Personnes
· Figures et histoires importantes qui ont façonné le développement de Taïwan 237 articles Mis à jour 2026-07-12À la une
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Chen Chien-nien : le roi des Golden Melody Awards du poste de police, le petit-fils qui fit de la chanson laissée par son grand-père maternel un océan
Né le 1er août 1967 dans la communauté Nanwang, à Beinan, Taitung. Diplômé de l’école de police en 1986, il est affecté à Guanshan, Taitung, et sert dans la police pendant 30 ans et 10 mois. En 1999, à 33 ans, il publie son premier album d’auteur-compositeur, 《海洋》. En 2000, lors de la 11e édition des Golden Melody Awards, il devance Jacky Cheung, Wang Leehom, David Tao et Harlem Yu pour remporter le prix du meilleur chanteur mandarin ; la même année, 〈神話〉 lui vaut aussi le prix de la meilleure composition. Sur la scène de la remise des prix, il est encore policier. En septembre de la même année, il demande sa mutation à Lanyu pour fuir l’agitation, et y reste 17 ans jusqu’à sa retraite. Son grand-père maternel Lu Sen-bao est l’auteur de 〈美麗的稻穗〉 ; il aura fallu trente ans au petit-fils pour saisir ce fil musical.
27 ~8 min - 2026-06
Zun : de « porc aux cheveux jaunes » au million sur deux chaînes, le poids solitaire d’un créateur de 27 ans perçu comme une valeur sûre
En janvier 2018, Zhu Yu’en, 19 ans, est devenu le plus jeune YouTuber taïwanais à atteindre le million d’abonnés. Huit ans plus tard, à 27 ans, sa deuxième chaîne a elle aussi dépassé le million, il a acheté son premier logement, et sa petite amie est l’ingénieure Lauren. Derrière le cadeau que les fans lui ont fait en le qualifiant de « courant pur » se dessine un cas taïwanais : un jeune homme qui porte le stigmate de son frère, le personnage que ses fans projettent sur lui, et sa propre solitude.
23 ~14 min - 2026-05
Yeh Kuo-yi : des origines à la Shihlin Commercial High School à la construction d'un empire de sous-traitance semi-centenaire
Né le 21 avril 1941, Yeh Kuo-yi n'a pas fait d'études universitaires. Parti de la Shihlin Commercial High School, il a fondé Inventec à Shihlin en 1975. Démarrant avec les calculatrices électroniques, il a conduit l'entreprise au rang de fabricant de serveurs parmi les plus importants au monde, fournissant la puissance de calcul cloud de Facebook, Microsoft et Google. En 2023, il a cédé la présidence du conseil d'administration à son deuxième fils, Yeh Li-cheng, et est devenu président du groupe.
8 ~# design_rationale: # why_this_hook: "從「士林高商起家」切入——這個事實本身就是最強的反差:沒有名校光環,卻建起了為科技巨頭供貨的代工帝國。" # whats_excluded: "英業達歷年財報細節;與台大電機校友會的關係;各代產品的技術規格細節" # where_it_hedges: "筆電客戶名單(戴爾/惠普/聯想)部分待驗證,P0 確認的是伺服器端的 Facebook/微軟/Google;2023年交棒後現有職稱細節以遠見報導為準" min
Musique et arts du spectacle 22
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Whyte ?te : l'élève modèle de neuf ans de fac de médecine qui a appuyé sur pause
Le 21 août 2021, Whyte ?te, noire casquette et lunettes de soleil, est montée sur scène recevoir le prix de la meilleure nouvelle artiste aux 32e Golden Melody Awards. Elle a dit face caméra : « S'il vous plaît, n'ayez pas peur. » Son vrai nom est Lin Chih-yi, elle est originaire du district de Xiangshan à Hsinchu, a fréquenté le lycée pour filles de Hsinchu, a étudié la médecine à l'Académie militaire de médecine pendant neuf ans — incluant une année de césure en troisième année et une année de redoublement (deux ans de stage clinique étalés sur trois ans faute de pouvoir suivre les consultations). Elle a terminé sa formation d'interne et obtenu sa licence de médecine ; au moment de recevoir le prix, elle portait encore un masque en salle d'opération le jour, en tant qu'interne. Sur la voie des meilleurs élèves de Taïwan, l'année où elle a appuyé sur pause.
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Tian Fuzhen (Hebe) : la chanteuse qui a rejeté, un par un, les codes de l'industrie du post-S.H.E
En septembre 2010, quand Tian Fuzhen sort son premier album solo *To Hebe*, le slogan sur l'affiche dit « super nouvelle artiste après dix ans de carrière » — S.H.E avait déjà vendu plus de dix millions de disques cette année-là. Onze ans plus tard, sur la scène des 32e Golden Melody Awards, elle crie à sa mère : « Maman, je n'ai pas gaspillé l'eau, j'ai remporté un Golden Melody. » D'un petit village hakka du comté de Hsinchu à la scène du Taipei Arena, cette idole façonnée par HIM International Music a mis vingt-cinq ans à se défaire, un par un, de ce que l'industrie lui avait donné : placements publicitaires, émissions de variétés, marché chinois, étiquette de « reine indie-folk ».
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Cicada : seize ans d’enregistrements de terrain, du typhon Morakot en 2009 aux glaciers transhémisphériques en 2025
Fondé à Taipei en 2009, Cicada est un groupe indépendant entièrement instrumental, sans voix. Sa pianiste fondatrice, Chiang Chih-chieh (titulaire d’un master en histoire de l’art de l’Université nationale des arts de Taipei), a écrit ses premiers morceaux après avoir vu les informations sur le typhon Morakot cette année-là. Au cours des seize années suivantes, le groupe a transformé la disparition des côtes de Taïwan, l’écologie marine, les forêts de montagne et les sources des rivières en albums sans voix, de la côte ouest (_Coastland_, 2013) au Pacifique de la côte est (_Light Shining Through the Sea_, 2015), jusqu’aux sources des rivières de la chaîne Centrale (_Seeking the Sources of Streams_, 2022, expédition de 15 jours et 120 kilomètres). Il a composé la musique du film japonais _A Man_ et a reçu le prix d’excellence pour la musique aux Japan Academy Film Prize. En 2025, _Gazing the Shades of White_ a pour la première fois poussé son terrain hors de Taïwan, suivant les glaciers au Groenland, en Islande et en Nouvelle-Zélande, avant de revenir à Xueshan pour chercher les traces laissées par d’anciens glaciers.
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Enno Cheng : écrire les chansons les plus honnêtes dans la langue la plus étrangère — sept ans entre le coming-out de 2016 et le double prix taïwanais des Golden Melody 2023
Née en 1987, Enno Cheng (鄭宜農) est la fille du réalisateur de la Nouvelle Vague taïwanaise Cheng Wen-tang. Actrice révélée en 2007 avec une nomination aux Golden Horse, elle fait son coming-out sur Facebook en janvier 2016 le même mois que son divorce. En 2022 sort son premier album entièrement en taïwanais, *Mercury Retrograde* (水逆). En juillet 2023, aux 34e Golden Melody Awards, elle remporte le double prix de la meilleure chanteuse taïwanaise et du meilleur album taïwanais. Elle déclare : « J'ai décidé d'utiliser une langue que je ne maîtrise pas si bien, pour me mettre moi-même en difficulté. »
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Waa Wei : de « WaWa », chanteuse de Natural Q, à deux fois meilleure chanteuse mandarin aux Golden Melody Awards, vingt ans à ne vouloir qu'être entendue
En 2003, elle est « WaWa », la voix de Natural Q et de « C'est La Vie ». En 2006, une blessure aux cordes vocales la contraint à s'envoler en solo sous le nom de « Waa Wei ». En 2020 puis en 2025, elle remporte deux fois le prix de la meilleure chanteuse mandarin aux Golden Melody Awards. De « Bi Ge Suo Zai », élégie quadrilingue pour Lovely Li, à la version enfantine d'« Ophelia » comme acte de résistance féminine, jusqu'à « Zhen Zhu Xing » (Peine de perle), où le courage naît de la douleur — pendant vingt ans, elle a tracé dans la pop mandarine un chemin contre-intuitif : rendre la voix plus célèbre que le visage, faire durer l'œuvre plus longtemps que la personne.
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Abao (Aljenljeng Tjaluvie) : la chanteuse future pop qui a porté la langue paiwan jusqu'à l'album de l'année des Golden Melody Awards
En 2020, lors de la 31e cérémonie des Golden Melody Awards, le prix de l'album de l'année a été décerné à *kinakaian — La langue de ma mère*, un album entièrement en langue paiwan mêlant musique électronique. Abao (Aljenljeng Tjaluvie, née en 1981 à Taitung, Jinfeng) a débuté en duo R&B avec Abao & Brandy, puis exercé le métier d'infirmière pendant dix ans. En 2019, avec le producteur Dizparity, elle a transformé la langue autochtone en future pop, réécrivant l'équation « musique autochtone = préservation ».
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Chen Chien-chi : de la comptabilité à la triple couronne, l'homme qui a aboli la ligne rouge des « voix bizarres » dans la musique pop sinophone
Né en 1973 et diplômé en comptabilité de l'Université Tamkang, Chen Chien-chi est un « auteur absent » rare dans l'histoire de la musique pop sinophone : vous avez entendu les chansons qu'il a produites pour Waa Wei, Lala Hsu, Hebe Tien et Julia Peng, mais vous ne savez peut-être pas qui il est. Lauréat du meilleur producteur d'album aux 32e Golden Melody Awards en 2021, du meilleur chanson originale de film aux Golden Horse Awards en 2023, et du prix de la chanson originale dramatique aux Golden Bell Awards en 2025, il est l'un des rares producteurs à avoir remporté les trois couronnes (Golden Melody, Golden Horse, Golden Bell). Un pianiste de théâtre entré dans la musique pop.
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No Party for Cao Dong : douze ans, de la rue Caodong à Yangmingshan à deux prix Golden Melody du meilleur groupe
Aux 28e Golden Melody Awards en 2017, un quatuor qui avait pressé à ses frais 2 000 CD a écrasé Mayday et remporté trois prix. Ils ont disparu pendant sept ans, traversant la mort de la batteuse Fan-Fan en 2021 dans un hôtel de quarantaine et deux années de silence. En 2023, ils sont revenus avec 《瓦合》 ; aux 35e Golden Melody Awards en 2024, ils ont remporté le triplé album de l'année + meilleur album en mandarin + meilleur groupe, leur manager recevant les prix à leur place : « 草東從來不只是站在舞台上的 4 個人。 »
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Rainie Yang : de la girl group virtuelle 4 in Love au crédit de productrice sur « Ambiguous 2025 »
Le 9 septembre 2025, Rainie Yang publie « Ambiguous 2025 », une version qu'elle a elle-même produite, exactement vingt ans jour pour jour après la sortie du titre original. Cette chanteuse, qui a débuté en 2000 au sein de la girl group virtuelle 4 in Love sous BMG, a conquis le monde sinophone en 2005 avec « Ambiguous », et s'est fait hisser en 2012 à trois mètres au-dessus de la scène du Hong Kong Coliseum pour interpréter « Take Me Away » — au prix d'une rupture de micro-vaisseaux sur tout le visage —, a passé vingt-cinq ans à négocier, sur chaque scène, la question « par qui suis-je définie ? », jusqu'à ce que la colonne « productrice » porte enfin son propre nom.
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Constant & Change : « Un groupe ne tient pas par la persévérance, si c'est plus amusant, il se sépare » — Dix ans d'évolution
Groupe indépendant de quatre membres formé à Taipei en 2013, dont le nom fusionne le « tout coule » du philosophe grec Héraclite et la balle courbe du lanceur de baseball. Le chanteur ARNY, né aux Philippines, est un musicien de 20 ans d'expérience qui a joué de la bass dans Fire EX. ; la batteuse Gail souffre de polyarthrite rhumatoïde et ne peut toujours pas plier le pouce, pourtant elle continue de jouer ; le bassiste SionC a déclaré : « Un groupe ne tient pas par la persévérance, si c'est plus amusant, il se sépare. » De deux spectateurs à Legacy aux 5 000 personnes du Taipei Music Center en 2023, sans succès viral, sans titre phare — seulement dix ans d'évolution constante.
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HUR+ : de la deuxième place à DD52 au Zepp New Taipei, neuf filles qui ne se sont pas arrêtées depuis cinq ans
En 2020, lors de la finale de l'émission de télé-crochet DD52, elles ont perdu de 2,5 points. Six ans plus tard, le groupe vainqueur a disparu, le deuxième est toujours là. Le producteur a investi cinquante millions de dollars taïwanais et a déclaré : « Moins on ressemble à un groupe coréen, mieux c'est. » Voici l'histoire d'un groupe féminin taïwanais qui a survécu.
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Ricky Hsiao : Deux fois aveugle, mais avec l'humour de « l'aveugle qui ne voit personne », il s'est hissé au rang de roi du Golden Melody Award
Né en 1976, Ricky Hsiao est un auteur-compositeur-interprète taïwanais rendu aveugle à deux reprises par une cataracte congénitale. Quadruple lauréat du Golden Melody Award du meilleur chanteur en langue taïwanaise, il a également été médaillé de bronze en judo aux Jeux paralympiques asiatiques. Avec le « Life Line Band », il a ouvert la voie à la professionnalisation des musiciens malvoyants, et grâce à son humour d'autodérision — ses « blagues de l'enfer » —, il a renversé les stéréotypes sociaux sur les personnes en situation de handicap, devenant une légende de la scène musicale sinophone.
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Lien Ying : six ans, de « le niveau de danse qu'un girl group devrait avoir » à un EP solo
En 2020, une jeune femme de Taichung, âgée de vingt et un ans, déclare à Pan Weibo sur la scène d'une émission de télé-crochet : « Je veux que tout le monde sache quel est le niveau de danse qu'un girl group devrait avoir. » Six ans plus tard, elle sort un EP solo, ses fans financent collectivement un spectacle pour son anniversaire à Dadaocheng, et des publicités de soutien sont diffusées simultanément dans trois pays. Elle est en train de tenir cette promesse.
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Huang Shao-yong : abandonner le doctorat en biochimie pour porter les langues maternelles à l'album de l'année des Golden Melody Awards
Dans les coulisses des 33ᵉ Golden Melody Awards en 2022, Huang Shao-yong reçoit le prix du meilleur arrangeur et sort une flûte à bec de sa poche pour en jouer un passage. Fils du président du Yuan des Examens Huang Jung-tsun, ce producteur qui a interrompu son doctorat en biochimie à l'NTU vers la trentaine a fondé Dark Paradise Records il y a dix ans et coproduit l'album de l'année 2020 des Golden Melody avec Abao, « kinakaian — La langue de la mère ». Son travail tient toujours en une seule phrase : ouvrir une voie vers le mainstream aux voix les plus marginales.
