30 secondes pour comprendre : Tsai Jui-yueh part de Tainan étudier la danse au Japon, est emprisonnée pendant la Terreur blanche à son retour, et continue d'enseigner sur le boulevard Zhongshan. Son studio de danse a survécu à une menace de démolition et à un incendie ; il est aujourd'hui à la fois un lieu de danse moderne et le site où Taïwan préserve la mémoire des victimes politiques.
En 1946, Tsai Jui-yueh, âgée de 25 ans, rentre de Japon à Taïwan en bateau, où elle compose Le Chant de l'Inde. En 1949, son mari Lei Shih-yu est arrêté et expulsé du territoire ; quelques mois plus tard, elle devient elle-même une prisonnière politique et est envoyée à Green Island. Libérée en 1953, elle rouvre son école de danse, installant finalement ses cours dans un dortoir japonais en bois du boulevard Zhongshan à Taipei. 1 2 3
Figure 1 : Entrée de l'Institut de danse Tsai Jui-yueh. Photographie : lienyuan lee, sous licence CC BY 3.0. URL source de l'image originale : Wikimedia Commons, fichier source. Licence et métadonnées du fichier : Page du fichier Wikimedia Commons. Aucune modification n'a été apportée.
Ce parcours ne ressemble pas à la carrière typique d'une danseuse. Il ne sépare pas la scène, la prison, la surveillance et l'incendie ; il les superpose inlassablement sur un même corps. La question centrale que laisse Tsai Jui-yueh n'est donc pas « Est-elle la mère de la danse moderne taïwanaise ? », mais plutôt : Lorsque l'État peut limiter les déplacements, le travail et la vie familiale d'une personne, le corps peut-il encore conserver son propre rythme ?
📝 Note du commissaire : L'histoire de Tsai Jui-yueh n'est pas la souffrance couronnant l'art, mais l'art trouvant dans la souffrance une respiration qui ne doit rien au pouvoir.
Une lettre sans adresse
Tsai Jui-yueh naît à Tainan en 1921. Au lycée, elle assiste à une performance du danseur japonais Ishii Minoru au Tainan Kogyoza et commence à envisager la danse comme une vocation. Elle envoie par la suite une lettre au Japon pour y trouver un maître. Cette lettre, dépourvue même d'adresse, parvient néanmoins à destination grâce à la renommée d'Ishii Minoru. À seize ans, elle quitte Tainan pour intégrer l'école de danse d'Ishii Minoru, avant de suivre les cours d'Ishii Midori. 5
Ce point de départ est modeste. Une jeune fille assiste à une représentation dans une ville coloniale, écrit une lettre, attend une réponse, puis persuade sa famille de la laisser partir à l'étranger. L'histoire de la danse taïwanaise a souvent résumé son parcours au terme de « pionnière », mais ce mot aplatit l'aventure de l'époque. Elle ne se tenait pas devant une voie déjà tracée ; elle a posé le pied là où il n'y avait pas de chemin.
Pendant ses tournées au Japon et en Asie du Sud-Est, Tsai Jui-yueh accumule une riche expérience scénique. Après la guerre, elle refuse de rester au Japon pour y développer sa carrière et choisit de revenir à Taïwan. Un article biographique sur Tsai Jui-yueh, repris par le Minpo Culture Magazine, replace Le Chant de l'Inde, créé durant la traversée maritime de son retour, dans le contexte des débuts de la danse moderne à Taïwan. 2
Ce qu'elle se dit sur le bateau devient par la suite la clé pour la comprendre :
« Je me fichais que les autres passagers pensent que je suis folle. »3
Elle savait comment les autres la percevaient. Elle a simplement décidé de danser. Une autre phrase est encore plus directe :
« J'avais hâte de rentrer chez moi pour danser, chorégraphier et enseigner. »3
La traduction chinoise est : « J'avais hâte de rentrer chez moi pour me produire, chorégraphier et enseigner ». Ici, la « maison » n'est pas une destination paisible, mais un lieu sans scène, qu'il faut construire soi-même.
