30 secondes d’aperçu : vous avez probablement suivi au moins une page locale du type « Je suis de Kaohsiung », « Je suis de Taichung », qui partage des nouvelles de night market, la météo, et donne l’impression d’être « nous, les locaux ». En février 2026, quelqu’un a repéré, dans une publication de « Je suis de Taipei », une instruction IA non retirée. En suivant cette piste, on arrive à un immeuble de Neihu, à Taipei, où une société familiale Lin transforme les nouvelles pro‑Chine en style « compatriote » et les diffuse via des pages se faisant passer pour des habitants de différentes villes. Le plus paradoxal : elle ne fabrique presque pas de fausses nouvelles, si bien que l’on ne peut pas la mesurer avec une règle « vérifier la véracité ».
En février 2026, une page qui se présentait comme « Je suis de Taipei » a publié une image apparemment anodine. Le vrai problème réside dans la ligne qui restait sous l’image : « Supprimer les termes sensibles, renforcer le langage local taïwanais」1.
Il s’agit d’une instruction destinée à une IA. Elle aurait dû être effacée après la génération, comme on gomme les annotations au crayon avant de remettre un texte. Cette fois‑ci, une maladresse a laissé l’instruction avec le produit final. La page « Kaohsiung Good Day » (@takaogoodday) a capturé l’image le 19 février, en a fait un dossier « lazy‑pack » ; deux jours plus tard, le Liberty Times, Newtalk et le réseau de télévision publique ont repris l’affaire2. Une phrase oubliée a ouvert le rideau sur toute la chaîne de production.

« Kaohsiung Good Day », février 2026 : le dossier montre la structure de LIFE 生活網, la plupart du contenu provenant de Zhongtian, et l’instruction IA « Supprimer les termes sensibles, renforcer le langage local taïwanais », avec l’adresse de Neihu, Rue Jihu 10, Allée 46, 5ᵉ étage (source : Threads de Kaohsiung Good Day, citation du reportage).
📝 Note du curateur
L’instruction indique : « Supprimer les termes sensibles », ce qui suppose que le texte original contenait des mots que les lecteurs taïwanais ne devraient pas voir. « Renforcer le langage local taïwanais » suppose que le produit final doit donner l’impression d’avoir été écrit par un Taïwanais. En d’autres termes, il ne s’agit pas d’un simple relecture, mais d’une chaîne de production qui efface d’abord la provenance, puis appose le label « local ». Cette technique est habituellement invisible, mais ici le processus a fuité.
Le back‑office à Neihu, Rue Jihu 10, Allée 46
En suivant la piste de « Kaohsiung Good Day », on découvre que les pages locales de différentes villes convergent toutes vers la même adresse : 5ᵉ étage, 46 Rue Jihu, Allée 10, Neihu, Taipei1.
Sous cette adresse opère une société qui se présente à l’extérieur sous les noms « LIFE 生活網 » (life.tw) et « All Access Holding Group Ltd. ». L’enregistrement commercial révèle toutefois qu’il s’agit d’un groupe de plusieurs entreprises :
- Jishuo Technology Co., Ltd., numéro d’identification 89977832, fondée en 1995, présidée par Lin Hsien‑ming;
- Pulsar Technology Marketing Co., Ltd., fondée en 2005, responsable Lin Hsiu‑tzu;
- Nian‑jie Technology Co., Ltd., fondée en 2011, responsable Hsu Yun‑ting3.
Les dirigeants sont différents, mais ils tournent autour de quatre membres de la famille Lin : Lin Hsien‑ming, Chang Yu‑chia, Lin Hsiu‑tzu et Lin Chao‑feng, qui se relaient sur les listes d’administrateurs, créant ainsi un réseau d’actionnariat croisé. Il ne s’agit pas d’une simple personne de façade, mais d’une toile familiale.

Registre de Jishuo Technology (numéro 89977832) : représentant Lin Hsien‑ming, adresse Neihu, Rue Jihu 10, Allée 46, 5ᵉ étage, administrateurs Lin Hsien‑ming, Chang Yu‑chia, Lin Chao‑feng, Lin Hsiu‑tzu (source : opengovtw, données du ministère de l’Économie).