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Lala Hsu : de soignante à reine des Golden Melody, celle qui a transformé un concours de chant en œuvre personnelle
En 2008, Lala Hsu démissionne de son poste d'infirmière et s'inscrit en secret à la troisième saison de *Super Star Avenue*, faillissant acheter un billet de retour pour Taichung. *Riding a White Horse* introduit l'opéra taïwanais sur une scène de télé-crochet ; en 2018, *The Inner Me* lui vaut le titre de meilleure chanteureuse mandarine et meilleur album mandarine aux Golden Melody Awards ; avec *Gei* et *If We're Not Together, We Won't Part*, elle a peu à peu réécrit sa vie notée par les autres en ses propres partitions.
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凹與山 : deux employées de la tech qui composent au synthétiseur ce qu'elles ne peuvent pas dire au bureau
凹與山(Our Shame)est un duo taïwanais de folktronica, composé de Xiao Ao (chant, synthétiseur, productrice) et Isan (batterie, pad). Elles se sont rencontrées au club de musique live de leur lycée, puis ont formé un duo folk acoustique à l'université, remportant en 2015 le prix de la meilleure composition au concours Jin Shao (金韶獎) avec leur morceau « Cher(e) » en version démo acoustique. Après leurs études, toutes deux ont été embauchées dans l'industrie technologique. L'hiver 2018, elles ont renommé leur ancien groupe folk « Wei Xiao Ao » en « 凹與山 » : Xiao Ao a acheté un synthétiseur, Isan est passée au pad, et leur musique a évolué vers la folktronica. En 2022, après le décès d'une proche de Xiao Ao, celle-ci a quitté son emploi à plein temps et le groupe a sorti son premier album, « Modern Problem », nommé aux Golden Indie Music Awards (金音獎) dans les catégories meilleur album pop alternative et meilleur artiste émergent. Le 4 août 2025, elles ont publié leur deuxième album, « Hidden Album », avec une équipe de production internationale comprenant le mixeur britannique Jay Reynolds (Grammy Awards), l'ingénieur américain Brian Elgin (Grammy Awards, ayant travaillé avec Dua Lipa et Lana Del Rey), le collectif japonais ASOBOiSM, entre autres. L'album passe de « l'anxiété technologique » (Modern Problem) à « les ombres de l'humanité masquées par la technologie » — automutilation, amours interdites, escroqueries aux cryptomonnaies, expériences corporelles féminines — dont un morceau, « Miffy », rend hommage à la militante Chen Mei-Hui (陳梅慧).
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Chang Yu-sheng : de l'idole au prophète, une expérience musicale à travers les époques
En 1989, le fils du capitaine de la troupe artistique Pegasus débute comme idole avec *I Miss You Everyday*, vendu à 350 000 exemplaires. En 1994, il répond au marché par un album live de 73 minutes enregistré avec tout son groupe : les ventes sont désastreuses, mais l'œuvre est qualifiée de prophétique. Chang Yu-sheng a neuf ans pour négocier entre son statut d'idole et sa conscience de créateur. Quatre jours après la sortie de *Kou Shi Xin Fei*, il fait un accident de voiture à l'aube à Tamsui, et ne se réveille jamais.
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Hello Nico : après huit ans de silence, « nous avons la scène qui nous manque »
Groupe indépendant taïwanais, lauréat du classement annuel de StreetVoice en 2014 avec *Hua* (花) et nommé aux Golden Melody Awards dans la catégorie meilleur nouvel artiste en 2016, s'est tu pendant huit ans. Chan Yu-Ting (詹宇庭) confie : « La plus grande difficulté dans la musique, c'est de ne pas arriver à se supporter soi-même. » En 2024, ils reviennent avec *Plan B*.
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Shen Wencheng : de mécanicien d’avions à Ching Chuan Kang à chanteur doublement primé
Shen Wencheng est un artiste taïwanais doublement récompensé, actif à la fois dans la musique et l’animation. De mécanicien d’avions à la fin de la guerre du Viêt Nam à interprète du succès national « Qui connaît mes soucis », il a inscrit son nom aux Golden Melody Awards et aux Golden Bell Awards par sa sincérité et son humour.
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Fish Stick : un nom de rue, un son de post-hardcore qui cogne
Le 31 décembre 2019, Fish Stick a sorti son premier album complet, *Antidote*, le dernier jour de l'année. Trois anciens camarades du lycée municipal Zhongzheng de Taipei, actifs depuis fin 2011, passés de cinq à trois membres, quatrièmes du Spring Wave Music Festival 2016, invités à jouer à Shanghai — ils disent « ne pas faire la morale », mais chaque chanson hurle plus franchement que n'importe quel manifeste.
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VH (Vast & Hazy) : quinze ans de recalibrages pour le « groupe-exutoire »
Formés en 2011 lors du concours Jinshao de l''université Tamkang, mis en pause en 2017, revenus en duo en 2017, trois fois nommés pour le meilleur duo vocal aux Golden Melody Awards. À une époque où la scène indépendante taiwanaise privilégiait le bruit, Vast & Hazy ont choisi d''être un refuge pour l''anxiété sans nom — les fans les ont spontanément baptisés « groupe-exutoire ». En 2026, Yiqi annonce son passage derrière la scène ; Kaka porte désormais ce nom vers l''avant.
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Jay Chou
En 1997, un garçon timide de 18 ans a réécrit l'histoire de la musique pop sinophone
Technologie et entreprises 15
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Stan Shih : Du stand d’œufs de canard de Lugang à une marque qui s’appelle Taïwan
En 1981, à une exposition électronique à San Francisco, un petit ordinateur en plastique ressemblant à un livre fermé a attiré l’attention de 20 distributeurs américains qui en demandaient les droits de représentation. C’était la première fois que de nombreux Taïwanais touchaient du doigt « l’ordinateur fabriqué par Taïwan ». L’homme qui a conçu cet appareil a vu son père mourir d’épuisement lorsqu’il avait trois ans ; sa mère l’a élevé en vendant des œufs de canard et des bons patriotiques. Il a porté Acer parmi les cinq plus grandes marques de PC au monde, tracé la « courbe du sourire » entrée dans les manuels scolaires, et est l’un des rares pères fondateurs de la tech taïwanais prêts à se mettre devant la caméra pour dire « Je suis le plus grand perdant ».
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Jensen Huang
De l'internat du Kentucky à un empire de cinq mille milliards de dollars : comment un garçon de Tainan qui nettoyait des toilettes a parié sur un avenir qui n'arriverait que dix ans plus tard
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Lin Chi-Wei : d'une marque de jeux de société primée internationalement à une plateforme logicielle pour 200 000 créateurs
Lin Chi-Wei (Chi-Wei Lin, couramment appelé CW en ligne) est un entrepreneur taïwanais. En 2014, son jeu de société éducatif a remporté la médaille d'argent aux Parents' Choice Awards aux États-Unis, battant Lego ; dix ans plus tard, sa plateforme Portaly est devenue le plus grand réseau commercial pour créateurs à Taïwan, utilisé par 200 000 personnes pour transformer leur influence en revenus. Rentable depuis 2025, sans aucun marketing payant, elle a grandi grâce à un PLG organique (product-led growth). Passant de l'industrie traditionnelle au logiciel, puis à l'IA, il réapprend à zéro à chaque fois. Il fait toujours la même chose : aider les autres à transformer un produit en un autre, puis partager publiquement la méthode.
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Chi Huai-hsin : le Taïwanais qui a appris à l'IA à « penser étape par étape » et fait entrer la psychologie cognitive dans les machines
Chi Huai-hsin est vice-président recherche chez Google DeepMind et l'un des coauteurs de l'article sur la chaîne de pensée qui a appris à l'IA à « raisonner étape par étape ». Ce Taïwanais qui a grandi à Tamsui a transformé un concept de psychologie cognitive sur la manière dont les êtres humains apprennent, la théorie des schèmes de Piaget, en méthode pour enseigner le raisonnement aux machines. Cette percée qui a changé l'IA n'a coûté qu'environ cinq mille dollars, parce que le problème n'a jamais été de ceux que la puissance de calcul pouvait résoudre.
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Yeh Kuo-yi : des origines à la Shihlin Commercial High School à la construction d'un empire de sous-traitance semi-centenaire
Né le 21 avril 1941, Yeh Kuo-yi n'a pas fait d'études universitaires. Parti de la Shihlin Commercial High School, il a fondé Inventec à Shihlin en 1975. Démarrant avec les calculatrices électroniques, il a conduit l'entreprise au rang de fabricant de serveurs parmi les plus importants au monde, fournissant la puissance de calcul cloud de Facebook, Microsoft et Google. En 2023, il a cédé la présidence du conseil d'administration à son deuxième fils, Yeh Li-cheng, et est devenu président du groupe.
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Morris Chang
Parrain des semi-conducteurs, fondateur de TSMC et entrepreneur légendaire qui a transformé l'industrie technologique mondiale par le modèle de fonderie de wafers
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Tung Tzu-hsien : parti du Taipei Tech, Pegatron devient le plus grand partenaire sous-traitant d'Apple
Né le 25 juin 1960, Tung Tzu-hsien est diplômé du département d'électronique du Taipei Tech (aujourd'hui l'Université nationale de technologie de Taipei), et non de la faculté d'électrotechnique de l'NTU. Il rejoint ASUS en 1988, puis dirige la scission le 1er janvier 2008 et fonde Pegatron, devenant sous-traitant d'Apple, Sony et Nintendo. En 2019, il investit dans la librairie Eslite. En 2025, il continue de défendre publiquement une politique énergétique de « coexistence nucléaire et renouvelable ».
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Wang Yung-ching : du rizier à la bataille de vingt ans pour la Sixième Raffinerie, puis le feuilleton de la succession
Né le 18 janvier 1917 à Xindian, Taipei, Wang Yung-ching quitte l'école à 15 ans et emprunte pour ouvrir un commerce de riz. En 1954, il fonde Formosa Plastics. En 1973, il soumet au gouvernement le projet de la Sixième Raffinerie de craquage léger (六輕), qui n'est approuvé qu'après près de vingt ans de lutte, pour une production en série lancée en 1998 à Mailiao, dans le comté de Yunlin. Il meurt le 15 octobre 2008 aux États-Unis, à l'âge de 92 ans, laissant derrière lui un conflit successoral familial qui s'étend sur plus d'une décennie.
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Mark Liu : le docteur de Berkeley qui a succédé à Morris Chang, six ans de décisions dans l'étau des puces Taïwan-États-Unis
En juin 2018, Morris Chang prend sa retraite. Mark Liu et C.C. Wei prennent conjointement la tête de TSMC. Ce docteur en génie électrique de Berkeley a piloté avec la précision d'un ingénieur la plus importante fonderie de semi-conducteurs au monde. Durant six ans de rivalité technologique sino-américaine, il a annoncé l'implantation en Arizona, navigué à de multiples reprises les tensions géopolitiques, puis a cédé la présidence à C.C. Wei en juin 2024, laissant derrière lui un dernier mot : « Achetez TSMC. »
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Terry Gou : né à Banqiao en 1950, fondateur d'un empire de la sous-traitance de Hon Hai Plastics (1974) à Fortune 500
Né le 18 octobre 1950 à Banqiao, comté de Taipei. En 1974, fonde Hon Hai Plastics avec 100 000 NT$ (10 employés). En 1981, se lance dans les connecteurs PC ; en 1982, l'entreprise est rebaptisée Hon Hai Precision. En juin 2019, cède la présidence à Young Liu. En 2021, la fondation Yongling, avec TSMC et Hon Hai, fait don de 15 millions de doses de vaccin BNT. En 2023, se retire 3 heures avant la clôture des inscriptions en tant que candidat indépendant à la présidentielle. En 2024, 32ᵉ au classement Fortune 500 ; en 2026, première fortune de Taïwan (15,3 milliards USD).
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Xu Wenlong : Tainan 1928, fondateur de Chi Mei Industry en 1959 et du musée abritant la plus grande collection de violons au monde
Né le 25 février 1928 à Tainan, décédé le 18 novembre 2023 (à 95 ans). Fondation de Chi Mei Industry en octobre 1959 (capital de 2 millions). Acquisition systématique de violons anciens à partir de 1990, totalisant 1 362 instruments (record mondial). Inauguration officielle du musée Chi Mei le 1 1 2015 (parc métropolitain de Tainan). Passionné de violon, le musée Chi Mei était initialement ouvert gratuitement au public (politique actuelle P0⚠️ à vérifier).
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C.C. Wei : de l'Université nationale Chiao Tung à Yale, puis à la présidence de TSMC
Né en 1953. Licence et maîtrise en génie électronique de l'Université nationale Chiao Tung, doctorat en génie électrique de l'Université Yale. Texas Instruments → STMicroelectronics → Chartered Semiconductor Manufacturing (Singapour) → entrée chez TSMC en 1998. En 2012, nommé directeur général adjoint de TSMC conjointement avec Mark Liu. Le 5 juin 2018, succède à Morris Chang en tant que vice-président du conseil d'administration et directeur général. Le 4 juin 2024, prend la présidence du conseil d'administration après le départ à la retraite de Mark Liu ; actuellement président et directeur général de TSMC.
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Jamie Lin : de l'Académie sinique à Google Taïwan, toujours sur la ligne de front des start-up après sa retraite en 2020
Né en 1963, Jamie Lin est diplômé en génie informatique de l'Université nationale de Taïwan (NTU). Son doctorat, obtenu selon les rapports à l'Université du Maryland aux États-Unis, reste à confirmer. De 1993 à 2005, il a été directeur adjoint de l'Institut des sciences de l'information de l'Académie sinique. En 2006, il a rejoint Google en tant que premier employé du centre de R&D de Google Taïwan, et a pris sa retraite le 31 janvier 2020. Depuis, il siège au conseil d'administration de start-up telles qu'iKala et Appier, et continue de promouvoir l'éducation en IA.