Elle ne rentre pas sur une terre vierge
En 1946, peu après son retour à Tainan, Tsai Jui-yueh y présente une danse à l'église de Taipingjing. Elle commence également à y enseigner. En 1947, elle épouse le poète Lei Shih-yu ; ils s'installent ensuite à Taipei, vivant et travaillant dans un dortoir des enseignants de l'Université nationale de Taïwan. Ce bâtiment japonais, situé au 48e ruelle du boulevard Zhongshan (Section 2), devient progressivement un studio de danse, un foyer et un lieu de rencontre pour des amis artistes. 6 5
La valeur de ce bâtiment ne réside pas seulement dans les personnes qui y ont vécu. Les archives et les données du site indiquent que la structure était à l'origine un dortoir pour fonctionnaires civils de l'ère coloniale japonaise, construit vers 1925, puis agrandi ou modifié pour répondre aux besoins de l'enseignement de la danse. Ces traces chronologiques partiellement incohérentes montrent que le studio de danse n'est pas un objet de vitrine figé, mais un espace de travail ajusté en continu par ses utilisateurs. 7 5
Figure 2 : Façade de l'Institut de danse Tsai Jui-yueh. Photographie : Lin Gaozhi, sous licence CC BY-SA 4.0. URL source de l'image originale : Wikimedia Commons, fichier source. Licence et métadonnées du fichier : Page du fichier Wikimedia Commons. Aucune modification n'a été apportée.
Page du fichier Wikimedia Commons
Les documents conservés aux Archives nationales transforment ce salon en un lieu qui n'est pas seulement un salon littéraire chaleureux. Des artistes comme Huang Rongcan, Qin Zihao et Lan Yinding y venaient régulièrement, discutant de la manière dont la littérature, la langue et la danse poussaient à Taïwan. 6 Mais le même contexte archivistique montre que les activités artistiques se déroulaient sous le regard des services de police. En 1949, le groupe de danse et de chant Tsai Jui-yueh est placé sous la surveillance des « éléments suspects » en raison du contenu de ses spectacles. Les documents de la direction de la police interprétaient même les séquences scéniques comme susceptibles de provoquer une « nostalgie du pays natal et un rejet de la guerre », ou de constituer une « suspicion de propagande pour les bandits traîtres ». 9
Il ne s'agit pas ici de projeter a posteriori la Terreur blanche sur l'histoire de l'art, mais de constater que les archives ont conservé la manière dont l'État observait la danse. Le corps du danseur n'est pas seulement vu comme un art, mais aussi comme un vecteur d'idées. Pour le pouvoir, une danse n'a pas besoin de slogan explicite pour être dangereuse. Le mouvement du corps lui-même peut être interprété comme une désobéissance.
La prisonnière n°15 et le rythme du plancher
En 1949, Lei Shih-yu est arrêté pour des raisons politiques, puis expulsé. Tsai Jui-yueh est arrêtée par association avec son mari, emprisonnée pendant trois ans et envoyée à Green Island. Les archives thématiques des Archives nationales indiquent que Lei Shih-yu et Tsai Jui-yueh sont restés séparés pendant de nombreuses années, ne se retrouvant qu'en 1990 dans le Hebei, en Chine. 6
Dans une autre histoire orale reprise, Tsai Jui-yueh se souvient de sa vie à Green Island, ramassant des coquillages en chemin pour le port de charges, préservant le vent marin et le sable fin comme l'une des rares mémoires qu'elle pouvait contrôler au quotidien derrière les barreaux. À sa libération, elle demande : « Pourquoi m'avez-vous arrêtée ? » La réponse reçue est : « Affaiblissement idéologique ». Ces deux phrases ne relèvent pas du même registre. La première est la demande de compréhension d'une détenue ; la seconde est le verdict de l'État visant à clore toute compréhension. 5 Cette expérience ne doit pas être transformée en une fable motivationnelle du type « elle a vaincu la souffrance par l'art ». La prison n'est pas devenue une scène, la persécution politique n'est pas devenue acceptable. La formulation la plus précise est la suivante : dans un lieu où la liberté lui était ôtée, elle s'est efforcée de conserver sa perception de son corps et de sa mémoire.