Le groupe possède également la marque POLLSTER, un site d’enquêtes en ligne spécialisé dans les sondages d’opinion4. Le site de recrutement indique qu’il est « la seule entité à Taïwan qui gère simultanément des réseaux sociaux, des études de marché professionnelles, un portail d’actualités, un réseau de blogs, du SEO et du marketing sur la plateforme Facebook », et qu’il contrôle près d’une centaine de pages fans comme canaux de diffusion.
Nian‑jie Technology se vante, dans son annonce de recrutement, d’utiliser « des outils IA (texte, image, vidéo) pour produire du contenu divertissant, en soutenant plus de 100 pages fans »1. Ainsi, production de données, fabrication de contenu à grande échelle et diffusion massive sont centralisées au même endroit, entre les mêmes personnes.
Quant à la mention « All Access Holding Group Ltd. », aucune société enregistrée sous ce nom n’apparaît à Taïwan, et la filiale américaine ne figure pas non plus dans les registres des États‑Unis1. Le qualificatif « All‑American » semble donc être un simple autocollant, tout comme le label « local » affiché sur les pages fans.

Service de LIFE 生活網, sous la bannière de Jishuo Technology : avantages affichés « un million de visites mensuelles », « marketing de niche précis », « publicité native, naturellement intégrée » — c’est le moyen de placer du contenu sponsorisé dans le fil d’actualité des utilisateurs (source : aams.tw).
✦ Le groupe produit des sondages, crée du contenu à l’aide de l’IA, puis le diffuse via près d’une centaine de pages fans déguisées en « compatriotes ».
Des nouvelles de Zhongtian, reformulées en style « compatriote »
Lorsque vous cliquez sur une publication partagée par « Je suis de Kaohsiung », vous avez l’impression de lire un média local de Kaohsiung. En réalité, la plupart du contenu provient du groupe Zhongtian et de CTWANT1.
CTWANT est publié par Wang‑dao‑Wang‑Tai Media Co., Ltd., qui appartient au même conglomérat que Zhongtian Television, le groupe Wang‑Wang‑Zhong‑Shi Media5. Le groupe a un passé politique connu : entre 2014 et 2020, la chaîne Zhongtian a été sanctionnée 25 fois par le National Communications Commission (NCC), accumulant plus de 11,53 millions de NT$, la plus lourde amende infligée à une chaîne de télévision. En novembre 2020, le NCC a refusé de renouveler sa licence, entraînant l’arrêt de la diffusion télévisée en décembre, suivi d’une migration vers YouTube et le web6. Un article du Financial Times de 2019 citait des journalistes du groupe affirmant que le Bureau des affaires chinoises et taïwanaises (台辦) avait donné des directives éditoriales favorisant certains candidats5.
📝 Note du curateur
Le délai entre la régulation du NCC et la diffusion via LIFE montre comment le même contenu, une fois réécrit par l’IA pour paraître « local », échappe à toute autorité de régulation. Après le retrait de la licence en 2020, le contenu n’est plus sous la juridiction du NCC ; il passe directement d’une chaîne de télévision surveillée à une page Facebook qui n’est soumise à aucune autorité.

Le NCC, 2014‑2020 : plus de 11,53 millions de NT$ d’amendes, puis retrait de licence en 2020. Photo du bureau du NCC, rue Yanping (crédit : Solomon203/CC BY‑SA 3.0).
Pourquoi recourir à l’IA plutôt qu’à une simple copie ? Le chercheur Wang Hong‑en a identifié le critère suivant : réécrire un article avec l’IA permet d’« éviter la détection ». En copiant exactement le même texte, les plateformes détectent la source commune et réduisent la portée. L’IA génère chaque version différemment, effaçant ainsi les empreintes de provenance. L’IA devient donc une arme anti‑détection : elle automatise le « blanchiment de provenance », le rend à grande échelle et élimine le coût du travail manuel.
Avant et après la révélation
« Tous les quelques temps, les controverses autour des pages « Je suis de OO » refont surface », écrit le dossier de « Kaohsiung Good Day »2. Ce n’est pas une figure de style.
Fin 2025, la page militaire « New · Second 7th Unit » a déjà pointé du doigt « Je suis de Taipei » et « Je suis de Kaohsiung », affirmant que leurs contenus étaient presque entièrement générés par IA, avec des formats identiques, et suspectant une opération organisée en vue des élections7. Cela précède de deux mois le dévoilement systématique de février 2026, mais à l’époque le lien avec Neihu n’était pas encore établi.