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Lin Bai-Li : Shanghai 1949, fondateur de Quanta Computer et roi de l'ordinateur portable ODM, vingt ans contre le cancer
Né le 24 avril 1949 à Shanghai. Cofondateur de Quanta Computer en 1988 avec Liang Ci-Zhen et d'autres. Diagnostic d'adénocarcinome pulmonaire en 2005 (plus de 20 ans de lutte contre le cancer). Chiffre d'affaires de Quanta dépassant 2 000 milliards de TWD en 2025, partenaire serveur important de NVIDIA, classé au Fortune 500. La question de la succession par son fils attire l'attention. Toujours président en 2026.
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Steve Chang : diplômé en mathématiques de l'université Fu Jen, il a vendu des logiciels antivirus au monde entier
Né en 1954, Steve Chang est diplômé en mathématiques de l'université Fu Jen Catholique, puis a obtenu un master en informatique à l'université Lehigh aux États-Unis. En 1988, à 34 ans, il cofonde Trend Micro avec Eva Chen à Los Angeles. Le 18 août 1998, Trend Micro est cotée à la Bourse de Tokyo (4704) et la même année au Nasdaq, devenant la première entreprise de logiciels taïwanaise cotée au Japon. En 2007, il crée Flow Social Enterprise, puis fonde la Ming Yi Foundation en 2019, orientant son parcours de la cybersécurité vers l'entreprise sociale.
Sport 13
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Lee Yang
Un adolescent qui s'est battu bec et ongles pour accéder au groupe A, aujourd'hui il se bat bec et ongles contre le « tixie » : deux médailles d'or olympiques en double messieurs de badminton, le plus jeune ministre de l'histoire, 34,01 millions de dépôts, 36,38 millions de dettes, et une prime rétrospective de dix millions entièrement donnée
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Jeremy Lin : de deux licenciements en 15 jours à une retraite en double MVP en TPBL
Champion d'État au lycée sans obtenir de bourse, non drafté, licencié deux fois en 15 jours — puis il a fait découvrir au monde la « Linsanity »
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Wang Chi-lin et Lee Yang (« paire Lin-Yang »)
Des camarades de collège aux médaillés d’or olympiques : la « paire Lin-Yang » a battu la Chine en deux manches sèches en 34 minutes, offrant à Taïwan la première médaille d’or olympique de son histoire en badminton
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Yang Chuan-kwang : le village de Taitung, l'argent à Rome, et le record du monde à 9 121 points de l'Homme de fer asiatique
Né le 10 juillet 1933 dans le village Amis de Malan, à Taitung, Yang Chuan-kwang est le premier médaillé olympique de Taïwan. Aux Jeux olympiques de Rome en 1960, il décroche l'argent en décathlon avec 8 334 points, puis bat le record du monde en 1963 avec 9 121 points, son saut à la perche de 4,83 m contraignant l'IAAF à réviser ses barèmes de notation. Il meurt le 27 janvier 2007 d'un AVC en Californie, à l'âge de 73 ans. En avril 2025, le ministère de la Culture le classe Trésor national.
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Kuo Hsing-chun : de la blessure provoquée par 141 kg à un parcours d'haltérophile sur trois podiums olympiques
Haltérophile taïwanaise, médaillée olympique à trois reprises (bronze en 2016, or en 2021, bronze en 2024), détentrice du record du monde des 59 kg, descendante de la communauté Malan du peuple Amis
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Chuang Chih-yuan : six Jeux olympiques, champion du monde 2013, cette médaille olympique à un pas
Né le 2 avril 1981, Chuang Chih-yuan est le joueur de tennis de table ayant eu la carrière la plus longue de l'histoire taïwanaise. De Sydney 2000 à Paris 2024, il a représenté Taïwan à six éditions consécutives des Jeux olympiques. En 2013, il a remporté le titre mondial en double masculin aux Championnats du monde de tennis de table avec Chen Chien-an. La médaille olympique reste le seul regret de sa carrière, la dernière occasion ayant échoué lors du match pour la bronze à Londres 2012. Après sa retraite, il est devenu professeur associé en éducation physique à l'université Sun Yat-sen.
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Chi Cheng : 10 records du monde, cinquante ans de course pour la reconnaissance de Taïwan
Née le 15 mars 1944 à Hsinchu, Chi Cheng, surnommée « l'Antilope volante », est l'athlète féminine la plus brillante de l'histoire de l'athlétisme taïwanais. Aux Jeux olympiques de Mexico en 1968, elle décroche le bronze sur 80 mètres haies en 10 s 51, première médaille olympique féminine en athlétisme pour Taïwan ; elle bat au total 10 records du monde au cours de sa carrière. Après sa retraite, elle se consacre à la promotion du running. À plus de 80 ans, elle reste active sur le front du mouvement pour la reconnaissance du nom « Taïwan ».
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Chien-Ming Wang : parti du collège Jianxing, son sinker a fait gagner les Yankees pendant deux saisons
Né en 1980 à Tainan, Chien-Ming Wang est le lanceur le plus emblématique de l'histoire du baseball taïwanais aux États-Unis. Élève du collège Jianxing de Tainan, il fait ses débuts en Major League en 2005. En 2006, avec 19 victoires et 6 défaites, il termine à égalité avec Santana comme meilleur lanceur de la Ligue américaine au nombre de victoires, une première pour un Asiatique ; en 2007, il signe encore 19 victoires et 7 défaites. Après une blessure en course sur base en juin 2008, sa carrière bascule. En 2018 sort le documentaire Late Life: The Chien-Ming Wang Story ; en 2023 au WBC et en 2024 au WBSC Premier12, il devient entraîneur de l'enclos des releveurs de l'équipe de Chinese Taipei.
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Lu Yen-hsun : des quarts de finale de Wimbledon à cinq éditions olympiques, le joueur de tennis taïwanais allé le plus loin
En 2010 à Wimbledon, Lu Yen-hsun bat la tête de série n°7 Andy Roddick, devenant le premier joueur masculin de Taïwan à atteindre les quarts de finale d'un tournoi du Grand Chelem. D'Athènes 2004 à Tokyo 2021, il a participé à cinq éditions consécutives des Jeux olympiques, un record dans l'histoire du tennis taïwanais contemporain. Après sa retraite, il a fondé une académie de tennis, attendant qu'un jeune Taïwanais vienne un jour surpasser son exploit de Wimbledon.
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Cheng Chao-tsun : le dernier lancer à 91,36 m des Universiades 2017, le javelot asiatique n'a plus jamais été le même
Né le 17 octobre 1993 à Taichung, Cheng Chao-tsun est le lanceur de javelot le plus accompli de l'histoire de Taïwan. Lors de la finale du javelot masculin aux Universiades de Taipei 2017, son dernier lancer à 91,36 m lui a permis de remporter l'or en retournant la situation, établissant un record asiatique et devenant le premier lanceur asiatique à dépasser les 90 mètres, se classant alors au 12ᵉ rang mondial de tous les temps. En 2019, il a décroché l'or aux Championnats d'Asie d'athlétisme avec 86,72 m et l'argent lors du meeting de la Ligue de diamant à Shanghai avec 87,12 m. Aux Jeux olympiques de Tokyo 2021, il a concouru avec une blessure au coude droit sans se qualifier pour la finale. Le record mondial est détenu par le Tchèque Jan Železný avec 98,48 m.
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Hong-Chih Kuo : premier coup de circuit et premier All-Star Game en MLB pour Taïwan, son coude disait non mais il continuait à lancer
Né le 23 juillet 1981, Hong-Chih Kuo est le quatrième joueur de baseball taïwanais à atteindre la MLB et le premier joueur de l'histoire de Taïwan à frapper un coup de circuit en Ligues majeures ainsi qu'à être sélectionné au All-Star Game de la MLB. Il a joué un rôle clé comme lanceur gaucher de relève pour les Los Angeles Dodgers, affichant une ERA de 1,20 en 2010, mais les blessures ont à plusieurs reprises forcé son coude à s'arrêter — et chaque fois, il est revenu.
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Hsu Shu-ching : née à Lunbei en 1991, première haltérophile taiwanaise double médaillée d'or olympique (catégorie 53 kg)
Née le 9 mai 1991 dans une famille hakka du canton de Lunbei, district de Yunlin. Taille : 159 cm. Aux Jeux olympiques de Londres 2012, catégorie féminine 53 kg, elle obtient l'argent avec 219 kg (96 + 123). La médaillée d'or initiale, Zhao Changling (Kazakhstan), ayant échoué au contrôle antidopage, Hsu est promue à l'or en décembre 2020. Aux Jeux olympiques de Rio 2016, elle remporte directement l'or avec 212 kg (100 + 112). Première athlète taiwanaise double championne olympique. Retraite annoncée le 3 juin 2018. En 2019, suspension de trois ans pour un contrôle antidopage de 2017 (sans consécence sur ses deux médailles d'or olympiques).
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Yang Dai-kang : Taitung 1987, gant d'or des Fighters aux dix ans chez les Giants en tant qu'agent libre — un voltigeur Amis du baseball japonais
Né le 17 janvier 1987 à Taitung, de l'ethnie Amis, anciennement Yang Zhongshou. Diplômé du collège du lycée affilié à l'université nationale de Taitung (section sport), puis parti au Japon étudier au lycée Fukuoka Daiichi. Sélectionné au premier tour du repêchage NPB 2005 à la fois par les Fighters et les SoftBank Hawks, les Fighters ont tiré le droit de signature. Gant d'or de voltigeur de la Pacific League en 2012 (premier joueur de champ taïwanais à recevoir cet honneur). Transfert chez les Yomiuri Giants en tant qu'agent libre en 2016. Carrière NPB : 1 322 matchs, 105 circuits, 482 points produits, moyenne au bâton de .270. A quitté les Giants fin 2021 pour rejoindre les ligues indépendantes.
Politique et démocratie 11
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Lai Ching-te : du fils de mineur au médecin de santé publique devenu président
16e président de Taïwan, premier personnage politique de l'histoire constitutionnelle de la République de Chine à se présenter et à être élu président alors qu'il était vice-président
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Zheng Nanrong : l'équation d'un fils de continent qui échangea sa vie contre la liberté d'expression
En 1947, lors du 228, son père Zheng Musen fut caché par des voisins taïwanais pour échapper à la mort ; quarante et un ans plus tard, le fils aîné de ce couple, Zheng Nanrong, s'embrasa dans sa propre rédaction. Il fonda *Free Times Weekly* en 1984, détenant 24 licences et publiant malgré 18 interdictions ; en 1988, il publia le *Projet de constitution de la République de Taïwan* de Xu Shikai, puis s'immola le 7 avril 1989. Ye Julan entra ensuite en politique, successivement députée, ministre des Transports, présidente du Conseil des affaires hakka, vice-première ministre et secrétaire générale de la Présidence. Le choix de Zheng reste controversé : ses partisans y voient un sacrifice suprême, ses détracteurs un geste individuel excessif. L'air de la liberté d'expression à Taïwan est aujourd'hui si quotidien que beaucoup ont oublié qu'il fallut un jour le payer de sa vie.
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Ma Ying-jeou : docteur en droit de Harvard entré au bureau de Chiang Ching-kuo comme traducteur anglais, président pendant huit ans appuyé sur une image d'« intégrité », et qui a laissé derrière lui les deux rives, les Tournesols et les 22K
Le 7 novembre 2015, au Shangri-La de Singapour, il serre la main de Xi Jinping pendant 1 minute 20 secondes : première rencontre entre les plus hauts dirigeants des deux rives depuis 1949. Une même photographie que la société taïwanaise continue de se rappeler de deux manières radicalement différentes : d'un côté, on y voit une percée historique ; de l'autre, une concession de subjectivité politique. Son image d'« intégrité » construite pendant huit ans de présidence, les relations entre les deux rives, les 22K et le Mouvement des Tournesols, puis deux visites en Chine durant la décennie qui suit son départ du pouvoir et la déclaration familiale de 2026, ne font toujours pas consensus aujourd'hui.
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Tsai Ing-wen : de la défaite de 800 000 voix à la réélection à 8,17 millions de voix, la première femme présidente
Première présidente de Taïwan (2016-2024), juriste en droit international du commerce, a fait adopter la première loi sur le mariage homosexuel en Asie, a présenté les excuses du gouvernement aux peuples autochtones, descendante du peuple Paiwan
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Chen Chih-chung : de l'aura de la première famille aux aléas politiques sous l'« anti-corruption clause »
En 2008, Chen Chih-chung a été contraint d'interrompre ses études et de revenir à Taïwan en raison de l'affaire de blanchiment d'argent à l'étranger impliquant sa famille, inaugurant une carrière politique entremêlée de controverses judiciaires. Il a été élu deux fois conseiller municipal de Kaohsiung avec le plus grand score de sa circonscription, mais a également été révoqué trois fois en raison de ses affaires judiciaires. Après l'adoption de l'« anti-corruption clause » en 2023, sa voie politique semblait close, mais il s'est tourné vers les plateformes sociales comme Threads, où ses interactions humoristiques avec son père Chen Shui-bian sous le nom « Water » ont révélé une relation père-fils atypique et un retour numérique.
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Chen Chu
De la condamnée à mort de l'Incident de Kaohsiung à « Mama Hua », la « Dame du Sud », elle est le témoin le plus éclatant de la transition démocratique taïwanaise.
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Shih Ming-teh : vingt-cinq ans derrière les barreaux, il finit par lever le drapeau contre son propre parti
Après l'incident de Kaohsiung en 1979, Shih Ming-teh, désigné comme cerveau de l'affaire, prononça un plaidoyer éloquent devant le tribunal militaire : il ne reconnut aucun crime, ne demanda aucune clémence, et fut finalement condamné à la prison à vie. Il passa au total plus de vingt-cinq ans incarcéré, devenant l'une des figures les plus marquantes du mouvement démocratique taïwanais. Mais en 2006, celui qui avait contribué à bâtir le Parti démocrate progressiste (DPP) se retourna contre le pouvoir en lançant le mouvement des Chemises rouges contre Chen Shui-bian. Le 15 janvier 2024, jour de son 83e anniversaire, il quitta ce monde en emportant cette contradiction irrésolue.
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Fu Kun-chi : du « roi de Hualien » du Houshan au « chef de groupe » parlementaire, la spirale du pouvoir
Du grand opérateur boursier des années 1990 surnommé « Xiao Fu de Kaiju » à son entrée au Parlement en 2001, puis à sa prise de contrôle de Hualien en 2009, Fu Kun-chi a bâti dans le Houshan une « dynastie Fu » longue de vingt ans, difficile à ébranler même pour le pouvoir central. De son incarcération tout en conservant son mandat dans une affaire de manipulation boursière, à son faux divorce pour nommer son épouse vice-magistrate, jusqu’à son retour au Yuan législatif en 2024 comme chef du groupe parlementaire du Kuomintang et sa conduite d’une délégation en Chine, il incarne l’une des formes les plus extrêmes de résilience du pouvoir et de controverse dans la vie politique taïwanaise.