Libérée en 1953, Tsai Jui-yueh reprend l'enseignement de la danse. Elle ouvre d'abord une classe à la rue Nong'an à Taipei, avant de déménager vers l'emplacement actuel du studio de danse sur le boulevard Zhongshan (Section 2). À son apogée, le studio comptait trois à quatre cents élèves ; du matin au soir, le plancher était constamment foulé. 5
En 1959, afin de légaliser officiellement le studio de danse et de faire face à la surveillance des services secrets et aux perturbations des spectacles, Tsai Jui-yueh le renomme « Studio de danse chinois ». Ce changement de nom répond à une nécessité administrative, mais laisse également la marque de l'ère autoritaire : un espace d'enseignement de la danse doit d'abord apprendre à se définir clairement dans le système pour avoir la possibilité de continuer à danser. 2 5
Elle accepte presque toutes les invitations à se produire en public. Dans une histoire orale, elle déclare :
« Je n'ai jamais refusé de me produire après mon retour, car j'étais déterminée à semer les graines de la danse dans tout Taïwan. »3
La traduction chinoise est : « Après mon retour, je n'ai jamais refusé de me produire, car j'étais déterminée à semer les graines de la danse dans tout Taïwan ». Si l'on ne lit cette phrase que comme une déclaration de passion, on en perd le contexte. Elle choisit d'augmenter sa présence alors qu'elle était sous surveillance, que ses spectacles pouvaient être annulés et que ses opportunités de voyager à l'étranger étaient limitées.
Kuei-lui shang-chên n'est pas une liberté abstraite
Les œuvres de Tsai Jui-yueh sont souvent discutées comme le « début de la danse moderne taïwanaise ». Ce n'est pas faux, mais c'est insuffisant. Ses chorégraphies traitent également d'une question concrète : qui fait bouger le corps, et peut-il retrouver sa direction ?
Le Chant de l'Inde est une œuvre née durant la traversée maritime de son retour. Elle porte la vitesse du retour et la décision d'une danseuse de ramener son apprentissage sur l'île. Poursuite, créée en 1949, s'inspire des images des peuples autochtones de Taïwan et de la montagne ; elle devient par la suite l'un de ses répertoires majeurs. 2 [9]
Plus directement confrontée à la répression politique, Kuei-lui shang-chên (Les marionnettes entrent en scène). Un article thématique de Taipei Culture Express le décrit comme une œuvre post-prison où les danseurs, semblant être des marionnettes contrôlées par des fils invisibles, laissent néanmoins sur scène une voix de résistance face au pouvoir fort. 10 Cette interprétation est valable, mais il ne faut pas en faire une œuvre du type « la danse a renversé l'autoritarisme ». Il s'agit plutôt d'un témoignage corporel laissé par une personne : je sais que le fil est là, je sais que je suis tiré, mais je veux que le public voie ce fil.
Tsai Jui-yueh émigre en Australie en 1983. Elle quitte Taïwan, mais ne coupe pas le studio de danse de sa propre vie. Dans une histoire orale reprise par le Taipei Times, elle déclare :
« Il était difficile de laisser derrière moi mon pays bien-aimé et mon studio de danse. »3
La seconde partie de cette phrase est souvent ignorée. Ce qu'elle avait du mal à quitter n'était pas un État abstrait, mais un country and dance studio, une terre et une salle de classe concrète. Pour Tsai Jui-yueh, le studio de danse n'était pas un décor ; c'était l'organe par lequel elle se reconnectait à Taïwan.