Après le scandale de février, la chaîne de production n’a pas cessé. En mars 2026, les mêmes pages ont partagé des images IA montrant le stade de Tokyo envahi de boîtes à bento, de gobelets et de sacs plastiques, ainsi que des toilettes féminines en désordre — des fausses images rapidement attribuées à la même source1. Ainsi, même après la mise au jour publique, le système continue de fonctionner, montrant l’absence de mécanisme capable de l’arrêter.
Un autre phénomène dans le même écosystème : les comptes de « recherche de conjoint »
En juin 2026, les réseaux sociaux taïwanais ont vu surgir une vague de comptes de « recherche de conjoint » affichant la bio : « Je vis à Taïwan, je ne veux épouser que des Taïwanais ».
Le compte citoyen ctchart.lab a analysé les données : 252 comptes, 458 publications, 99,6 % concentrées sur trois jours (2‑4 juin). Le 4 juin à 10 h 37 min 53 s, neuf comptes ont posté simultanément ; ce schéma de « publier à la même seconde » s’est répété 90 fois. Les profils sont homogènes : toutes des femmes célibataires, 98 % sans enfants, âge 30‑49, IMC ≤ 20,5, taille 165 cm pour 90 d’entre elles8.
Le point crucial est la localisation : sur les 252 comptes, seules 25 indiquent une localisation — 21 Chine, 3 Pakistan, 1 États‑Unis, 0 Taïwan. Les 227 restantes masquent leur position8.
📝 Note du curateur
L’ensemble « Chine + fausse identité taïwanaise + exclusivité matrimoniale » incite immédiatement à parler de « guerre cognitive ». Mais les preuves pointent plutôt vers une escroquerie de type « pig‑butchering », où les victimes sont redirigées vers LINE pour être victimes de fraudes financières. Le Pakistan, bien que peu présent dans les réseaux de trolls, est reconnu comme un hub de fraude transnationale : en 2026, la police pakistanaise a perquisitionné un centre de fraude à Faisalabad, arrêtant 149 personnes dont 48 de nationalité chinoise9.
Ces comptes ne sont pas inclus dans l’enquête principale parce qu’ils ne semblent pas appartenir au même groupe que « Je suis de OO », mais ils partagent la même logique : une façade « locale » qui masque une infrastructure invisible. La différence réside uniquement dans l’objectif final du back‑office.
« Comportement coordonné » ≠ « guerre cognitive »
Le terme académique le plus approprié pour « Je suis de OO » est comportement coordonné.
Le IORG (Taiwan Information Environment Research Center) le définit comme : « la diffusion, en peu de temps, de contenus identiques ou très similaires, ou de liens identiques, sur les médias d’information, les réseaux sociaux et les plateformes de messagerie instantanée »10. Cette définition reste neutre : elle ne présume ni d’une influence étrangère, ni d’une intention malveillante. La présence de près d’une centaine de pages partageant le même format correspond à ce critère, mais le terme ne porte aucune accusation.
📝 Note du curateur
« Guerre cognitive » et « armées du net » sont souvent employés à tort. Selon le chercheur Wang Xi de l’IORG, la présence d’une contrepartie financière est le critère déterminant d’une véritable « armée du net ». Sans preuve de paiement, qualifier ces pages d’« armées du net » ne fait qu’élargir le camouflage des véritables manipulateurs.
Même le chercheur Shen Bo‑yang (2021) a présenté un « modèle diamant » où les acteurs économiques (fermes de contenu, YouTubers, administrateurs de pages) coexistent avec des acteurs politiques (services de renseignement, armées du net). Il souligne que la confusion entre « guerre cognitive » et « comportement coordonné » sert souvent à masquer les responsabilités.
Meta elle‑même, dans son communiqué de 2020, précise que la lutte contre le Coordinated Inauthentic Behavior se base sur le comportement, non sur le contenu, et ne fait aucune distinction entre acteurs nationaux ou étrangers11. Cette approche montre que le problème réside d’abord dans la transparence du processus, pas uniquement dans la véracité du texte.
