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Hatta Yoichi : de la légende hydraulique au « grand canal qui mord », l’empreinte coloniale d’un technocrate

Dans les années 1920, l’ingénieur japonais Hatta Yoichi construisit le réservoir de Wushantou et le grand canal de Jianan dans la plaine de Jianan, à Taïwan. Cet ouvrage de rang mondial apporta d’abondantes récoltes agricoles, mais, en raison de sa nature d’exploitation coloniale et du lourd fardeau imposé aux paysans, certains d’entre eux le qualifièrent de « grand canal qui mord ». Cet article examine en profondeur les mérites et les torts de Hatta Yoichi, la double face de sa philosophie de gestion, ainsi que l’empreinte complexe laissée par cette histoire dans la société taïwanaise.

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Aperçu en 30 secondes : En 1920, l’ingénieur japonais Hatta Yoichi dirigea la construction du réservoir de Wushantou et du grand canal de Jianan dans la plaine de Jianan, à Taïwan. Cet ouvrage hydraulique, salué comme un « miracle d’ingénierie », transforma des terres stériles en grenier à riz de Taïwan. Mais derrière cette réalisation se trouvaient aussi la prédation des ressources taïwanaises par le gouvernement colonial japonais et les souffrances des paysans contraints d’appliquer un « système de rotation triennale », au point que l’ouvrage fut même surnommé le « grand canal qui mord ». La décision de Hatta Yoichi, lors de licenciements, de « congédier en priorité les employés les plus compétents » a été interprétée comme une forme de sollicitude humanitaire, mais elle a aussi suscité des controverses managériales. Cette histoire, depuis le suicide par noyade de son épouse Hatta Sotoki dans le désespoir de l’après-guerre jusqu’à la décapitation contemporaine de sa statue, nous rappelle constamment que l’évaluation des mérites et des torts d’un bâtisseur colonial n’a jamais une seule dimension : elle est traversée de contradictions et de tensions.

Une vision par-delà les époques : la naissance du grand canal de Jianan et son contexte colonial

En 1910, Hatta Yoichi, âgé de 24 ans, sortit diplômé du département de génie civil de l’Université impériale de Tokyo et partit servir au département des travaux publics du gouvernement général de Taïwan. À l’époque, la plaine de Jianan était une vaste étendue de terres dépendantes du ciel, durement frappées par la sécheresse comme par les inondations, où les paysans vivaient difficilement. Après une enquête approfondie, Hatta Yoichi proposa un projet audacieux : construire un grand réservoir afin d’acheminer l’eau et d’irriguer près de 150 000 hectares de terres1.

Ce projet fut alors considéré comme un « rêve », tant son ampleur était immense et sa complexité technique sans précédent. Pourtant, grâce à son expertise et à sa ténacité, Hatta Yoichi surmonta de nombreux obstacles. Le 1er septembre 1920, les travaux du grand canal de Jianan commencèrent officiellement. Le chantier dura dix ans, coûta 54 millions de yens, mobilisa une main-d’œuvre innombrable et fut finalement achevé et mis en eau le 10 avril 19302. Cet ouvrage fit passer la superficie des rizières d’environ 5 000 hectares à 150 000 hectares, multiplia la production agricole par deux à cinq et posa les bases du grenier à riz taïwanais3. Par ses innovations techniques, la méthode du « barrage en terre à envasement semi-hydraulique » employée pour le réservoir de Wushantou fut même nommée « Hatta Dam » par l’American Society of Civil Engineers (ASCE) et présentée dans ses revues4.

📝 Note de curation : La construction du grand canal de Jianan fut à la fois une victoire technique et un condensé de la redistribution des ressources à l’époque coloniale. Elle apporta l’abondance, mais transforma aussi les modes de vie paysans et suscita de profondes contradictions sociales. Cet ouvrage servait la stratégie coloniale japonaise dite « Taïwan agricole, Japon industriel » ; sa réussite monumentale est indissociable des objectifs impériaux qui la sous-tendaient.

Le réservoir de Wushantou : sacrifices et style de gestion derrière le miracle d’ingénierie

Le cœur du grand canal de Jianan était le réservoir de Wushantou. Celui-ci recourait à la méthode alors avancée du « barrage semi-remblayé », dont il existait peu d’exemples dans le monde5. La conception du réservoir exploitait habilement la topographie en détournant les eaux de l’amont de la rivière Zengwen pour former le vaste « lac Corail ». Le réservoir a résisté à des épreuves telles que les inondations du 7 août 1959 et le séisme du 21 septembre 1999 ; il fonctionne encore de manière stable aujourd’hui, fournissant de l’eau à l’agriculture, à l’industrie, au commerce et aux technologies, avec une durabilité centenaire6.