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Chen Shui-bian
Dixième et onzième président de Taïwan, artisan de l'alternance politique en 2000. Fils d'un métayer du Tainan devenu le premier président issu du Parti démocrate progressiste, puis le premier chef d'État destitué à être incarcéré — son parcours condense les tensions les plus complexes de la transition démocratique taïwanaise : ascension, fondations législatives, tempêtes et fractures.
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Lin Yi-hsiung : du conseiller provincial taïwanais au symbole moral du mouvement antinucléaire
Lin Yi-hsiung est né en 1941 à Yilan. Diplômé en droit de l'Université nationale de Taïwan (NTU), il exerce comme avocat. En 1977, il est élu conseiller provincial de Taïwan. En 1979, il rejoint le magazine *Formosa*. Le 28 février 1980, le massacre de la maison Lin (林宅血案) tue sa mère et ses deux filles jumelles ; l'affaire n'a jamais été élucidée. Sorti de prison en 1984, il obtient un MPA à la Harvard Kennedy School. Le 7 juin 1998, il est élu huitième président du Parti démocrate progressiste (DPP), premier président élu au suffrage direct. Le 24 janvier 2006, il quitte le DPP. En 2014, une grève de la faim illimitée conduit à l'arrêt et au scellement de la centrale nucléaire de Lungmen (核四). Il fonde la fondation Tzulin pour l'éducation civique (慈林教育基金會). C'est l'une des figures morales les plus marquantes du mouvement démocratique taïwanais. En 2026, il est toujours en vie à 84 ans.
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Chen Chien-jen : ministre de la Santé durant le SRAS, vice-président, 31e président du Yuan exécutif
Né le 6 juin 1951 dans le district de Qishan (anciennement comté de Kaohsiung), Chen Chien-jen est un épidémiologiste de renommée internationale. Il a pris la tête du département de la Santé du Yuan exécutif durant l'épidémie de SRAS en 2003, a exercé comme 14e vice-président de 2016 à 2020, est devenu 31e président du Yuan exécutif le 31 janvier 2023, puis a quitté ses fonctions le 20 mai 2024, transmettant le pouvoir à Cho Jung-tai.
Littérature 11
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Lin Liang : « C'est simple, mais il faut que ce simple ait du goût »
De l'aîné de 21 ans qui perdit son père sur les rives de la rivière Jiulong en 1944 au grand-père de 95 ans qui s'éteignit dans son sommeil en décembre 2019. Lin Liang a prouvé pendant 73 ans que les enfants méritent d'être traités comme des lecteurs à part entière.
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San Mao : L’homme qui a fait de la fuite une liberté
Nom réel Chen Ping, né en 1943 à Chongqing, émigré à Taïwan en 1948. Il abandonne l’école après qu’un professeur l’ait humilié publiquement au collège, vit sept ans d’isolement avant de reprendre l’écriture. En 1973, il épouse José (荷西) dans le Sahara espagnol, ses récits deviennent un phénomène, offrant aux Taïwanais sous la loi martiale une fenêtre imaginaire sur lointain. En 1979, José meurt dans un accident de plongée. En 1990, le scénario de « Roulement du monde » remporte huit prix aux Golden Horse. Le 4 janvier 1991, il se suicide à l’hôpital militaire de Taipei, à 47 ans.
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Chen Yingzhen : de Zhunan à Pékin, conscience littéraire pro-unification
Chen Yingzhen (1937-2016), de son vrai nom Chen Yongshan, est né à Zhunan, Miaoli, et a grandi à Yingge. En 1964, il se fait connaître avec La Tribu des généraux, tragédie mettant en scène un ancien soldat waishengren démobilisé et une jeune prostituée taïwanaise. En 1968, il est condamné à dix ans de prison dans l’« affaire de l’Alliance démocratique de Taïwan » ; il est libéré plus tôt en 1975 à la faveur d’une grâce accordée après la mort de Chiang Kai-shek. En 1985, il fonde le magazine Renjian, qui ouvre la voie à la littérature de reportage à Taïwan. En 1988, il crée l’Alliance pour l’unification de la Chine et en devient le premier président. Après un AVC en 2006, il s’installe à Pékin, où il meurt en 2016. Il est l’écrivain pro-unification le plus controversé de la littérature taïwanaise d’après-guerre, ainsi qu’un théoricien clé intervenu sous le pseudonyme de Xu Nancun dans la controverse sur la littérature du terroir.
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Long Yingtai : née à Daliao en 1952, de *Recueil de feu sauvage* à première ministre de la Culture de Taïwan, une intellectuelle publique
Née le 13 février 1952 dans le canton de Daliao, comté de Kaohsiung (aujourd'hui district de Daliao, Kaohsiung). Maîtrise en littérature anglaise et américaine de la Kansas State University ; le niveau doctoral présente des divergences dans les sources (P0⚠️). *Recueil de feu sauvage* publié pour la première fois en décembre 1985, réimprimé 24 fois en 21 jours, dépassant 100 000 exemplaires en 4 mois. Première ministre de la Culture de Taïwan (2012-2014, nommée par Ma Ying-jeou). *Rivières et mers, 1949* publié en 2009.
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Xi Murong
Auteure de « Parfum de chèvrefeuille » et « Jeunesse sans regret », poétesse la plus vendue du monde sinophone, d'origine mongole
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Bai Xianyong : de « Taipei People » (1971) à la tournée du « Peony Pavilion » version jeunesse, vingt ans
Né en 1937 à Guilin, province du Guangxi, fils de Bai Chongxi. En 1956, il étudie les langues étrangères à l'Université nationale de Taiwan et fonde, avec Wang Wenxing et d'autres, la revue « Littérature moderne ». En 1971, il publie le recueil de quatorze nouvelles « Taipei People ». En 1983, il écrit « Les Enfants du péché ». En 2003, il lance la version jeunesse du « Peony Pavilion », dont la première représentation a lieu en avril 2004, et célèbre le 20ᵉ anniversaire en 2024. Il reçoit le Prix national des arts en 2003.
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Chu Tien-wen : Taipei 1956, de la revue San San au Lion d'or de Venise pour La Cité des douleurs
Née en 1956 à Taipei, fille de Chu Hsi-ning. En 1977, cofonde la revue San San avec Hu Lan-cheng. Scénariste attitrée de Hou Hsiao-hsien, son œuvre majeure La Cité des douleurs remporte le Lion d'or à la Mostra de Venise en 1989. En 1994, Les Carnets d'un homme déserté obtient le premier prix du roman au China Times Literary Award. Parmi ses scénarios : Good Men, Good Women et Goodbye South, Goodbye.
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Huang Chun-ming : Luodong 1935, de Jours à regarder la mer à La grande poupée de son fils, l'écrivain des petites gens
Né le 13 février 1935 à Luodong, Yilan. Jours à regarder la mer en 1967 et La grande poupée de son fils en 1969 incarnent l'attention portée aux petites gens au coeur de la littérature nativiste taïwanaise. Débat sur la littérature nativiste en 1977. Lauréat du prix littéraire Wu San-lien et du Prix national des arts. Son deuxième fils Huang Kuo-chun (écrivain) se suicide le 20 juin 2003. Hou Hsiao-hsien porte son oeuvre à l'écran en 1983. Toujours en vie en 2026.
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Huang Zhen-nan
Huang Zhen-nan est un spécialiste de la culture et de l'histoire taïwanaises, bibliophile et écrivain. À travers sa page Facebook « Huo Shui Lai Ce Fang » (活水來冊房), il partage l'histoire de Taïwan et la culture du livre ancien. Il est l'auteur de titres tels que « L'histoire de Taïwan la plus déjantée de l'histoire taïwanaise ».
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Li Ang : Lukang 1952, celle qui a ouvert la voie de la littérature féministe taïwanaise avec *L'Assassinat du mari'
Née en avril 1952 à Lukang, dans le comté de Changhua, de son vrai nom Shi Shuduan. En 1983, *L'Assassinat du mari* paraît en feuilleton dans le *United Daily News*, bouleversant le monde littéraire taïwanais par son traitement de la violence domestique. En 1991, *Le Jardin des illusions*. En 2004, elle est faite Chevalier de l'Ordre des Arts et des Lettres par la France. Ses œuvres ont été traduites en anglais, français, allemand, japonais et d'autres langues, faisant d'elle l'une des écrivaines taïwanaises les plus reconnues à l'international.
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Zhong Lihe : Meinong 1915, le laboureur des lettres tombé dans une mare de sang
Né le 15 décembre 1915 dans une famille hakka de Meinong, à Kaohsiung. Parti en Mandchourie chinoise en 1938, rentré à Taïwan en 1946. Œuvres représentatives : La Ferme de Lishan (roman), L’Homme du pays natal (nouvelle, achevée en 1959), Le Couple pauvre. Surnommé « le laboureur des lettres tombé dans une mare de sang », il est souvent honoré comme « père de la littérature taïwanaise du terroir » (titre controversé). Mort d’une hémoptysie le 4 août 1960, à l’âge de 44 ans.
Personnalités populaires 11
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Park Sung-eun
D'invitée d'échange à membre officielle des Fubon Angels, elle s'est imposée comme la nouvelle génération des cinq piliers du cheerleading coréen grâce à une adaptation rapide et une constance scénique remarquable.
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Jin-enoki
En accumulant une influence à travers des récits de vie à Taïwan, elle a transformé « les Coréens à Taïwan » d'un titre de journal en un type de contenu regardable au quotidien.
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Ahn Ji-hyun
De cheerleader professionnelle sud-coréenne à pilier des renforts étrangers des Wing Stars de TSG Hawks, elle a apporté son expérience scénique transnationale au stade de Kaohsiung ; sa série au Taipei Dome de 2026 est aussi devenue un point public d'observation de son ajustement face à une blessure et de son rôle en marge du terrain.
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Lee Ho-jung
Son retour chez les Fubon en 2026, marqué par une forte présence et une grande reconnaissance, illustre l'évolution des pom-pom girls coréennes à Taïwan, passées du statut d'invitées à celui de membres permanents.
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Byun Ha-yul
De la représentante des cheerleaders sud-coréennes des CTBC Brothers à son maintien d'une saison sur l'autre : au-delà de sa forte popularité, elle a aussi reconnu en entretien public que la santé de ses proches pesait sur son moral, révélant la pression réelle qui s'exerce sur les cheerleaders professionnelles.
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Lee Ah-young
L'une des représentantes du type « longue durée » parmi les cheerleaders coréennes, elle a transformé une forte visibilité en stabilité durable au sein du groupe Fubon, devenant un double pilier du terrain et du contenu commercial.
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Lee Da-hye
De la pom-pom girls coréennes à l'une des figures de proue du cheerleading en Ligue professionnelle de baseball taïwanaise, elle a transformé la « popularité d'invitée » en un nouveau modèle de présence coréenne durable sur place.
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Lee Ju-eun
De la folie « déesse de l'IA » à un engagement total à Taïwan, sa trajectoire a redéfini l'imaginaire des pom-pom girls coréennes en CPBL.
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Nam Min-jung
Représentante sud-coréenne reconduite d'une saison à l'autre au sein du système Fubon, elle a transformé la « popularité éphémère » en un modèle professionnel de soutien en tribune à la présence prévisible.
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Park Min-seo
Sous le nom de « Mingo », elle a rejoint les Wing Stars, l'équipe de cheerleaders des TSG Hawks. Au sein du système de domicile dans le sud de Taïwan, elle assume les rôles de directrice artistique et de recrue étrangère coréenne, illustrant une autre voie de l'« institutionnalisation des recrues étrangères » dans le cheerleading de la CPBL.
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Muscle Mountain
Créateur sud-coréen basé à Taïwan, il a bâti son influence communautaire grâce au fitness et à un humour bilingue, puis a introduit des saveurs quotidiennes coréennes dans les supérettes taïwanaises via une collaboration avec Hi-Life.
Musique 11
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Chen Chien-nien : le roi des Golden Melody Awards du poste de police, le petit-fils qui fit de la chanson laissée par son grand-père maternel un océan
Né le 1er août 1967 dans la communauté Nanwang, à Beinan, Taitung. Diplômé de l’école de police en 1986, il est affecté à Guanshan, Taitung, et sert dans la police pendant 30 ans et 10 mois. En 1999, à 33 ans, il publie son premier album d’auteur-compositeur, 《海洋》. En 2000, lors de la 11e édition des Golden Melody Awards, il devance Jacky Cheung, Wang Leehom, David Tao et Harlem Yu pour remporter le prix du meilleur chanteur mandarin ; la même année, 〈神話〉 lui vaut aussi le prix de la meilleure composition. Sur la scène de la remise des prix, il est encore policier. En septembre de la même année, il demande sa mutation à Lanyu pour fuir l’agitation, et y reste 17 ans jusqu’à sa retraite. Son grand-père maternel Lu Sen-bao est l’auteur de 〈美麗的稻穗〉 ; il aura fallu trente ans au petit-fils pour saisir ce fil musical.
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Wu Bai : parti du village de Suantou, canton de Liujiao, trente ans de rock taïwanais sans compromis
De son vrai nom Wu Junlin, il naît en 1968 dans le village de Suantou, canton de Liujiao, comté de Chiayi. En 1992, il forme le groupe « Wu Bai & China Blue ». En 1995, *La Forêt de Norvège* consolide son orientation rock en taïwanais. En 2016, il publie *Dingzi Hua* (*Fleur de clou*), qui remporte le meilleur album en taïwanais aux Golden Melody Awards en 2017. En 2025, il sort le nouvel album *Un Départ Blanc Pur* et entreprend la tournée ROCK STAR 2 à travers les deux rives du détroit.
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Lee Tsung-sheng : écrire les pensées des autres en langage ordinaire, jusqu'à ce que « La Colline » dise enfin les siennes
Né en 1958 dans une boutique de gaz à Beitou, Lee Tsung-sheng craignait de devoir retourner livrer des bonbonnes de gaz ; il a donc écrit des chansons toute sa vie. Dans une langue populaire et directe, il a écrit pour toute une génération de chanteuses, de Sarah Chen à Winnie Hsin et Sandy Lam, les épreuves de l'amour et de l'existence, au point d'être surnommé le Bai Juyi qui « sonde le coeur humain ». Mais cet homme qui comprenait mieux que personne les pensées des autres n'a parlé frontalement de son propre âge mûr et de son père qu'à 55 ans avec « La Colline », puis à 60 ans avec « Une vieille chanson nouvellement écrite » ; et tandis qu'il « gagnait sa vie grâce aux chansons de femmes », ses choix affectifs réels lui ont aussi valu l'étiquette de « salaud ».