Ce n’est pas de la désinformation, mais le problème persiste
Utiliser une règle de « vérifier la véracité » sur « Je suis de OO » aboutit à un résultat embarrassant : la plupart du contenu est réel. Les articles de Zhongtian et CTWANT ne sont pas nécessairement faux, et après réécriture IA, les faits restent souvent vérifiables.
Le chercheur Huang Jun‑ju distingue : disinformation (information malveillante) et misinformation (erreur non intentionnelle) 12. Selon ce critère, « Je suis de OO » ne rentre ni dans l’un ni dans l’autre, car il ne s’appuie pas sur du faux contenu.
Le problème réside dans la manipulation de la source : le groupe masque l’origine pro‑Chine et la fait passer pour une voix locale. L’IORG décrit cela comme une forme de « source manipulation » : la provenance est cachée, le public ne sait pas qui, pourquoi, et qui finance le contenu. Même si chaque article individuel ne suscite pas de controverse, l’accumulation crée un réservoir de mots‑clés « local » qui pourra servir de fertilisant à de futures fausses nouvelles10.
Tout au long de l’article, on retrouve l’avertissement suivant : « En se basant sur les informations publiques disponibles, il est impossible de déterminer l’origine des flux financiers de ces sociétés »1. Aucun élément ne prouve que Lin Hsien‑ming soit lié à la Chine continentale ; toutes les investigations se soldent par « non trouvé », pas « trouvé ». Les seules preuves sont : un groupe marketing taïwanais discret, une chaîne de redistribution de médias pro‑Chine, un processus IA de localisation, et un flux financier non traçable.
Une instruction IA oubliée vs une ferme de contenu d’État
En février 2026, Wang Hong‑en a également révélé une ferme de contenu basée à Qinhuangdao, en Chine, liée au Bureau de la propagande et au Bureau de l’internet. L’instruction IA laissée était : « Cibler les utilisateurs taïwanais, en langue traditionnelle, réécrire l’article en 500 mots, conserver l’introduction, ne pas altérer la véracité historique »13.
Comparer cette instruction à celle de « Je suis de OO » (« Supprimer les termes sensibles, renforcer le langage local taïwanais ») montre clairement la différence : la première poursuit un objectif politique d’État, la seconde vise un gain commercial local. Les deux utilisent l’IA, mais leurs finalités divergent.

Comparaison : instruction de la ferme de Qinhuangdao (« Cibler les utilisateurs taïwanais, réécrire en langue traditionnelle ») vs instruction de « Je suis de OO » (« Supprimer les termes sensibles, renforcer le langage local taïwanais »). La première est une opération d’État, la seconde une opération commerciale locale (source : Voice Tank/王宏恩).
Le vide juridique persiste
« Je suis de OO » est presque entièrement légal : création d’entreprise, partage de nouvelles, génération IA, placement de publicités natives, tant que les relations financières sont divulguées, la loi sur la publicité ne s’applique pas14. Assembler ces pièces légales crée une machine qui se fait passer pour un « compatriote », sans source identifiable, et aucune partie n’est clairement illégale.
Le Digital Fraud Prevention Act (2024) impose aux plateformes publicitaires de divulguer les commanditaires et de signaler les contenus IA, mais il ne couvre pas les contenus gratuits non publicitaires. Le Digital Intermediary Services Act (2022) reste en suspens, n’étant jamais entré en vigueur 15. Ainsi, le vide juridique n’a été comblé que partiellement : les publicités frauduleuses sont sanctionnées, mais les pages fans gratuites qui manipulent l’opinion restent hors de portée.

Le Legislative Yuan, où le projet de loi sur les services d’intermédiation numérique a été suspendu en 2022. Photo : Lin Gao‑zhi/CC BY‑SA 4.0.
📝 Note du curateur
Le vide juridique n’a donc pas disparu, il s’est simplement réduit : il ne couvre plus que les publicités payantes, laissant les pages « locales » gratuites hors de toute régulation. Liu Zhi‑xin décrit ce phénomène comme la transformation du « citoyen » en « mercenaire » d’un opérateur invisible — une « recrutement de mercenaires » qui ne sait même pas qu’il est recruté.
Alors, qui lisez‑vous réellement ?
