce soit. Son choix fut donc radical : organiser une lutte armée, déclencher une révolution et affronter le pouvoir en place par la voie la plus directe. Dans une époque où évoquer l’indépendance pouvait mener à la peine de mort, c’était un chemin périlleux.
À partir de 1950, il a fondé, avec plusieurs camarades, le « Taiwanese Independent Revolutionary Armed Force », rassemblant plus de trente jeunes dans les environs de Shilin (Shuangxi, Caoshan, Dahu à Miaoli). Ils ont récupéré plus de vingt fusils laissés par les Japonais, les cachant dans le verger de mandarines de la famille Shi à Yangmingshan, afin de préparer l’assassinat de Chiang Kai-shek.1 En 1951, le complot a été découvert, les armes saisies, et Su Beng a été placé sur liste d’interdiction, le contraignant à fuir.
L’évasion de 1952 est devenue l’anecdote la plus célèbre de sa légende. En mai, il a embarqué à bord du cargo « Tianshan », chargé de bananes, et s’est dissimulé dans les cales humides pour passer de Keelung à Kobe, au Japon. À son arrivée, il a d’abord été détenu pour entrée illégale, puis libéré en novembre grâce à l’asile politique.1 Dès lors, il était sur la liste des personnes recherchées par Taïwan, sans protection de nationalité, contraint de survivre en exil pendant quarante‑et‑une années.
_Histoire de Taïwan en quatre cents ans_
L’exil n’était pas romantique. Sans protection d’État, il devait reconstruire sa vie de ses propres mains. C’est dans cette situation qu’il a défini son « grand projet » : gagner sa vie, organiser, écrire, et porter le drapeau de l’indépendance taïwanaise.
En exil au Japon, Su Beng a divisé son action en deux axes : l’un opérationnel, l’autre intellectuel. Ce dernier a donné naissance à son œuvre majeure.

Le Su Beng de ses dernières années, toujours surnommé « O‑ri‑san ». Photo : Siegfy, CC BY‑SA 2.0 via Wikimedia Commons.
Financement : à son arrivée à Tokyo, il a, avec son épouse japonaise Heiko Yoshi, vendu des nouilles et des raviolis depuis un chariot à Ikebukuro. En 1960, il a acheté le bâtiment à l’entrée ouest de la gare d’Ikebukuro et a construit le restaurant de cinq étages « Shin Chinmi ». Grâce aux raviolis, aux shumai et aux nouilles, il a accumulé environ cinq cents millions de yens d’actifs.1 Cette somme n’a pas servi à son confort personnel, mais à financer le mouvement pour l’indépendance de Taïwan ; le restaurant était à la fois coffre‑fort et bureau à l’étranger.
Intellectuel : il a constaté que de nombreux militants connaissaient peu l’histoire de Taïwan. Il a donc passé trois ans à écrire, au dernier étage du restaurant, le texte japonais publié à Tokyo en 1962 ; six ans plus tard, il a produit la version en caractères chinois (1980) et, en 1986, une traduction anglaise.14 L’original se distingue par son point de vue : alors que la plupart des récits historiques taïwanais se concentraient sur les dynasties et les colonisateurs, Su Beng a placé le sujet sur le peuple taïwanais, décrivant comment il a survécu pendant quatre cents ans et quels acteurs ont exploité la terre. Son but était de susciter une conscience de « nation taïwanaise » : les Taïwanais sont un peuple avec une histoire propre et le droit de décider de son avenir. Cette forme de nationalisme taïwanais est devenue l’une des ressources idéologiques les plus influentes du mouvement indépendantiste.45
C’est à cette époque qu’il a adopté le nom de plume « Su Beng », signifiant « clarifier l’histoire ».1 En 1967, il a fondé à Tokyo l’« Independent Taiwan Society » (独立台湾会), publié le mensuel Independent Taiwan et a utilisé le restaurant comme centre de formation et de financement, tout en rétablissant des contacts clandestins avec l’île. Ainsi, le restaurant nourrissait à la fois les clients et la révolution.
Histoire de Taïwan en quatre cents ans a d’abord été interdite à Taïwan, mais elle a circulé clandestinement dans le mouvement d’opposition et les cercles indépendantistes, devenant un texte d’initiation à la conscience taïwanaise. Le « quatre cents ans » couvre la période depuis le XVIIᵉ siècle (colonisation hollandaise, règne des Zheng, dynastie Qing, occupation japonaise) jusqu’au gouvernement du Kuomintang, illustrant la succession d’empires étrangers qui ont régné sur l’île. Su Beng voulait montrer que, pendant ces quatre cents ans, les Taïwanais ont toujours été gouvernés par d’autres, et qu’il était temps que les Taïwanais prennent le pouvoir eux‑mêmes. Cette vision a profondément imprégné le discours indépendantiste et le nationalisme local.