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David Wong : la chanson écrite en deux ou trois heures qu'il a passé la seconde moitié de sa vie à vouloir oublier
Dans un gymnase de Hawaï en 1979, David Wong, quinze ans, assiste à un concert de heavy metal, puis rentre chez lui apprendre seul la guitare offerte par un professeur. Il parle mal chinois ; il s'appuie sur Yao Jo-lung et Chen Chia-li pour transformer ses sentiments en paroles, et se fait une place dans la musique mandopop avec sa voix rauque. 〈你把我灌醉〉 est écrite en deux ou trois heures, mais il passe la seconde moitié de sa vie à vouloir l'oublier. Il appelait d'ordinaire Chang Hsueh-liang « grand-père maternel » ; en stricte généalogie, il était en fait son petit-neveu par alliance maternelle. Toute sa vie, il a voulu échapper à la définition par sa lignée et par une chanson culte ; le monde, pourtant, ne se souvient de lui qu'à travers ces deux choses.
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Teresa Teng : le bandeau blanc du Happy Valley, l'air de Kinmen dans un sac plastique, les cinq minutes de décalage à Chiang Mai
Le 27 mai 1989, à l'hippodrome de Happy Valley, Hong Kong, Teresa Teng, 36 ans, monte sur scène avec un bandeau « Vive la démocratie » sur le front et une pancarte « Contre la loi martiale » sur la poitrine, et chante une chanson qu'elle n'avait jamais interprétée. Après ce jour, elle ne remettra plus jamais les pieds en Chine continentale.
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Lo Ta-yu : il a chanté les déracinés de Taïwan, mais a lui-même déménagé dix-neuf fois et cherche encore sa route
Dans les années 1970, dans la salle de dissection anatomique d'une faculté de médecine à Taichung, un étudiant en radiologie se cachait pour chanter, parce que « l'écho y était très bon, et personne ne saurait que je chantais ». Plus tard, il écrivit « La petite ville de Lukang », « L'Orphelin d'Asie » et « Perle de l'Orient », posant pour toute une génération la question : « Qui suis-je ? » Mais cet homme qui a chanté toutes les formes du déracinement a lui-même quitté Taipei pour New York, Hong Kong puis Pékin, déménageant dix-neuf fois en vingt-neuf ans. À soixante-dix ans, il disait n'être qu'un « survivant remarquable ».
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Lim Giong : du quai de « Marche en avant » au Cannes de The Assassin, trente ans d'un déserteur du rock taïwanais
Le 7 décembre 1990, à 26 ans, le natif de Changhua Lin Chih-feng a transformé la chanson taïwanaise du registre tragique en rock avec « Marche en avant » ; trois ans plus tard, il ne chantait presque plus. De Goodbye South, Goodbye à The Assassin, quatre prix du Cheval d'or, le prix de la bande originale au Festival de Cannes, le Prix national des arts et de la culture en 2018 : il a passé trente ans à plier son statut de superstar pour devenir, derrière Hou Hsiao-hsien et Jia Zhangke, l'homme qui appuie sur le synthétiseur.
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A-mei : chanteuse Puyuma, de *Sisters* (1996) à cinq concerts au Taipei Dome (2024)
Née le 9 août 1972 dans le village de Kavulungan (卑南鄉), district de Taitung, A-mei (張惠妹) est une chanteuse taiwanaise d'origine Puyuma et l'une des artistes féminines les plus populaires de l'histoire de la musique pop sinophone. En 1996, son premier album *Sisters* (姊妹) s'est vendu à 1,21 million d'exemplaires à Taïwan et 4 millions en Asie. En 2015, sa tournée « Utopia » a donné lieu à 10 concerts consécutifs au Taipei Arena. En décembre 2024, sa série de 5 concerts ASMeiR MAXXX au Taipei Dome a mobilisé un budget de production de 200 millions de dollars taïwanais, avec un lâcher de montgolfières en direct. Ses ventes cumulées dépassent les 50 millions d'exemplaires.
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Bobby Chen : parti de Changhua, premier album en 1988, trente ans de concerts du Nouvel An comme carte de visite
Né le 29 octobre 1958 dans le canton de Xizhou, comté de Changhua, Bobby Chen est l'auteur-compositeur-interprète le plus singulier de la musique indépendante taïwanaise. Il sort son premier album solo *Le Paradis encombré* en 1988, puis lance en 1994 une série de concerts du Nouvel An qui deviennent, chaque dernière nuit de l'année, un rituel annuel de la scène musicale taïwanaise. En 2020, après une opération pour un cancer de la bouche, il remonte sur scène ; en 2025, sa 31ᵉ édition, « Grandes Vagues », a lieu comme prévu.
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Deng Yu-xian : Hakka 1906, les Quatre Chansons des Pluies d'Avril — Les trente-neuf ans du père de la chanson taïwanaise
Né le 21 juillet 1906 dans une famille hakka de Longtan, Taoyuan, sous le nom de Deng Bingyan. Diplômé d'une école normale, il est recruté en 1933 par la maison de disques Columbia. Ses quatre chefs-d'œuvre, les « Quatre Chansons des Pluies d'Avril » (Quatre Saisons Rouges / Nuit Lunaire Mélancolique / Attente du Vent de Printemps / Fleurs sous la Pluie Nocturne), sont encore chantés aujourd'hui. En 1939, il rejoint l'école publique de Qionglin, Hsinchu, comme enseignant. Il meurt le 11 juin 1944 à l'hôpital de Zhudong, à l'âge de 39 ans.
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JJ Lin : Singapour 1981, du tube « Jiangnan » à la tournée JJ20, roi de la création mandopop
Né le 27 mars 1981 à Singapour. Piano à 4 ans. 2003 : premier album *Music Voyager* (1,2 million d'exemplaires en Asie). 2004 : *The Second Heaven* / « Jiangnan » (1,8 million). Avril 2024 : révèle une maladie cardiaque nécessitant un traitement quotidien. Tournée mondiale JJ20 FINAL LAP (2024-25, 40 villes, 77 concerts, 2,6 millions de spectateurs). Novembre 2024 : publication de la biographie *Beyond the Notes : 20 ans de JJ Lin*.
Art et design 10
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Li Guoxiu
Fondateur du Pingsheng Performance Troupe, roi de la comédie taïwanaise, décédé le 2 juillet 2013 d'un cancer du côlon à l'âge de 58 ans
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Jimmy Liao : ces images classées comme « thérapeutiques » sont celles qu'un survivant de la leucémie a rapportées d'un bocal de verre
En 1995, Liao Fu-pin, directeur artistique publicitaire âgé de 37 ans, reçoit un diagnostic de leucémie aiguë myéloïde et salue ses amis à travers la vitre d'une chambre stérile. Après sa sortie de l'hôpital, ces « petits personnages » qui lui servaient jusque-là à gagner sa vie prennent vie : il commence à dessiner Le Poisson qui souriait, La Lune a oublié, À gauche, à droite, puis Le Métro. Derrière ce dont les Taïwanais se souviennent comme une esthétique de la consolation, une culture de wenqing, la place Jimmy Liao de Luodong à Yilan, se trouve un homme revenu de l'enfer, qui a traduit la mort et la solitude en une forme lisible ; cette œuvre est ensuite devenue un territoire traversant cinéma, comédie musicale, cirque et art public, et faisait encore l'objet d'une exposition spéciale du 25e anniversaire à Hong Kong en 2026.
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Nieh Yung-jen : premier membre taïwanais de l'AGI, vingt ans entre pochettes de disques et systèmes d'identité nationale
Nieh Yung-jen (né en 1977) est le premier designer taïwanais à avoir été admis à l'Alliance Graphique Internationale (AGI), l'association suisse de design graphique fondée en 1952. Trois fois lauréat du Golden Melody Award dans la catégorie meilleure pochette d'album, il a conçu des couvertures pour la musique pop (Jonathan Lee, Yoga Lin, Lu Wei), des couvertures d'ouvrages pour des maisons d'édition, des campagnes citoyennes (publicité « Democracy at 4am » dans le New York Times à l'aube du Mouvement du Tournesol en 2014, campagne « Taiwan Can Help » contre Tedros en 2020 ayant récolté dix millions de dollars taïwanais en huit heures), des campagnes politiques (« Light Up Taiwan » pour la campagne présidentielle de Tsai Ing-wen en 2016 et les visuels des deux cérémonies d'investiture présidentielle), des systèmes d'identité d'entreprises publiques (Ministère de l'Économie, Administration du Tourisme, CPC Corporation, Taipower), et des espaces artistiques (Taichung Green Museum, Pavillon de Taïwan à la Biennale de Venise). Le studio Aaron Nieh Workshop est implanté à Taipei et dans les entrepôts du Pier-2 Art Center à Kaohsiung ; il a étudié en Belgique et à Londres dans trois programmes de troisième cycle, sans obtenir aucun diplôme ; il déclare : « Avant d'être le designer Nieh Yung-jen, je suis le citoyen Nieh Yung-jen. » À partir de 2024, il a remporté consécutivement quatre appels d'offres pour des systèmes d'identité d'entreprises publiques ; le 8 mai 2026, le lancement du nouveau logo de Taipower a déclenché une controverse de « favoritisme politique ».
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Wanwan : le personnage chauve qui a donné un visage à une génération d'employés de bureau, et Hu Chia-wei, qui l'a fait « devenir un personnage historique »
À l'époque où les bureaux communiquaient encore par MSN, des employés qui n'osaient pas parler à leur patron remplaçaient leur avatar par un petit personnage chauve, sans vêtements, avec une mèche bouclée sur la tête, pour lui faire crier à leur place : « Je veux quitter le travail ». Hu Chia-wei, qui l'a dessiné, est passée du poste d'assistante designer payée 9 000 dollars taïwanais par mois à celui de créatrice, presque par accident, du premier blog de Taïwan à dépasser les cent millions de vues, et de pionnière de la création graphique et textuelle. Le personnage chauve reste éternellement naïf et jeune ; mais celle qui le dessine, elle, grandit. Elle a donc décidé de faire sortir le personnage de scène avec elle, et de le laisser « devenir un personnage historique ».
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Chen Chun-liang : poète du design et traducteur moderne de l'esthétique orientale
Chen Chun-liang est né à Tainan en 1958. À 29 ans, il fonde « Freeimage Design » (Freeimage Design Co., Ltd., nom officiel : 自由落體股份有限公司), salué par l'industrie comme le « poète du design ». Il réinterprète le langage du design moderne à travers la calligraphie, l'espace négatif et l'imagerie orientale. Ses travaux couvrent la conception de publications, l'identité d'entreprise et les célébrations nationales. En 2005, sa série de vaisselle « Ciel rond, Terre carrée » pour les banquets d'État remporte le prix du jury de la Biennale du design de Macao. Investi de longue date dans l'éducation au design, il est l'un des graphistes les plus influents de Taïwan depuis les années 1980.
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Fang Hsu-chung : de la cité militaire de Pingtung au pilotage visuel des trois grandes cérémonies
Fondateur de Joe Fang Studio, Fang Hsu-chung est né en 1978 à Gonghe New Village, à Donggang, dans le comté de Pingtung. Il est issu du département des beaux-arts appliqués de la Fu-Hsin Trade & Arts School et du programme du soir, groupe métallerie, du département de design artisanal de l'Université nationale des arts de Taïwan. En 2013, il fonde Joe Fang Studio ; à partir de 2016, il dirige successivement les identités visuelles principales des trois grandes cérémonies, les Golden Melody Awards, Golden Bell Awards et Golden Horse Awards, et il est nommé à sept reprises au Golden Melody Award du meilleur design d'album. De la matérialité des objets anciens de son enfance dans une cité militaire aux récits contemporains des grandes cérémonies, il juxtapose par le visuel la mémoire de Taïwan et son époque.
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Stan Lai : le bâtisseur de ponts entre les scènes théâtrales des deux rives
Stan Lai est né le 25 octobre 1954 à Washington, D.C., aux États-Unis. Son père, Lai Chia-chiu, était diplomate. Il obtient un doctorat en arts dramatiques de l'UC Berkeley (1983). En 1984, il cofonde le Performance Workshop avec sa femme Ding Nai-chu, Li Liqun, Li Guoxiu et d'autres. En 1986, Secret Love in Peach Blossom Land est créé pour la première fois ; en 1992, il est adapté au cinéma avec Brigitte Lin dans le rôle principal. En 2007, il reçoit la 11e édition du National Award for Arts, un honneur qui lui sera décerné à deux reprises. En mai 2013, il cofonde le Wuzhen Theatre Festival avec Chen Xianghong, Huang Lei et Meng Jinghui, l'un des festivals de théâtre sinophone les plus influents des deux rives. En 2015, le Theatre Above ouvre à Shanghai. La BBC le qualifie de « dramaturge chinois le plus remarquable de notre époque ».
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Xiao Qing-yang
Lauréat du Grammy Award for Best Recording Package, sept fois nommé avant de triompher grâce à une collaboration père-fille, figure emblématique du design taïwanais sur la scène mondiale
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Fang-Yi Sheu : Yilan 1971, de la troupe Martha Graham à la chorégraphie de l'identité visuelle du Festival Golden Horse 2024
Née en 1971 à Yilan. Diplômée du département de danse de l'Université nationale des arts de Taipei, elle part aux États-Unis en 1995 et rejoint la Martha Graham Dance Company, dont elle devient danseuse principale en 1999. De retour à Taïwan en 2007, elle fonde LAFA (dissous en 2010). Documentaire *Salute* (2020). En 2024, elle conçoit la chorégraphie de l'identité visuelle du Festival Golden Horse. En 2025, elle accorde des entretiens sur le vieillissement du corps.
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Ming Hua Yuan : fondé à Tainan en 1929, l'empire de l'opéra taïwanais sur quatre générations de la famille Chen
Fondé par Chen Mingji à Tainan en 1929, le groupe s'installe à Chaozhou, Pingtung, en 1962. La deuxième génération, Chen Shengfu, introduit les techniques du théâtre moderne, portant l'opéra taïwanais sur la scène du Théâtre national. Huit sous-troupes — Tian, Di, Xuan, Huang, Ri, Yue, Xing, Chen — opèrent sous l'égide du groupe. En 2024, la quatrième tournée de *Sanxi* célèbre le 95ᵉ anniversaire de la troupe.