Revenons à la publication « Je suis de Taipei » et à l’instruction oubliée : « Supprimer les termes sensibles, renforcer le langage local taïwanais ». Cette phrase ne révèle pas qu’une fausse nouvelle a été créée, mais qu’une chaîne complète de fabrication d’« identité » a été exposée. Effacer la provenance, ajouter le label « local » — une fois que l’IA rend ce processus quasi gratuit et indétectable, vérifier la véracité d’une information devient secondaire ; le vrai défi est de retracer l’origine et le financement : qui a écrit ? pourquoi ? qui paie ?
Et la protection la plus efficace ne vient pas d’une étiquette politique (« c’est la RPC ? », « c’est de la guerre cognitive ? »), mais d’une capacité de tracer la source : poser la question « qui ? d’où ? qui finance ? ». La phrase oubliée a été capturée cette fois‑ci ; la prochaine fois, elle ne le sera peut‑être plus.
Lectures complémentaires
- Opérations cognitives — Cadre, limites et principes d’interprétation « complexité avant exactitude ».
- Potato War — Exemple de guerre narrative qui « pisse sur les bases réelles », similaire à cet article.
- Laboratoire taïwanais d’intelligence artificielle — Technologies locales de détection des opérations cognitives coordonnées.
- Médias taïwanais et liberté de la presse — Contexte plus large du groupe Wang‑Wang‑Zhong‑Shi.
Références
- 忘刪 AI 指令惹議!粉專「我是OO人」被爆金流不明、內容來自親中媒體 — Newtalk, 21 février 2026, rapport principal incluant opérateurs, instruction IA, sources de contenu, flux financiers inconnus, texte de recrutement de Nian‑jie « aide plus de 100 pages fans », fausse image du Tokyo Dome.↩
- 被爆認知作戰?「我是OO人」粉專遭起底,號稱可置入特定內容 — Liberty Times, 21 février 2026, citation du dossier de Kaohsiung Good Day, mention de la possibilité d’insertion de contenu sponsorisé et de la phrase d’accroche « Tous les quelques temps ».↩
- 績碩科技股份有限公司 公司登記 — Registre commercial, numéro 89977832, incluant Pulsar, Nian‑jie et la structure familiale Lin (consulté 2026‑06‑05).↩
- 關於波仕特 POLLSTER — Site officiel de POLLSTER, décrit comme marque de sondage en ligne du groupe All‑Access.↩
- 打不死的內容農場──揭開「密訊」背後操盤手和中國因素 — Rapport, contexte du groupe Wang‑Wang‑Zhong‑Shi et article du Financial Times 2019 sur les directives du Bureau des affaires chinoises et taïwanaises.↩
- NCC 六年裁罰中天逾千萬 — Compilation des sanctions NCC contre Zhongtian, 2014‑2020, plus de 11,53 M NT$.↩
- 「我是XX人」粉專疑為選舉輿論操作預作準備 — Epoch Times, 28 décembre 2025, mention des pages « Je suis de » deux mois avant le dévoilement de février 2026.↩
- 「人在台灣,只嫁台灣人」徵婚帳號圖表分析 — ctchart.lab, analyse AI des publications Threads du 2‑4 juin 2026 (252 comptes, 458 posts, même seconde).↩
- Pakistan arrests 149, including 48 Chinese nationals, in Faisalabad scam centre raid — South China Morning Post, 2026, raid d’un centre de fraude à Faisalabad, montrant la présence chinoise dans les réseaux de fraude.↩
- IORG 揭資訊操弄手法:內容農場文是日後假新聞的「肥料」 — INSIDE, définition IORG de « comportement coordonné » et « manipulation de source ».↩
- Removing Coordinated Inauthentic Behavior — Meta, politique 2020 sur le comportement coordonné, indépendamment de la provenance.↩
- 打擊假新聞,必也正名乎:惡訊息與錯訊息 — Huang Jun‑ju, distinction entre disinformation et misinformation.↩
- 找到中國內容農場專門「針對台灣人」用 AI 進行愛國宣傳的證據 — Wang Hong‑en, Voice Tank, texte complet de l’instruction IA de Qinhuangdao et critère de « éviter la détection ».↩
- 公平交易委員會對於薦證廣告之規範說明 — Réglementation des publicités natives, exigences de divulgation.↩
- 數位中介服務法爭議事件 — Article Wikipédia, historique du projet de loi suspendu en 2022, toujours en attente en 2026.↩