Comment un bâtiment devient mémoire publique
En 1994, le studio de danse est menacé de démolition en raison des travaux du métro de Taipei. Le monde culturel lance une campagne de sauvetage ; trois danseurs restent suspendus en hauteur pendant 24 heures, tandis qu'au sol, des danses, de la musique et des conférences se relaient. Le studio de danse est ainsi préservé. 5
L'importance de ce mouvement de préservation ne réside pas seulement dans le fait qu'une maison en bois n'a pas fini par disparaître. Il permet au monde culturel taïwanais de démontrer pour la première fois à grande échelle que la préservation culturelle n'est pas une décision prise par des experts pour la société, ni une survie automatique dès qu'un bâtiment est qualifié de monument historique. Ce qui a permis l'espace de subsister, c'est la volonté des gens d'exposer leur corps au risque, de faire d'une adresse une question publique.
En 1999, le studio de danse est désigné comme monument historique de la ville de Taipei. Quelques jours plus tard, le bâtiment est détruit par un incendie. Cet événement fait encore l'objet de débats sur les enquêtes et la clarification des responsabilités. En 2026, l'agence CNA rapporte que la Fondation Tsai Jui-yueh et d'autres groupes se sont rendus au Bureau de l'Yuan d'inspection pour présenter une pétition, exigeant de revoir les causes de l'incendie, la préservation sur place et les responsabilités des autorités compétentes. 11
Il faut ici séparer l'« incendie criminel » de « qui a mis le feu ». La CNA rapporte les positions de la fondation et des groupes de soutien, ainsi que leurs arguments concernant les caméras de surveillance et l'analyse forensique sur place, mais cela ne signifie pas qu'il est déjà prouvé qu'une personne ou une institution spécifique a ordonné l'incendie. L'article peut souligner que les soupçons entourant l'incendie restent non élucidés, mais ne doit pas transformer une responsabilité non confirmée par la justice en une conclusion établie.
Devant le studio de danse calciné, Tsai Jui-yueh déclare :
« J'ai l'impression d'avoir perdu une fille. »12
Cette phrase provient d'un article sur l'Institut de danse Tsai Jui-yueh, repris en 2015 par le Minpo Culture Magazine. Il ne s'agit pas d'un jugement de tribunal ni d'un rapport d'enquête sur l'incendie, mais de la mémoire d'un lieu préservée par une personne interrogée. La citer permet au lecteur de comprendre que cet incendie n'est pas un événement culturel abstrait, mais qu'une personne a vu brûler un plancher de bois familier, des murs et des traces de vie.
Après les cendres, ne pas se contenter de dire « renaissance »
En 2006, l'Institut de danse Tsai Jui-yueh rouvre ses portes. Le communiqué de presse de l'époque de la Présidence le présentait comme le premier monument historique de la ville de Taïwan dédié à la danse, le positionnant comme une porte d'entrée pour les échanges internationaux de la danse taïwanaise. 13 La présentation actuelle du Bureau de la culture de la ville de Taipei précise que le site exposera des archives et des images sur la danse, promouvant la recherche, l'éducation et les échanges internationaux. 7
Cette position fait du « Monument rose » bien plus qu'une « maison où Tsai Jui-yueh a vécu ». C'est à la fois une porte d'entrée pour les archives de l'histoire de la danse, un espace éducatif permettant au grand public d'approcher l'entraînement corporel, et un point de culture ancrant la danse taïwanaise dans le dialogue international. Ces trois usages ne sont pas toujours naturellement alignés. La préservation exige le contrôle de l'environnement et des traces ; l'enseignement nécessite l'usage répété du plancher ; les échanges internationaux demandent de traduire les histoires locales en un langage compréhensible par un public extérieur. La difficulté de longue date du studio de danse réside dans le fait de faire soutenir ces trois usages les uns par les autres, plutôt que de les consommer mutuellement. 13 7
« Revenir des cendres » est une expression commode, mais elle peut aussi masquer les problèmes suivants. Les procès-verbaux de l'inspection de restauration de novembre 1999, conservés par la fondation, indiquent qu'après l'incendie, la fondation, des universitaires et les unités gouvernementales de Taipei se sont réunis pour discuter de la restauration. 12 Mais la restauration ne s'arrête pas à reconstruire les murs. Quelles matériaux peuvent être remplacés, quelles traces doivent être conservées, qui a le droit de décider comment fonctionne un lieu créé par une communauté culturelle, sont tous des aspects du travail de préservation.