Numérique et médias 9
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Zun : de « porc aux cheveux jaunes » au million sur deux chaînes, le poids solitaire d’un créateur de 27 ans perçu comme une valeur sûre
En janvier 2018, Zhu Yu’en, 19 ans, est devenu le plus jeune YouTuber taïwanais à atteindre le million d’abonnés. Huit ans plus tard, à 27 ans, sa deuxième chaîne a elle aussi dépassé le million, il a acheté son premier logement, et sa petite amie est l’ingénieure Lauren. Derrière le cadeau que les fans lui ont fait en le qualifiant de « courant pur » se dessine un cas taïwanais : un jeune homme qui porte le stigmate de son frère, le personnage que ses fans projettent sur lui, et sa propre solitude.
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Tseng Po-en : calculer le ressort comique, se tromper sur la société
Né en 1990, Tseng Po-en est passé des écouteurs posés sur les pupitres du lycée Chien Kuo à un double cursus en langues étrangères et psychologie à l'Université nationale de Taïwan, puis à des masters en sciences du cerveau et de l'esprit à University College London et en biologie intégrative à l'Université Paris VI, avant de bifurquer vers le stand-up à la veille de candidater en doctorat. Avec Hsieh Cheng-hao, il a cofondé STR Network, faisant passer le talk-show humoristique taïwanais des Open Mic de Comedy Club à la Taipei Arena et ses 13 000 spectateurs ; mais avec la même précision de neuroscientifique, il a mal évalué le poids émotionnel social d'une blague sur Nylon Cheng, d'une vidéo avec un livreur et d'un procès sur la taxe sur les spectacles.
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Howhow : l’homme qui a exposé les placements de produit au grand jour, et l’honnêteté de plus en plus coûteuse qu’il porte seul
En 2015, un YouTubeur comptant moins de 100 000 abonnés a été envoyé à New York par Samsung. Il pensait qu’on l’y invitait comme photographe et avait enregistré son contact sous le nom de « grand bienfaiteur ». Chen Tzu-hao allait ensuite transformer, avec une phrase — « Passons directement au placement de produit ! » — la publicité que les créateurs cherchent le plus à dissimuler en sa marque de fabrique, portant seul, comme scénariste, réalisateur, acteur et monteur, une chaîne de 1,54 million d’abonnés. Mais il déteste la solitude et a toujours voulu une équipe ; quant aux vidéos longues auxquelles il tient, elles se situent précisément sur le terrain le plus violemment écrasé par les formats courts.
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Pa Chiung : du jeune Truku de Hualien à l'« écouteur de lit » mis à prix par le PCC
En novembre 2025, le Bureau de la sécurité publique de Quanzhou (Fujian) a publié un avis de récompense visant le youtubeur taïwanais Pa Chiung. Ce jeune Truku originaire du district de Xincheng à Hualien, autrefois primé pour ses vidéos de voyage, est devenu en six ans, par sa moquerie acide du régime communiste chinois et son audience anti-communiste, un « propagandiste de l'indépendance taïwanaise » selon le Bureau des affaires taïwanaises de Pékin, et il continue de révéler sur la scène internationale les coulisses du front uni du PCC.
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Les frères Huang : derrière l’étiquette de fraîcheur, cette vérité et cette douceur exposées de force
Depuis une vidéo de canular publiée en 2017, les frères Huang se sont imposés dans l’univers YouTube par une image « fraîche et positive ». Mais en 2020, un article relevant de l’outing forcé a contraint les deux frères, alors au sommet avec plus d’un million d’abonnés, à disséquer leur intimité devant la caméra ; il a aussi, de façon inattendue, esquissé l’une des réponses collectives les plus bienveillantes de la société taïwanaise en faveur de l’égalité de genre.
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Potter King — Du divertissement « drague » à la chasse « rose », un stratège numérique entre droit et souveraineté
L’évolution de la carrière de Potter King (Chen Chia‑jin) retrace le passage des créateurs taïwanais de récolteurs de bénéfices commerciaux trans-détroit à défenseurs de la souveraineté numérique, tout en révélant les complexités juridiques, de propriété et financières qui lient créateurs et systèmes capitalistes.
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« A Shen »
Le 15 octobre 2023, A Shen, streamer de jeux vidéo comptant 300 000 abonnés, a mis en ligne sa dernière vidéo, mettant officiellement fin à 14 ans de carrière créative. Cet artiste, devenu célèbre grâce à ses séries sur *Minecraft* et auteur du mythe d'une mise à jour quotidienne ininterrompue pendant 11 ans consécutifs, a choisi de se retirer au sommet de sa carrière, avouant avoir « vécu comme une machine », révélant ainsi la lutte acharnée que mènent les créateurs de premier plan entre l'algorithme et leur propre existence.
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Ray Du : De petit étudiant expatrié réfractaire à l'anglais au « maire du quartier » de la scène YouTube taïwanaise
En 2020, le YouTuber Ray Du a lancé une campagne de financement participatif pour une publicité dans le New York Times, permettant au monde de voir Taïwan ; en 2021, il a révélé publiquement sa dépression, affrontant avec transparence un creux de la vie. De son initiation à l'anglais à Singapour à la fondation de l'Association des créateurs de nouveaux médias, Ray Du n'est pas seulement un influenceur éducatif, mais aussi un acteur clé de l'écosystème des nouveaux médias taïwanais.
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Chu Ke-liang
Figure de la culture des spectacles de variété à Taïwan, acteur comique populaire, mort en 2017
Cinéma et théâtre 8
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Ang Lee : derrière deux Oscars, le fils qui n’a pas pu dire vraiment adieu à son père
Sur la scène des Oscars 2006, Ang Lee devint le premier Asiatique de l’histoire à remporter l’Oscar du meilleur réalisateur, mais c’est en mandarin qu’il dit : « Merci à tous pour votre sollicitude. » Le monde se souvient de cette fierté taïwanaise aux deux statuettes dorées ; pourtant, ce qu’il a filmé toute sa vie, ce sont la répression, la peur et ce père soudainement disparu deux ans plus tôt, qui s’était toujours opposé à ce qu’il fasse du cinéma. Du gendre sans emploi qui passa six ans à cuisiner à la maison au double Lion d’or de Venise, son véritable adversaire n’a jamais été le plateau de tournage, mais ce lui-même qu’il n’arrivait pas à traverser.
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Tsai Ming-liang
Lauréat du Lion d'or à Venise, cinéaste d'origine malaisienne et maître de l'esthétique du cinéma lent
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Yang Dechang
Figure centrale du Nouveau Cinéma taïwanais, meilleur réalisateur à Cannes, poète de l'urbanité et de la solitude
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Hou Hsiao-hsien
Le poète du cinéma qui refusa les plans rapprochés et conquit le monde — un révolutionnaire de l'image contre la grammaire cinématographique
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Takeshi Kaneshiro : du « passant » que personne ne reconnaissait à l’icône asiatique qui voudrait seulement être oubliée du monde
Une interview de rue diffusée en 2025 l’a identifié comme un simple « passant » : c’était peut-être le moment auquel Takeshi Kaneshiro aspirait le plus. Depuis sa première publicité à 17 ans pour s’acheter une moto jusqu’à son statut de star internationale entre Taïwan, le Japon et Hong Kong, il n’a cessé, au sommet du milieu du spectacle, de s’exercer à « disparaître ».
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Wei Te-sheng : né à Yongkang en 1969, du succès au box-office de *Cape No. 7* à la compétition officielle de Venise
Né le 16 août 1969 dans le canton de Yongkang, comté de Tainan (aujourd'hui district de Yongkang, ville de Tainan). Diplômé en génie électrique du Far East Junior College (aujourd'hui Far East University of Science and Technology). En 2008, *Cape No. 7* réalise un box-office d'environ 530 millions de dollars taïwanais (record du cinéma taïwanais). En 2011, *Seediq Bala* est sélectionné en compétition officielle à la 68ᵉ Mostra de Venise pour le Lion d'or, et remporte le prix du meilleur long métrage narratif à la 48ᵉ cérémonie des Golden Horse Awards. Prépare actuellement le projet épique *Trilogie de Taïwan*.
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Chen Yu-hsun
Réalisateur taïwanais de comédies cinématographiques, créateur de Tropical Fish, Zone Pro Site et My Missing Valentine
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Sylvia Chang : de Chiayi à la scène, de l'interprète de *L'Enfance* à la réalisatrice de *Love Education*
Née en 1953 à Chiayi, Sylvia Chang entre dans le monde du spectacle à 17 ans grâce à *Dream Lover*. *L'Enfance* (composée par Lo Ta-yu en 1981) est l'une de ses chansons ; *Le Prix de l'amour* (composée par Jonathan Lee en 1992) est l'une de ses œuvres les plus connues. En 1986, *My Favorite* lui vaut le Golden Horse de la meilleure actrice ; en 2017, *Love Education* est nommé pour le Golden Horse du meilleur réalisateur et du meilleur scénario original. Actrice, réalisatrice et chanteuse : trois identités, plus de cinquante ans de carrière.
Personnages historiques 7
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Le Gendre : le signataire et le traître étaient la même personne
En 1867, le navire marchand américain Rover fait naufrage dans la péninsule de Hengchun ; 14 personnes sont tuées par les Paiwan. Le consul américain Charles Le Gendre se rend huit fois à Formosa pour négocier et signe un accord avec le chef indigène Tauketok, sans la participation du gouvernement Qing. Puis, muni de toute sa connaissance de Formosa, il rejoint le gouvernement japonais. Cinq ans plus tard, le Japon utilise ses renseignements pour envahir Taïwan.
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Robert Swinhoe : Quand un diplomate devenait naturaliste
En 1856, un jeune interprète britannique de 19 ans nota le premier oiseau qu'il vit sur la côte ouest de Formose. Quatre ans plus tard, il publia 52 articles qui révélèrent au monde, pour la première fois, la faune et la flore de cette île. Il mourut à Londres à 41 ans, mais les espèces qu'il nomma vivent encore aujourd'hui dans les forêts de Taïwan.
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Mona Rudao : le héros antijaponais gravé sur la pièce de vingt dollars, et le monde sans Chine ni Japon
En 2001, la Banque centrale de Taïwan a gravé le visage du héros antijaponais Mona Rudao sur la pièce de vingt dollars. Mais la Monnaie centrale eut beau fouiller les archives historiques du pays, elle ne trouva aucune photographie de lui ; c'est finalement dans une revue japonaise que son portrait fut repêché. Du matin des jeux sportifs de Wushe en 1930 à des restes humains conservés pendant environ quarante ans comme spécimen anthropologique, trois régimes eurent chacun besoin de lui. Or le monde qu'il défendait vraiment, celui du pont arc-en-ciel, du tatouage facial et de la Gaya, n'a jamais contenu ni la Chine ni le Japon.
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Hatta Yoichi : de la légende hydraulique au « grand canal qui mord », l’empreinte coloniale d’un technocrate
Dans les années 1920, l’ingénieur japonais Hatta Yoichi construisit le réservoir de Wushantou et le grand canal de Jianan dans la plaine de Jianan, à Taïwan. Cet ouvrage de rang mondial apporta d’abondantes récoltes agricoles, mais, en raison de sa nature d’exploitation coloniale et du lourd fardeau imposé aux paysans, certains d’entre eux le qualifièrent de « grand canal qui mord ». Cet article examine en profondeur les mérites et les torts de Hatta Yoichi, la double face de sa philosophie de gestion, ainsi que l’empreinte complexe laissée par cette histoire dans la société taïwanaise.
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Wu Baifu (Momofuku Ando) : de Puzi, Chiayi, aux tables du monde, une légende mondiale aux gènes taïwanais et à l’emballage japonais
En 1961, Momofuku Ando acheta à Zhang Guowen les droits de demande de brevet des nouilles instantanées pour 23 millions de yens. Ce ne fut pas seulement une transaction commerciale, mais aussi une lutte transnationale autour du droit de définir l’invention. Cet entrepreneur originaire de Puzi, dans le comté de Chiayi, transforma l’âme des jisi mian traditionnelles taïwanaises en aliment national japonais, puis bouleversa en profondeur les habitudes alimentaires mondiales grâce aux nouilles en gobelet « Cup Noodles ». Cet article examine en détail ses débuts entrepreneuriaux à Taïwan sous domination japonaise, les prises de conscience nées de son emprisonnement après-guerre, ainsi que les enchevêtrements d’identité et de famille entre les deux pays.
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Shao You-lian : le gestionnaire de consolidation après l'aura de Liu Ming-chuan, et le véritable ancrage de Taipei comme capitale provinciale
Fut-il le coupable que l'histoire a marqué comme celui qui mit fin aux « nouvelles politiques », ou le gardien des finances le plus pragmatique du Taïwan des Qing ? Après les grands chantiers lancés par Liu Ming-chuan, Shao You-lian acheva, dans un contexte budgétaire extrêmement contraint, la voie ferrée de Taipei à Hsinchu, ancra officiellement la capitale provinciale de Taïwan à Taipei, et laissa à la postérité un débat difficile à trancher : consolider l'existant relève-t-il du recul, ou d'une autre forme de gouvernement plus proche du réel ?
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Liu Ming-chuan : allumer la première lampe électrique de Taïwan, un pionnier de la modernisation lancé entre pouvoir et controverses
Du fils d'un contrebandier de sel au premier gouverneur de Taïwan, Liu Ming-chuan, durant ses six années sur l'île, ne se contenta pas de promouvoir le chemin de fer et la poste : il fit aussi briller, dans l'enceinte de Taipei, la première lampe électrique de l'Empire des Qing. Pourtant, sa décision stratégique de « quitter Keelung pour secourir Huwei » ainsi que ses politiques précipitées d'administration des peuples autochtones et de révision fiscale laissèrent aussi, dans le long cours de l'histoire, de profonds débats et des zones d'ombre.
Personnalités politiques 6
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Hsiao Bi-khim
Née au Japon, scolarisée à Tainan, élevée dans le New Jersey, diplômée d'Oberlin, comment la « chat guerrier » est-elle devenue la représentante la plus réussie de Taïwan auprès des États‑Unis, puis a pris le poste de vice‑présidente ?
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Han Kuo-yu
Le premier maire de ville directement administrée de l’histoire à être destitué, puis quatre ans plus tard devenu président de la Chambre législative. Quel parcours politique ?