L’Independent Taiwan Society n’était pas seulement un organisme de propagande. Su Beng a formé une équipe d’opérateurs clandestins au Japon, organisant le transport de personnes et de publications vers Taïwan sous la loi martiale. Cette chaîne souterraine était extrêmement risquée ; la capture signifiait la peine de haute trahison. Pour Su Beng, écrire l’histoire et organiser la résistance souterraine poursuivaient le même objectif : reconstruire le passé du peuple taïwanais sur le papier tout en façonnant son avenir réel.1
Il faut aussi souligner la modestie de Su Beng. Bien que le restaurant ait généré environ cinq cents millions de yens, il n’a presque rien conservé pour lui. Il a vécu simplement, réinvestissant la majeure partie de ses économies et de ses droits d’auteur dans le mouvement indépendantiste et les fonds associés. Chaque yen gagné par le restaurant était, à ses yeux, destiné à financer un futur qu’il croyait possible.13
Le dernier de la « liste noire »
Après la levée de la loi martiale en 1987, Su Beng était toujours considéré comme un rebelle. En 1991, l’« affaire Independent Taiwan Society » a conduit à l’arrestation de plusieurs membres pour avoir étudié ses écrits, marquant l’une des dernières manifestations du « terrorisme blanc » taïwanais.1
Le 26 octobre 1993, à 75 ans, Su Beng est revenu à Taïwan sous le statut de « dernier de la liste noire ». Dès son arrivée, il a été arrêté devant le poste de péage de Xinying sur l’autoroute Zhongshan, puis libéré sous caution de cent milliers de yuans, sans que ses actes passés ne soient poursuivis.1
Le terme « dernier de la liste noire » incarne une période de l’histoire taïwanaise. Sous la loi martiale, de nombreux militants de l’indépendance à l’étranger figuraient sur une « liste noire » les empêchant de rentrer. Avec la démocratisation, ces personnes sont revenues une à une ; Su Beng fut le dernier et le plus dramatique d’entre eux. À 75 ans, il a saisi le dernier train pour rentrer avant que le régime qu’il avait combattu toute sa vie ne se désintègre complètement.
Le documentaire Révolution en marche (réalisé par Chen Li‑kui) retrace la vie de Su Beng.
De retour à Taïwan, Su Beng n’a pas pris sa retraite. Fin 1996, il a créé la « Radio populaire de Taïwan » à Taipei, animant l’émission « J’aime Taïwan », où il racontait l’histoire et l’actualité. Il a conduit le « défilé de la propagande pour l’indépendance » dans les rues, diffusant le nationalisme taïwanais. En 2004, il a voté pour la première fois avec sa carte d’identité de la République de Chine, soutenant Chen Shui‑bian — un acte symbolique pour un exilé de quarante‑et‑une ans qui n’avait même pas de domicile officiel.1
Il est resté actif sur le terrain. En 2005, après l’adoption par la Chine du Loi anti‑sécession, le nonagénaire a participé à un sit‑in de douze jours avec des étudiants de l’Université nationale de Taïwan. En 2009, il a parcouru à pied les 505 km de l’île, de Hengchun (Pingtung) à Taipei, en 26 jours, dans le cadre du projet « Ne soyez pas contrariés, sortez et marchez ». En 2014, pendant le mouvement Sunflower, il a assisté, en fauteuil roulant, aux étudiants occupant le parlement. Ainsi, il est devenu une figure familière des manifestations taïwanaises : coiffé d’une casquette de baseball, surnommé « O‑ri‑san », il apparaissait de plus en plus souvent aux côtés des jeunes militants.
Les jeunes appréciaient particulièrement le Su Beng de ses dernières années. Il ne se plaçait pas en aîné distant, mais se tenait aux côtés des étudiants, les écoutait et les encourageait à connaître leur histoire et à développer le courage d’agir. La génération Sunflower a découvert, grâce à ce centenaire « O‑ri‑san », que le mouvement pour l’indépendance n’était pas seulement théorique, mais porté par une vie entière de pratique. Un vieil homme, né sous la domination japonaise, parlant encore avec un accent japonais, se tenait au cœur des protestations du XXIᵉ siècle, entouré de jeunes de vingt ans qui criaient « O‑ri‑san » — une image qui illustre parfaitement pourquoi il reste dans les mémoires.
Une chaise réservée
En 2016, après l’élection de Tsai Ing‑wen, Su Beng a été nommé conseiller du président de la République de Chine. Cette nomination était hautement symbolique : un ancien fugitif, conspirateur contre le pouvoir, devenu conseiller de plus haut rang du président. Elle reflète la transition de Taïwan d’un régime autoritaire à une démocratie qui a reclassé un « rebelle » en « conseiller ».