Ainsi, la valeur du « Monument rose » ne réside pas seulement dans le fait que le bâtiment en bois se tient encore debout. Sa valeur réside également dans le fait qu'il place au même endroit une histoire de la danse, une histoire de la souffrance des femmes, une histoire du développement urbain et une controverse patrimoniale non entièrement élucidée. Le Bureau de la culture de la ville de Taipei qualifie cet endroit de « berceau de la danse taïwanaise » ; pour que cette appellation ne devienne pas un slogan touristique, elle doit être mémorisée avec la surveillance, la menace de démolition, l'incendie et les controverses de restauration. 7
Le panneau explicatif sur le site architectural rappelle également au lecteur que la « restauration de l'aspect original » ici ne consiste pas à copier simplement l'apparence des années 1920, mais à faire des choix entre les couches de l'incendie, de l'enseignement, des agrandissements et de l'usage quotidien. Voir un panneau explicatif ne signifie pas avoir vu toute cette histoire, mais cela permet au visiteur de savoir que la préservation du patrimoine culturel est aussi un travail d'écriture de l'histoire ; qui est inclus, quelles traces sont laissées, influenceront la manière dont les générations futures comprendront Tsai Jui-yueh. 8 14
Figure 3 : Panneau explicatif de l'Institut de danse Tsai Jui-yueh. Photographie : Solomon203, sous licence CC BY-SA 4.0. URL source de l'image originale : Wikimedia Commons, fichier source. Licence et métadonnées du fichier : Page du fichier Wikimedia Commons. Aucune modification n'a été apportée.
Le plancher attend encore le prochain mouvement
Tsai Jui-yueh décède en 2005. Elle ne voit pas la réouverture de l'Institut de danse en 2006, mais sa salle de classe devient par la suite une base pour les festivals de danse, les forums culturels et les échanges internationaux. 2 [6]
Ce qu'elle laisse finalement à Taïwan n'est pas une statue de bronze répondant à la question de « la mère de la danse moderne », mais une question toujours utilisable : comment la danse peut-elle continuer à libérer le corps dans un lieu marqué par des blessures politiques ?
La réponse ne réside pas dans le fait de faire de Tsai Jui-yueh une personne invulnérable. Elle a été blessée, elle est partie, elle a vu son studio de danse être dévoré par les flammes. La réponse se rapproche davantage d'une autre forme de patience : reconnecter les mouvements interrompus de force, passer d'un lieu de mémoire privée à une discussion publique, et permettre à la prochaine génération de danseurs de trouver leur propre rythme sur le même plancher.
Tsai Jui-yueh disait qu'elle voulait semer les graines de la danse dans tout Taïwan. Une graine n'est pas un souvenir ; elle doit entrer dans la terre, rencontrer le vent, la pluie, la surveillance, les plans de démolition et l'incendie, et il faut encore que quelqu'un veuille l'arroser. Aujourd'hui, en entrant dans le 48e ruelle, numéro 10, du boulevard Zhongshan, ce qui mérite vraiment d'être vu n'est pas à quel point un monument a été restauré pour ressembler à l'original, mais si ce lieu permet encore au corps de poser de nouvelles questions.
📝 Note du commissaire : La preuve qu'un studio de danse n'a pas vraiment été brûlé n'est pas que les murs tiennent encore, mais que des gens y répètent encore, et qu'ils savent ce que ce plancher a subi.
Pour aller plus loin
Taipei Culture Bureau : Institut de danse Tsai Jui-yueh fournit des informations sur l'emplacement actuel, l'architecture et les services.
Archives nationales : Tsai Jui-yueh et Cui Xiaoping dans le monde des arts permet une lecture complémentaire du contexte archivistique des artistes sous la domination autoritaire.