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Puma Shen : il étudiait la guerre cognitive chinoise, puis la Chine l'a placé sur une image satellite
En 2021, Puma Shen et le spécialiste de stratégie Ho Cheng-hui ont cofondé la Kuma Academy ; Robert Tsao a donné 600 millions de dollars taïwanais pour la soutenir, avec l'objectif de former trois millions de volontaires de défense civile en trois ans. En février 2024, il est entré au Parlement comme député sans circonscription du Parti démocrate progressiste. Le 28 octobre 2025, il est devenu le premier responsable politique élu taïwanais visé par une enquête ouverte par la Chine pour « crime de sécession » ; CCTV a accompagné l'affaire d'un reportage spécial de « dévoilement » avertissant : « le prochain, ce sera vous ». Le jour du Nouvel An 2026, un compte Weibo chinois a utilisé un satellite commercial pour publier les coordonnées de son domicile et de son lieu de travail à Taipei ; il a passé la Saint-Valentin dans un avion à destination de la France. Le 13 mai, le Parti démocrate progressiste l'a officiellement investi comme candidat à la mairie de Taipei : la ville qu'il brigue est précisément celle dont les coordonnées avaient été marquées sur une image satellite.
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Lu Hsiu-yan : des 10 000 flacons d'air de Guguan à la thèse de l'achat d'armes comme assurance à Washington, la reine invaincue
Le 25 décembre 2018, elle a commandé à ses frais 10 000 bocaux en verre contenant l'« air de Guguan » pour les distribuer aux citoyens assistant à la cérémonie, matérialisant ainsi son slogan de campagne entre les mains de chacun. Après 8 ans d'invincibilité électorale, deux mandats de maire de Taichung et six législatures en tant que députée, en août 2025, Chu Li-lun l'a publiquement appelée à prendre la présidence du Kuomintang. Elle a répondu : « Plus les temps sont difficiles, plus la mère reste à la maisone. » Mais un sondage d'avril 2026 a révélé que sa position de favorite tacite pour 2028 a été dépassée par Chen Wan-an, 25 % contre 19,7 %.
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Cho Jung-tai : de l'assistant parlementaire de Hsieh Chang-ting au coordinateur qui refusa de cosigner la loi sur la répartition des recettes fiscales
31e Premier ministre de la République de Chine. En 1987, il débuta comme assistant parlementaire de Hsieh Chang-ting ; pendant 38 ans, il fut le secrétaire général et le bras droit d'autrui. En 2024, après avoir accepté le premier mandat de Premier ministre sous Lai Ching-te, il dut faire face à un gouvernement minoritaire, aux tarifs douaniers de Trump, à un programme d'achats militaires de 1 250 milliards de dollars taïwanais, à l'échec total du mouvement de révocation, et en décembre 2025, il devint le premier Premier ministre de l'histoire constitutionnelle à refuser de cosigner la loi sur la répartition des recettes fiscales.
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Hsu Chiao-hsin : de la fille d'un petit-déjeuner à la députée du « plan d'armements de 800 milliards » et la jeunesse par le capital médiatique
Députée du septième district électoral de Taipei. Née en 1989 dans une famille tenant un petit-déjeuner à Taipei, elle est devenue en 2013, à 24 ans, la plus jeune membre du Comité central permanent de l'histoire du Kuomintang. En 2024, elle a battu Hsu Shu-hua avec 89 727 voix pour entrer au Yuan législatif. Lors de la grande révocation de 2025, 62 000 voix favorables ont atteint le seuil légal mais la motion a été rejetée ; en 2026, lors des négociations sur les acquisitions militaires, elle a présenté une version de 800 milliards en confrontation avec la ligne du Comité central (380 milliards + N), Chi Lin-lian la nommant publiquement pour lui dire « ne faites pas ce qui réjouit l'ennemi et afflige les proches ».
Sciences et monde académique 5
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Wu Da-You : président de l'Academia Sinica qui recommanda Yang Chen-Ning et Lee Tsung-Dao aux États-Unis, et ses onze années fondatrices pour la recherche scientifique taïwanaise
Physicien théoricien, président de l'Academia Sinica, mentor de Yang Chen-Ning et Lee Tsung-Dao, deux lauréats du prix Nobel, figure fondatrice de la science taïwanaise
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Hsu Cho-yun : avec deux doigts, écrire le long fleuve de l’histoire chinoise, les quatre-vingt-quinze ans du grand-oncle maternel de Wang Leehom
Historien né à Xiamen en 1930, arrivé à Taïwan avec le gouvernement nationaliste en 1949 puis à Pittsburgh en 1970, Hsu Cho-yun vécut toute sa vie en fauteuil roulant en raison d’un handicap congénital des membres, mais acheva près de quarante ouvrages en tapant au clavier avec les deux seuls doigts capables d’exercer une pression. Lauréat en 2024 du sixième prix Tang de sinologie, il donna la totalité des 50 millions de dollars taïwanais de dotation pour créer la « bourse Hsu-Sun » ; il était le septième grand-oncle maternel de Wang Leehom et l’oncle de Li Chien-fu. Avant sa mort en août 2025, il laissa cette phrase : « À l’instant où je rendrai mon dernier souffle, je serai encore en train d’apprendre. »
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Kjell Lindgren : de la naissance à Taipei à l'orbite basse, le médecin taïwanais d'origine qui jouait de la cornemuse dans l'espace
Né à Taipei en 1973, Kjell N. Lindgren est le premier astronaute de la NASA né à Taïwan. Après son diplôme de l'Académie de l'US Air Force, un diagnostic erroné d'asthme lors de l'entraînement en vol mit fin à sa carrière de pilote. Onze ans plus tard, un nouveau test invalida ce diagnostic. Sélectionné parmi 3 565 candidats comme l'un des neuf membres de la 20e promotion d'astronautes de la NASA, il a cumulé 312 jours en orbite. En avril 2026, il est revenu à Taïwan dans le cadre de « Freedom 250 » et a déclaré au Bureau présidentiel : « Ma carrière d'astronaute à la NASA a commencé à Taïwan. »
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Yang Wei-che : du calcul infinitésimal à la langue maternelle, l’artiste performeur du monde des mathématiques
Yang Wei-che, professeur émérite du département de mathématiques de l’Université nationale de Taïwan, est connu pour ses shorts, son vélo et ses cours donnés en taïwanais. Fils du célèbre peintre Yang Chi-tung, il défia autrefois la volonté paternelle en abandonnant la médecine pour les mathématiques et, en 1997, déclencha une controverse sur l’« inconstitutionnalité » de son enseignement en taïwanais. Il fut non seulement un moteur des Olympiades de mathématiques, mais aussi un résistant déterminé dans l’affaire Chen Wen-chen ; toute sa vie, il pratiqua un « art de la performance » entre logique et subjectivité culturelle.
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Chu Ching-wu : co-découvreur en 1987 de la supraconductivité à haute température critique Tc = 93 K, franchissant le seuil de l'azote liquide
Né en 1941 au Hunan, physicien taïwanais naturalisé américain. En janvier 1987, avec Wu Maw-kun, il découvre l'oxyde de yttrium, baryum et cuivre (YBCO) à Tc = 93 K, franchissant le seuil de la température de l'azote liquide et ouvrant l'ère de la supraconductivité à haute température. Président de l'Université des sciences et technologies de Hong Kong (HKUST) de 2001 à 2009. En mars 2026, publication dans PNAS d'une nouvelle percée à Tc = 151 K, toujours actif en recherche à 85 ans.
Politique et démocratie 4
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Huang Yu-chiao
En novembre 1977, lors de l'Incident de Zhongli, cette pharmacienne de 58 ans formée au Japon se tenait devant la porte du commissariat pour exhorter la foule au calme. Élue quatre fois consécutives à l'Assemblée provinciale et cofondatrice du Parti démocrate progressiste, elle reste l'une des figures les plus sous-estimées de l'histoire démocratique de Taïwan.
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Annette Lu — De prisonnière politique à vice-présidente
Pionnière du féminisme taïwanais et première femme vice-présidente du monde sinophone : le parcours exceptionnel d'Annette Lu
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Ko Wen-je
Du pionnier de l'ECMO à la figure de la troisième voie politique : l'histoire tumultueuse du premier maire de Taipei sans étiquette partisane
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Lee Teng-hui
Le paradoxe d'une vie : d'économiste agricole à premier dirigeant démocratiquement élu du monde sinophone
Éducation et société 4
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Audrey Tang : chacune de ses décisions célèbres a consisté à refuser l’étiquette de « génie »
À 8 ans, elle est frappée par un camarade jusqu’à perdre connaissance ; à 14 ans, elle refuse une admission recommandée au lycée Chien Kuo ; à 24 ans, elle fait son coming out transgenre mais refuse de devenir porte-parole ; à 35 ans, sa première condition pour entrer au gouvernement est « pas de bureau ». Le 2 décembre 2025, à Stockholm, elle reçoit le Right Livelihood Award ; sur scène, elle ne dit pas « je », elle dit « nous ».
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Lu Kuan-wei : il a obtenu son diplôme de médecin mais n'a jamais enfilé la blouse blanche, pariant sur une chose plus difficile à prouver que sauver des vies
Il a obtenu son diplôme de médecin mais n'a jamais enfilé la blouse blanche. À la place, il a repris la plateforme éducative Junyi Academy, fondée par Fang Hsin-chou, espérant utiliser l'apprentissage autonome en ligne pour combler le fossé éducatif de Taïwan. Mais la recherche mondiale pointe presque unanimement dans la direction opposée : ce type d'outils aide d'abord les enfants qui ne manquent déjà de rien. Douze ans plus tard, aucune preuve indépendante n'atteste que son pari a réussi. La façon dont il fait face à cette impossibilité de prouver mérite d'être retenue plus que ce à quoi il a renoncé.
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Huang Guangxiong : l'homme qui a bâti une faculté des sciences de l'éducation au milieu des champs de Chiayi
En 1996, Huang Guangxiong quitta l'Université normale de Taïwan pour Chiayi, où il fonda l'Institut de recherche en sciences de l'éducation à l'Université Chung-Cheng, avant de le développer en une faculté à part entière. Pendant un demi-siècle, il a introduit la théorie occidentale des curricula à Taïwan, traduit des manuels de référence sur la recherche qualitative, piloté la planification de recherche des programmes scolaires du cursus unifié de neuf ans, et conduit une équipe de chercheurs pendant trois ans pour concevoir un programme d'enseignement moral axé sur le « respect et la sollicitude ». Il est décédé en 2021 à l'âge de 84 ans.
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Yang Shen-keng : le philosophe de l'éducation qui se rendit à la soutenance de son doctorant avec deux bouteilles d'oxygène
Le 13 décembre 2020, Yang Shen-keng quitta l'hôpital universitaire de Taïwan (NTU Hospital) avec une autorisation temporaire, muni de deux bouteilles d'oxygène, accompagné de son épouse et de son fils, pour présider la soutenance de thèse d'un doctorant à l'Université normale de Taïwan. Huit mois plus tard, il décédait. Ce fut sa dernière soutenance. Docteur en philosophie de l'Université d'Athènes, premier professeur titulaire à vie de la Chaire nationale du ministère de l'Éducation, lauréat du prix Golden Tripod, il consacra 44 années de carrière à bâtir les fondements académiques de la philosophie de l'éducation à Taïwan.
Éducation et société 2
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Liu An-Ting
En 2008, elle quitte son lycée de Taichung pour Princeton. En 2013, à 23 ans, elle démissionne d
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Yeh Ping-cheng
Professeur au département de génie électrique de l'Université nationale de Taïwan, il a créé PaGamO, une plateforme d'apprentissage ludique, pour réformer l'enseignement par bachotage — et remporté le prix mondial de l'innovation éducative en 2014.
Musique 2
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Chiang Hui : La reine de la pop taïwanaise sortie des fumées de soufre de Beitou, et sa guerre secrète de neuf ans
Depuis ses débuts à 10 ans dans les cabarets de Beitou jusqu'à ses millions d'albums vendus, Chiang Hui a transformé le statut de la musique populaire taïwanaise en langue hokkien — avant de se retirer au sommet de sa gloire pour livrer, en silence, un combat contre le cancer.
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Jolin Tsai
La reine qui n'était pas un génie — après que son professeur de danse lui a dit qu'elle « n'était pas faite pour danser », elle est devenue, vingt-cinq ans plus tard, l'artiste de variétés ayant remporté le plus de Golden Melody Awards.
Numérique et médias 2
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Ho Fei-peng
Un homme de médias qui a devancé le marché de huit ans, encaissé sept années de pertes, et fondé le plus grand groupe éditorial de Taïwan.
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Ray (YouTuber)
Né le 31 octobre 2005, Hsu Chen-Jui — connu sous le nom de Ray ou Rayasianboy — est un lycéen taïwanais propulsé sur la scène internationale après avoir abordé le streamer américain Kai Cenat avec un simple « My name is Ray, I'm from Taiwan ». Aujourd'hui fort de plus de 2,7 millions d'abonnés sur Twitch et 1,43 million sur YouTube, il a fait rayonner le passeport taïwanais, le bœuf aux nouilles et le bubble tea jusque dans un segment GQ très suivi, signé un partenariat avec Adidas pour sa marque RUEI, avant d'annoncer sa retraite pour se consacrer à un investissement dans une clinique dentaire.
Political Figures 2
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Cheng Li-wen
From the student activist who went on a hunger strike for Taiwan independence at the NTU gate in 1988 to the KMT chairperson who told Xi Jinping in Beijing in 2026 that 'compatriots across the strait are all Chinese.' What happened along this trajectory?
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Chi Lin-lien: From Chen Shui-bian's General to Vice Chair Calling for Han Kuo-yu's Expulsion
On the afternoon of April 29, 2026, at the KMT Central Executive Committee meeting, 78-year-old Vice Chair Chi Lin-lien said in front of media cameras: 'Even if you beat me to death, I would never believe that Brother Guoyu would do something that betrays the party for personal glory. If such a thing happens, the Huang Xing Fu faction will surely step forward to extinguish the kin for the greater good and recommend expelling Brother Guoyu from the party.' This statement prompted Chen Shui-bian to sigh, 'I don't know he has changed so much,' because the person who promoted him to a two-star general 20 years ago was none other than Ah Bian.