Cependant, ce grand ouvrage s’accompagna aussi d’immenses sacrifices. Selon les archives, environ 134 personnes moururent pendant les travaux7. Au début du creusement des tunnels, faute de formation préalable et en l’absence de traitement des gaz pétroliers, une grande explosion se produisit, causant la mort d’environ 50 ouvriers. Hatta Yoichi fut critiqué pour n’avoir pas fait preuve d’autocritique après cet événement et pour avoir au contraire sévèrement réprimandé les ouvriers, révélant la fragilité des droits du travail dans le système colonial8. En outre, peu après l’achèvement du réservoir, en décembre 1930, un séisme de moyenne intensité l’endommagea sur 360 pieds ; certaines critiques mirent en cause les études géologiques et la conception, ainsi que l’entêtement avec lequel Hatta aurait refusé, par souci de « face », les recommandations d’experts américains9.

Pendant la construction, la philosophie de gestion de Hatta Yoichi fut elle aussi pleine de contradictions. Il insista pour établir à Wushantou un quartier de logements complet pour les employés, sans distinction entre Taïwanais et Japonais, comprenant écoles, hôpital, bains publics et installations de loisirs, dans le but d’améliorer la qualité de vie du personnel10. Pourtant, en 1923, lorsque le séisme du Kantō entraîna une réduction des financements et imposa des licenciements, Hatta Yoichi choisit de congédier en priorité les « employés excellents ». Il estimait que : « Les personnes compétentes trouvent facilement un nouvel emploi ; en revanche, lorsqu’une personne aux capacités ordinaires est licenciée, les moyens de subsistance de toute sa famille sombrent immédiatement dans la difficulté. »11 Bien que cette décision ait été interprétée positivement comme une sollicitude humanitaire, ses critiques considèrent que, dans un grand chantier, « éliminer les forts et conserver les faibles » pouvait affecter la qualité et la sécurité des travaux, et conduire les ouvriers taïwanais de rang inférieur à souffrir sous une direction moins compétente. Les archives font parfois état de réprimandes sévères adressées par Hatta aux ouvriers lors de la supervision du chantier ; son style de gestion relevait davantage du paternalisme que d’un humanitarisme moderne pur, et des différences de traitement subsistaient entre employés japonais et taïwanais12.

Le « grand canal qui mord » : souffrances paysannes et exploitation systémique

Malgré la contribution remarquable de Hatta Yoichi au développement agricole de Taïwan, son évaluation historique est toujours demeurée polarisée. Selon certains points de vue, la construction du grand canal de Jianan fut menée par le gouvernement colonial japonais afin de s’approprier les ressources rizicoles de Taïwan et de répondre aux besoins du Japon métropolitain. L’aspect le plus controversé fut le « système de rotation triennale » appliqué au grand canal de Jianan : les paysans furent contraints, par zones, d’alterner riz, canne à sucre et cultures diverses, perdant ainsi leur liberté de choisir leurs cultures. Ce système visait principalement à assurer l’approvisionnement en riz et en sucre de la métropole japonaise, à garantir les matières premières des sucreries à capitaux japonais et à résoudre le problème alors connu au Japon comme le conflit entre « riz et sucre »13.

Le fardeau des paysans ne s’arrêtait pas là. Sur les 54 millions de yens du coût total des travaux, environ la moitié fut assumée par les « parties prenantes des associations hydrauliques » — pour la plupart des propriétaires fonciers — sous forme de « contributions temporaires » remboursées année après année ; les propriétaires répercutèrent ensuite ces coûts sur les métayers, si bien que de nombreux paysans pauvres, incapables de payer, furent contraints de vendre leurs terres ou de renoncer à leur bail14. Même les années sans eau, les paysans devaient encore payer de lourdes redevances d’irrigation, aggravant leur pauvreté. En 1927, pour construire le réservoir, 150 foyers paysans furent en outre déplacés de force vers les zones côtières, suscitant plusieurs années de lutte15. Les paysans devaient également fournir du travail gratuit pour entretenir le grand canal, au point que les associations hydrauliques furent tournées en dérision sous le nom d’« associations des dégâts des eaux »16. Durant la Grande Dépression mondiale, les gains de productivité ne bénéficièrent pas aux couches inférieures ; les paysans continuaient souvent à manger des lamelles de patate douce, tandis que la majeure partie du riz était expédiée vers le Japon. C’est pourquoi certains paysans appelèrent le grand canal de Jianan le « grand canal qui mord », ce qui alimenta les mouvements paysans et les critiques médiatiques, notamment dans le Taiwan Shin Min Pao17.