Données de licence des images
Références
- Bulletin de la Présidence : Décret de louange explicite — Décret de louange publié en 2005, résumant les réalisations de Tsai Jui-yueh à son retour à Taïwan pour fonder l'Institut de danse, ses créations, ses spectacles à l'étranger et ses distinctions.↩
- Reprise du Minpo Culture Magazine : Né pour la danse — La mère de la danse moderne taïwanaise Tsai Jui-yueh — Article biographique sur Tsai Jui-yueh, repris du Minpo Culture Magazine, résumant ses études au Japon, ses créations à son retour, sa souffrance politique et l'histoire du studio de danse.↩2345
- Taipei Times : Born to groove — Article biographique anglais centré sur les histoires orales, recueillant les citations textuelles de Tsai Jui-yueh sur son retour, ses spectacles, la persécution politique et son départ du studio de danse.↩2345
- Wikimedia Commons : Tsai Jui-yueh Dance Institute 20130925.jpg — Auteur : lienyuan lee, sous licence CC BY 3.0. L'article utilise sa photo originale, sans modification.↩
- Fondation Tsai Jui-yueh : Le processus de vie du Monument rose — Article sur l'histoire de vie et l'évolution du site de la fondation, recueillant les données sur les études de Tsai Jui-yueh au Japon, sa souffrance, son enseignement, le mouvement de préservation de 1994 et l'héritage des festivals de danse.↩234567
- Archives nationales : Tsai Jui-yueh et Cui Xiaoping dans le monde des arts — Article thématique sur les personnalités artistiques de l'ère autoritaire, compilé par les Archives nationales, expliquant le contexte familial de Tsai Jui-yueh et Lei Shih-yu, le studio de danse et la souffrance politique.↩23
- Taipei Culture Bureau : Institut de danse Tsai Jui-yueh — Page officielle du bureau du site de Taipei, fournissant l'adresse, le contexte architectural du dortoir des fonctionnaires civils japonais, la présentation des archives de danse et la position de recherche et d'éducation.↩234
- Wikimedia Commons : Tsai Jui-yueh (Institut de danse) 0432.jpg — Auteur : Lin Gaozhi, sous licence CC BY-SA 4.0. L'article utilise sa photo originale, sans modification.↩2
- Archives nationales : Surveillance des éléments suspects — L'affaire du groupe de danse et de chant Tsai Jui-yueh — Nom spécifique du dossier d'archives et page de description, montrant comment les services de police ont enregistré et interrogé le groupe de danse et de chant Tsai Jui-yueh entre 1949 et 1950.↩
- Taipei Culture Express : Une quête centenaire — L'esprit de l'époque de Tsai Jui-yueh — Article thématique de Taipei Culture, replaçant les œuvres Kuei-lui shang-chên et Le Chant de l'Inde dans le contexte de la Terreur blanche, de la liberté et de la justice transitionnelle.↩
- CNA : L'Institut de danse Tsai Jui-yueh a été incendié criminellement il y a 27 ans, la fondation espère une nouvelle enquête — Rapport d'actualité spécifique de 2026, documentant les demandes de la fondation lors de sa pétition au Bureau de l'Yuan d'inspection et la controverse sur la responsabilité de l'incendie non élucidée.↩
- Fondation Tsai Jui-yueh : Procès-verbal de la réunion d'inspection de restauration tenue en novembre 1999 après l'incendie du monument historique — Page publique de l'inspection de restauration après l'incendie publiée par la fondation, listant la fondation, les universitaires et les unités gouvernementales présents en novembre 1999.↩2
- Presse de la Présidence : Le Président assiste à la cérémonie d'ouverture de l'« Institut de danse Tsai Jui-yueh » — Communiqué de presse de l'ouverture en 2007, documentant le mouvement de préservation, l'histoire du studio de danse, la position de monument historique et l'influence culturelle de Tsai Jui-yueh.↩2
- Wikimedia Commons : Tsai Jui-yueh Dance Institute plaque 20190706.jpg — Auteur : Solomon203, sous licence CC BY-SA 4.0. L'article utilise sa photo originale, sans modification.↩2