En 2017, des groupes locaux ont organisé à la promenade de Ketagalan une célébration anticipée de son centenaire, à laquelle la présidente Tsai Ing‑wen a personnellement assisté.1
Le 20 septembre 2019, aux alentours de 23 h, Su Beng est décédé à l’hôpital universitaire de Taipei pour cause de défaillance multiviscérale, à l’âge de 103 ans (âge nominal, 100 ans réels). De 1918 à ce soir, sa vie a traversé tout le XXᵉ siècle de Taïwan : l’ère japonaise, le 28 février, la loi martiale, l’exil et la démocratisation, chaque période étant vécue personnellement. Tsai Ing‑wen, dans son hommage, a déclaré que Su Beng partageait chaque Nouvel An avec elle et l’encourageait à tenir bon ; elle a ajouté : « L’an prochain, je garderai toujours une chaise pour lui à la table du réveillon, en souvenir de son dévouement à Taïwan. ”2
Après l’annonce de son décès, la société taïwanaise a exprimé de nombreux hommages spontanés. Pour les indépendantistes, il représente un « O‑ri‑san » de toute une génération ; pour le grand public, c’est la légende d’un centenaire qui n’a jamais cessé de lutter pour la même cause. Le documentaire de Chen Li‑kui, Révolution en marche, avait déjà, de son vivant, transformé son parcours en une image cinématographique que l’on peut revisiter à volonté.6
Su Beng a suscité la controverse, et son souvenir varie selon les positions. Les médias officiels de la RPC l’ont qualifié de « vie vécue en vain », les partisans de l’union avec la Chine le rejettent, tandis que certains critiquent son orientation armée ou s’interrogent sur la raison pour laquelle un ancien formé par le Parti communiste a fini par s’opposer à la Chine. Du côté taïwanais indépendant, il est perçu comme un « révolutionnaire à vie » et un symbole spirituel ; l’écrivain Yen Chieh‑ya souligne que son « indépendance » repose largement sur la prise de conscience du communisme chinois. Son « indépendance » suit un ordre inverse : d’abord la prise de conscience en Chine, puis le choix de Taïwan.7[^nippon]5
L’héritage de Su Beng pour Taïwan est une façon de se percevoir. Son « nationalisme taïwanais » affirme le droit du peuple taïwanais à décider de son avenir, s’adressant à ceux qui s’identifient plutôt qu’à la haine. Le média Initium a décrit son nationalisme comme une porte « inachevée » : il ouvre une possibilité de choix pour Taïwan, mais la décision finale appartient aux générations futures.5
Quel que soit le camp, il est rare de contester sa constance. De la désillusion à Yan’an, du restaurant d’Ikebukuro à la rue de Taipei, il a passé sa vie à répondre à une même question : qui sont les Taïwanais et peuvent‑ils déterminer leur propre destin ? Son ouvrage Histoire de Taïwan en quatre cents ans offre un point de départ pour lire, débattre et poursuivre l’écriture de cette histoire. Comme le titre du documentaire le suggère, il s’agit d’une « révolution en marche », une révolution qui, à ce jour, n’est pas terminée et attend que les générations suivantes la poursuivent.
Lectures complémentaires :
- Spectre politique Taïwan‑indépendance — Comprendre la position de Su Beng dans le spectre politique taïwanais.
- Événement du 28 février — Le traumatisme historique qui a conduit Su Beng à la résistance armée.
- Terreur blanche à Taïwan — Contexte de l’« affaire Independent Taiwan Society » et de l’exil de Su Beng.
Sources d’images
- Photo principale : Bureau de la présidence, Wikimedia Commons, CC BY 2.0. Fichier original : 11.08 Président assiste à la fête du centenaire de Su Beng.
- Portrait interne : Siegfy, Wikimedia Commons, CC BY‑SA 2.0. Fichier original : Su Beng, père du mouvement indépendantiste taïwanais.
- Vidéo : documentaire Révolution en marche (réalisateur Chen Li‑kui), YouTube, intégré en ligne uniquement.
Références
- Su Beng — Wikipédia (zh) — Article de Wikipédia en chinois, utilisé comme source pour le vrai nom, les dates (1918–2019), les études à Waseda, la formation à Yan’an sous le nom de code « Lin Tuo », le groupe armé taïwanais et le projet d’assassinat, la fuite au Japon en 1952, le restaurant Shin Chinmi, l’Independent Taiwan Society, le retour en 1993 et les dernières années.↩
- Su Beng décède à 103 ans : Tsai Ing‑wen – « Je garderai une chaise pour lui à la table du réveillon » — Reportage du Liberty Times (2019) sur la date du décès, l’âge et la citation de la présidente.↩
- Su Beng – portrait d’un révolutionnaire taïwanais de gauche — Portrait de New Bloom Magazine (2016) détaillant la désillusion vis‑à‑vis du Parti communiste et la trajectoire idéologique.↩
- Histoire de Taïwan en quatre cents ans — Wikipédia (zh) — Confirmation des éditions japonaise (1962), chinoise (1980) et anglaise (1986), ainsi que de la perspective « histoire du peuple taïwanais » et de son rôle dans la prise de conscience nationale.↩
- Le nationalisme taïwanais inachevé de Su Beng — Analyse de Initium (2019) sur le contenu et l’impact du nationalisme taïwanais de Su Beng.↩
- Documentaire « Su Beng, le héros taïwanais » – Révolution en marche — Vidéo promotionnelle du documentaire de Chen Li‑kui.↩
- Entretien avec Yan Zeya : « Son indépendance vient de la prise de conscience du communisme » — Article d’United Daily News (2019) où l’écrivain Yan Zeya explique la spécificité de la « indépendance » de Su Beng.↩