📝 Note de curation : La « double face » du grand canal de Jianan est essentielle pour comprendre l’histoire coloniale de Taïwan. Il fut à la fois un symbole de modernisation et une manifestation concrète de l’exploitation des paysans taïwanais dans un système économique colonial. Cette contradiction constitue précisément la tension de l’histoire. L’augmentation de la production fut aussi principalement liée à l’amélioration variétale, notamment celle du riz Penglai, ainsi qu’à l’ensemble des infrastructures japonaises, et ne saurait être entièrement attribuée au grand canal18.

Hatta Sotoki : noyade dans le désespoir d’après-guerre et sentiments complexes

L’épouse de Hatta Yoichi, Hatta Sotoki, fut elle aussi une partie indispensable de ce lien taïwanais. Après leur mariage, elle le suivit à Taïwan, eut huit enfants — pour la plupart nés sur l’île — et consacra sa vie à sa famille et à cette terre. En 1942, alors que Hatta Yoichi se rendait aux Philippines, le navire Taiyō Maru à bord duquel il se trouvait fut coulé par un sous-marin américain ; il périt dans l’accident19.

Trois ans après la mort de Hatta Yoichi, le Japon fut vaincu. Le 1er septembre 1945, Hatta Sotoki, vêtue d’un kimono, se suicida en se jetant dans l’eau à la sortie du réservoir de Wushantou. Cette histoire a souvent été romancée comme un « suivi sans regret » de son mari, mais son arrière-plan était bien plus complexe : après la défaite japonaise, elle faisait face à la pression du départ de Taïwan — tous les Japonais devant quitter l’île —, au chaos de l’après-guerre, à l’insécurité matérielle et à la douleur de la perte de son époux. Certaines versions indiquent qu’elle ne voulait pas quitter Taïwan, ou qu’elle éprouvait du désespoir devant la situation après la prise en charge de l’île par la République de Chine. Elle laissa une lettre d’adieu dont le contenu ressemblait à : « Que frères et sœurs vivent en bonne entente » et « J’aime et admire mon époux, je souhaite le suivre », puis choisit de se donner la mort le jour du 25e anniversaire du début des travaux du grand canal de Jianan20. La lettre et les détails disponibles montrent qu’il ne s’agissait pas d’un simple suicide romantique par fidélité conjugale, mais d’une tragédie née de pressions multiples, reflétant le traumatisme et le désespoir de la défaite. Son corps fut enterré près du réservoir de Wushantou ; avec les cendres de Hatta Yoichi, elle y repose durablement, veillant avec lui sur cette terre qu’ils avaient profondément aimée et pour laquelle ils avaient tout donné21. Chaque 8 mai, des cérémonies commémoratives sont organisées au réservoir de Wushantou par divers milieux taïwanais pour honorer la contribution de Hatta Yoichi et se souvenir de l’attachement profond de ce couple à Taïwan22.

Les échos de l’histoire : Hatta Yoichi comme symbole politique contemporain et comme empreinte

L’achèvement du grand canal de Jianan transforma radicalement le paysage agricole de la plaine de Jianan et fit de Taïwan un important lieu de production alimentaire. Hatta Yoichi ne fut pas seulement un ingénieur exceptionnel, mais aussi un planificateur doté d’une grande vision. Pourtant, en tant que technocrate du système colonial, l’évaluation de ses mérites et de ses torts demeure fortement polarisée dans la société taïwanaise.

La décapitation de la statue de Hatta Yoichi en 2017 porta à son paroxysme la complexité de cette histoire. Cet événement fut une contre-offensive de personnalités favorables à l’unification face au mouvement de « déchiang-kaï-shekisation » ; il reflétait les sentiments complexes de la société taïwanaise à l’égard de l’histoire de la période japonaise : reconnaissance des réalisations constructives et réflexion critique sur l’oppression coloniale coexistent23. Les cérémonies commémoratives annuelles deviennent elles aussi souvent des symboles politiques. Certains points de vue estiment que la déification de Hatta Yoichi risque d’atténuer les contributions du Kuomintang ou de promouvoir un récit de « nostalgie coloniale » ; d’autres soulignent que Hatta était lui-même un technocrate, non un acteur direct de l’oppression militaire, mais que son ouvrage servait indéniablement l’ensemble du système colonial de l’Empire japonais24. Des médias chinois communistes s’en sont également servis pour critiquer une prétendue « complaisance pro-japonaise » de Taïwan et la prédation de son riz25.

L’histoire de Hatta Yoichi nous rappelle que, dans l’évaluation des personnages historiques, il faut dépasser une perspective unique et comprendre la complexité ainsi que les dimensions multiples de leur époque. Sa contribution ne se limite pas à l’accomplissement d’un ouvrage hydraulique ; elle symbolise aussi un attachement profond et un dévouement désintéressé à cette terre qu’est Taïwan, tout en portant la lourde empreinte de l’histoire coloniale. Cet esprit hydraulique, de même que les échos historiques qui l’entourent, continue d’influencer le développement agricole de Taïwan et son identité socioculturelle26.

Références

  1. https://www.wra.gov.tw/epaper/ArticleDetail.aspx?s=3114&n=30173 — Voir les compléments dans le contenu du lien original
  2. http://www.taiwantt.org.tw/tw/index.php?option=comcontent&task=view&id=1260&Itemid=1 — Voir les compléments dans le contenu du lien original
  3. https://www.siraya-nsa.gov.tw/zh-tw/attractions/detail/37 — Voir les compléments dans le contenu du lien original
  4. https://storystudio.tw/article/gushi/yoichi-hatta-and-ito-brothers — Voir les compléments dans le contenu du lien original
  5. https://www.siraya-nsa.gov.tw/zh-tw/attractions/detail/37 — Voir les compléments dans le contenu du lien original
  6. https://www.wra.gov.tw/epaper/ArticleDetail.aspx?s=3114&n=30173 — Voir les compléments dans le contenu du lien original
  7. http://www.taiwantt.org.tw/tw/index.php?option=comcontent&task=view&id=1260&Itemid=1 — Voir les compléments dans le contenu du lien original
  8. https://buzzorange.com/citiorange/2017/04/17/yoichi-hatta-changed-taiwan/ — Voir les compléments dans le contenu du lien original
  9. https://storystudio.tw/article/gushi/yoichi-hatta-and-ito-brothers — Voir les compléments dans le contenu du lien original
  10. https://journal.ndhu.edu.tw/%E6%8A%80%E8%A1%93%E5%AE%98%E5%83%9A%E7%9A%84%E5%85%B8%E7%AF%84%EF%BC%9A… — Voir les compléments dans le contenu du lien original
  11. https://www.cmmedia.com.tw/home/articles/3477 — Voir les compléments dans le contenu du lien original
  12. http://www.taiwantt.org.tw/tw/index.php?option=comcontent&task=view&id=1260&Itemid=1 — Voir les compléments dans le contenu du lien original
  13. https://buzzorange.com/citiorange/2017/04/17/yoichi-hatta-changed-taiwan/ — Voir les compléments dans le contenu du lien original
  14. https://storystudio.tw/article/gushi/yoichi-hatta-and-ito-brothers — Voir les compléments dans le contenu du lien original
  15. http://www.taiwantt.org.tw/tw/index.php?option=comcontent&task=view&id=1260&Itemid=1 — Voir les compléments dans le contenu du lien original
  16. https://buzzorange.com/citiorange/2017/04/17/yoichi-hatta-changed-taiwan/ — Voir les compléments dans le contenu du lien original
  17. https://storystudio.tw/article/gushi/yoichi-hatta-and-ito-brothers — Voir les compléments dans le contenu du lien original
  18. https://buzzorange.com/citiorange/2017/04/17/yoichi-hatta-changed-taiwan/ — Voir les compléments dans le contenu du lien original
  19. https://zh.wikipedia.org/zh-tw/%E5%85%AB%E7%94%B0%E8%88%87%E4%B8%80 — Article Wikipédia
  20. http://www.taiwantt.org.tw/tw/index.php?option=comcontent&task=view&id=1260&Itemid=1 — Voir les compléments dans le contenu du lien original
  21. https://www.president.gov.tw/News/40036 — Voir les compléments dans le contenu du lien original
  22. https://www.president.gov.tw/News/40036 — Voir les compléments dans le contenu du lien original
  23. https://www.president.gov.tw/News/40036 — Voir les compléments dans le contenu du lien original
  24. https://storystudio.tw/article/gushi/yoichi-hatta-and-ito-brothers — Voir les compléments dans le contenu du lien original
  25. https://buzzorange.com/citiorange/2017/04/17/yoichi-hatta-changed-taiwan/ — Voir les compléments dans le contenu du lien original
  26. https://www.wra.gov.tw/epaper/ArticleDetail.aspx?s=3114&n=30173 — Voir les compléments dans le contenu du lien original
À propos de cet article Cet article a été créé par collaboration communautaire avec l'assistance de l'IA.
Hatta Yoichi grand canal de Jianan réservoir de Wushantou période de domination japonaise exploitation coloniale agriculture taïwanaise évaluation historique
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