Sports 2
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Chou Tien-chen : la tête de file du badminton taïwanais hissé au 2e rang mondial
Le premier homme à atteindre le 2e rang mondial en simple messieurs et celui qui a vaincu pour la première fois le roi du badminton Lin Dan. D'un début difficile avec dix défaites d'affilée lors de son intégration dans l'équipe nationale, au baptême chrétien après une appendicite perforée, jusqu'au diagnostic précoce de cancer colorectal à 34 ans en mars 2023 : il a opéré et est reparti quelques jours plus tard pour concourir à l'international. Il endure près d'une année de creux avant de se qualifier pour les quarts de finale aux Jeux olympiques de Paris la saison suivante. Chou Tien-chen ne s'appuie pas sur un talent écrasant mais utilise une stratégie dite « usure » (patience), enchaînant des échanges longs, et élève ainsi le niveau maximal que peut atteindre le badminton taïwanais.
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Yang Yung-wei
Médaillé d'argent en judo (-60 kg) aux Jeux olympiques de Tokyo 2021, premier judoka taïwanais à monter sur un podium olympique, et numéro un mondial en novembre de la même année
Littérature et poètes 2
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Ya Hsien : après avoir écrit L'Abîme, il posa la plume ; la seconde moitié de sa vie fit de la page littéraire de l'United Daily News une page d'histoire poétique
En 1968, Ya Hsien avait 36 ans lorsqu'il réunit quatre-vingt-dix poèmes dans L'Abîme, puis cessa d'écrire. De 1977 à 1998, il dirigea pendant 21 ans le supplément littéraire de l'United Daily News, transformant la table de rédaction en l'un des espaces publics littéraires les plus importants de Taïwan après-guerre. Le 11 octobre 2024, il s'est éteint à Vancouver, au Canada, à l'âge vénérable de 92 ans : son silence de 56 ans après avoir posé la plume fut plus long que mille recueils de poésie, et le refrain « Alléluia, je suis encore vivant » devint un marqueur d'histoire poétique de l'époque de la loi martiale, dont l'obscurité échappa à l'examen du Commandement général de la garnison.
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Cheng Chou-yu : le vagabond qui écrivit « L'Erreur », finit par s'installer à Kinmen
En 1955, à 22 ans, Cheng Chou-yu écrivit dans *Sur le pays des rêves* : « Mes sabots au trot galopant sont une belle erreur ». Les lecteurs taïwanais l'ont lu comme un poème d'amour pendant soixante-dix ans. Mais il a clarifié tardivement qu'il s'agissait en réalité d'un poème anti-guerre, évoquant la scène d'une mère en Chine continentale attendant en vain le retour de son père pendant la guerre de Résistance contre le Japon. En 2005, après sa retraite de Yale, il revint à Taïwan et transféra son domicile au sein du foyer d'un parent Cheng dans le comté de Kinmen. Le 13 juin 2025, à 4 h 44 du matin, il s'est éteint aux États-Unis d'une insuffisance cardiaque, à l'âge de 91 ans.
Musiciens 2
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Mavis Fan : de la petite sorcière de « Health Song » à la chanteuse de 100% Band, trente ans à refuser d'être définie par une seule époque
En 1996, à 19 ans, Mavis Fan devient la petite sorcière de tout Taïwan grâce à « Health Song ». En 1998, elle se rase la tête et sort *Darling*, déclarant vouloir « faire sa propre musique » ; en 2001, elle passe au jazz avec *Divine Performer* ; en 2007, elle forme 100% Band. En 2025, à 48 ans, *Passerby* marque le retour du groupe après 16 ans d'absence — trente ans durant lesquels elle a pièce par pièce démantelé « le rêve que les autres lui avaient construit ».
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Kowen Ko : le chanteur taïwanais de folk britannique qui a échangé sept ans de silence contre un album
Né en 1990 à Taïwan, il remporte en 2013 le concours Hai Xian (Ocean Music Festival) avec une reprise de Coldplay〈Fix You〉, puis prête sa voix au thème publicitaire de Kingston 〈It Was May〉 pour la campagne 〈Memory Platform〉, cumulant 5 millions de vues. Son premier album 〈You Don't Really Want to Wander〉 (2015, produit par Chen Jian-qi) est nommé aux 27e Golden Melody Awards dans les catégories Meilleur Nouvel Artiste et Meilleur Chanteur Mandarin ; son deuxième album 〈Songs of the Bards〉 (2018) est à nouveau nommé aux 30e Golden Melody Awards dans la catégorie Meilleur Chanteur Mandarin. Puis il se tait pendant sept ans, se retirant dans sa chambre. En novembre 2024, il publie son troisième album 〈My Nova〉, un retour écrit au piano qu'il a rouvert. En 2025, il remporte le prix de la Meilleure Chanson Originale pour une série dramatique aux 60e Golden Bell Awards avec 〈God's Reply〉, la chanson de fin de 〈Black Tide Island Under the Starry Sky〉. Ses cousines sont Waa Wei et Queen Wei. La voix de Kowen Ko est grave, usée, granuleuse ; il dit qu'il n'a pas une voix de vieux monsieur, juste un peu usée.
Autres 76
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Samuel Yin : le prix scientifique qu'il a créé vaut plus que le Nobel
Le 26 mai 2026 à quatre heures vingt et une du matin, Samuel Yin, président du groupe Ruentex et fondateur du Tang Prize, s'est éteint à l'hôpital des Vétérans de Taipei (VGH Taipei), à l'âge de 76 ans. Du bagarreur adolescent dont Wang Jin-ping pansait les blessures au collège Jingde, à sa visite en 1989 à l'université de Pékin où la poussière lui montait aux chevilles, en passant par la création de la Guanghua School of Management, jusqu'au don de 3 milliards de dollars taïwanais en 2012 pour fonder le Tang Prize — dont le prix de 50 millions de dollars taïwanais par catégorie dépasse celui du Nobel. Un homme d'affaires taïwanais vient de quitter ce monde, léguant à la planète un prix plus cher que le Nobel.
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Wu Che-Yu (Che-Yu Wu) : du flipper aux murs blancs de Venise, un horloger qui approche l'âme avec des 0 et des 1
Un garçon taïwanais fasciné par les systèmes, parti du flipper, de l'animation Flash et des simulateurs biologiques, pour atteindre la Biennale de Venise, Art Blocks et une trilogie d'expositions personnelles au Taipei 101. Entre un NFT qui franchit le cent millions, un effondrement FTX qui tout efface en une nuit, et un nouveau départ inspiré de l'absurdisme camusien. Il se dit lui-même « vieil horloger », refuse de sous-traiter la conception des mécanismes à l'ère de la génération par IA, et consacre une partie de son temps à écrire du Markdown pour laisser à Taïwan un véritable SSOT à l'ère de l'intelligence artificielle.
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Chou Tzu-yu
Une jeune fille de Tainan qui n'avait jamais parlé de politique, transformée en symbole de l'identité taïwanaise par huit secondes de drapeau. Dix ans plus tard, au Grand Dôme de Taipei, elle lisait une lettre manuscrite : « Je ne suis pas partie, non par sagesse, mais parce que j'en avais vraiment le désir. »
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Chia Yung-chieh : l'expérience taïwanaise de conversion du capital social de célébrité en force de mobilisation publique
Du début de sa carrière en 2000 dans la série du soir de CTS, à la collecte de 68,04 millions de dollars taïwanais en deux jours en 2021 pour équiper les hôpitaux de première ligne de 252 HFNC, puis à sa nomination en 2024 comme sixième présidente du conseil d'administration de Taipei 101, jusqu'au 25 janvier 2026 où elle a fait grimper Alex Honnold en solo intégral les 508 mètres de Taipei 101 en direct mondial — Chia Yung-chieh a tracé un chemin sans précédent à Taïwan : convertir à plusieurs reprises le capital social de célébrité en force de mobilisation publique transsectorielle, chaque franchissement s'accompagnant d'un volume équivalent de contestations, auquel elle répond par une mobilisation encore plus grande.
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Tanya Chua : quatre fois reine des Golden Melody Awards, comment une Singapourienne a fait de Taïwan son territoire
De 1996, lorsqu'un claviériste lui a dit de la fermer dans un bar de Singapour, à 2022, lorsqu'elle a remporté quatre trophées en une seule soirée lors de la 33ᵉ cérémonie des Golden Melody Awards, Tanya Chua a mis 26 ans à devenir la seule artiste de l'histoire de la musique sinophone à avoir été couronnée quatre fois meilleure chanteuse. Elle n'est pas née à Taïwan, mais les Golden Melody Awards, son lieu de résidence, ses collaborateurs et ses chansons les plus fredonnées ont tous grandi à Taïwan — l'identité locale d'une artiste étrangère s'est jouée en 2006, lorsqu'elle a décidé de rompre son contrat Warner, de s'installer seule à Taipei et de fonder son propre studio, « Tianya Music ».
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Daptoper : de « Dark Laptop » à un million d'abonnés, le curateur de données qui définit la génération Roblox
En 2023, « Daptoper », de son vrai nom Zhou Zhi-Xuan, atteint le million d'abonnés sur YouTube. Du streaming Minecraft à ses débuts à l'exploitation du marché émergent de Roblox, cet étudiant en suspension de l'Université nationale de Tsing Hua a bâti un empire numérique transmédia — livres physiques et Discord — en combinant l'autodérision d'un « retardaire ponctuel du lundi, mercredi et vendredi » et une discipline de données acharnée derrière l'écran.
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Wu Pao-chun : un engagement envers un enfant Paiwan
Fils d'un milieu rural de Pingtung, diplômé du collège, il ne parle pas français. Il a remporté la première médaille d'or de maître boulanger mondial à Paris avec un pain au litchi‑rose — contenant une promesse faite il y a dix ans à un enfant autochtone.
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Lee Yuan-tseh
Lauréat du prix Nobel de chimie en 1986, Lee Yuan-tseh a révolutionné la cinétique chimique grâce à la technique des faisceaux moléculaires croisés — premier Taïwanais à obtenir un prix Nobel scientifique
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Huang Shanliao: No One Looked at the Champion's Clothes, So He Started Selling 'One-Sentence Comfort'
In 2014, a son of a Kinmen snack shop walked the runway at the London Graduate Fashion Week in a garment design called 'Kinmen 1969' and won the international first prize. When he returned to Taiwan to seek employment, HR treated his resume as fake because 'no reports could be found online.' He angrily created his own media, then pivoted to writing healing short sentences of no more than 28 characters, selling over 300,000 copies. No one looked at the cabinet of clothes telling the story of the war zone; he changed to selling 'one sentence of comfort': Taiwan's attention market buys sentences that can be read in a glance, not things that are made.
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Au Sow Yee : la curatrice malaisienne qui a fait entrer l'« archipel » dans le milieu artistique taïwanais
En 2003, elle quitte Kuala Lumpur pour Taipei afin d'étudier à l'Université nationale des arts de Taipei, pensant n'être que de passage ; quatorze ans plus tard, elle commence à Taipei à employer « l'archipel » (Nusantara) à la place de « l'Asie du Sud-Est », désignation issue de la guerre froide, et introduit dans le discours curatorial taïwanais une auto-désignation du monde malais. De la trilogie du toponyme fictif Mengkerang à l'entrée du Kris Project dans la collection du Singapore Art Museum, jusqu'aux entretiens menés en 2024 avec Chen Yow-Ruu auprès d'enfants apatrides de Malaisie, elle a prononcé dans un entretien avec NML une phrase décisive : « C'est précisément parce que je n'étais pas là que j'ai pu faire cette œuvre. »
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Monaneng : deux formes de cécité, un recueil de poésie
Premier poète autochtone à publier un recueil de poésie moderne en chinois, Monaneng ne devint aveugle qu'en 1979 ; en 1989, Morning Star publia Les beaux épis de riz. Dans « Viens, buvons un verre », le vers « le mot d'ordre de l'autodétermination de dix-huit millions de personnes / n'entend pas nos soupirs » inscrit la question de savoir « qui compte comme Taïwanais » dans 30 poèmes ; 37 ans plus tard, cette question n'a toujours pas reçu de réponse.
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Robert Tsao : du seigneur des plaquettes au « laïc des huit refus » défenseur de Taïwan contre Pékin
En 1984, il propose à Morris Chang la fonderie de plaquettes et est ignoré ; en 1995, il défie TSMC avec son « modèle de coentreprise ». Ce fondateur d'UMC, qui avait autrefois plaidé pour un référendum sur l'unification, après les échecs en Chine et les bouleversements de Hong Kong, donne en 2022 trois milliards de NT$ à la défense, achevant une stupéfiante reconversion : du baron de la tech au général anti-PCC.
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Chiu Chi-hung : de l'échec du Web 2.0 à la refonte de l'écosystème publicitaire taïwanais par la pensée ingénieur
Docteur en informatique de l'Université nationale de Jiao Tong, Chiu Chi-hung a tiré les leçons de l'échec du site Web 2.0 funP pour fonder cacaFly (Saint Yang Technology) en 2009. Fort de sa pensée d'ingénieur, il a introduit données et technologie dans le secteur publicitaire, devenant un géant de la représentation publicitaire à Taïwan pour les plateformes internationales telles que Facebook et Google ; parallèlement, en tant que membre du comité décisionnel du Nouveau Parti de la Force du Temps, conseiller municipal de la ville de Taipei et président de la DMA, il a continué de promouvoir l'innovation et la régulation de l'industrie taïwanaise de la publicité numérique.
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Stefanie Sun : 1 voix d'avance sur Jay Chou, 1 000 chansons recréées par IA, elle répond « Être moi-même suffit »
Le 9 juin 2000, une jeune Singapourienne fait ses débuts à Taïwan avec « Tian Hei Hei » (天黑了), son premier album vendu à 330 000 exemplaires, remportant la première place des ventes annuelles. L'année suivante, aux Golden Melody Awards, elle bat Jay Chou d'une seule voix pour le prix de meilleure nouvelle artiste ; quatre ans plus tard, avec l'album « Stefanie », elle devient la première artiste de l'histoire des Golden Melody à remporter à la fois le prix de meilleure nouvelle artiste et celui de meilleure chanteuse. En 2023, une IA reproduit sa voix pour interpréter plus de 1 000 chansons. Sa réponse tient en une phrase : « Être moi-même, c'est déjà suffisant. »
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Lai Ho : le « Mazu de Changhua » en tenue locale, et sa balance qui ne céda jamais
À la veille du Nouvel An de 1943, Lai Ho, médecin renommé de Changhua, brûla comme à son habitude les factures impayées de ses patients les plus démunis. Ce médecin, salué comme le « père de la littérature taïwanaise moderne », sauva des vies au scalpel sous l'oppression coloniale tout combattant l'injustice de sa plume. Son œuvre Une « balance » demeure aujourd'hui un symbole culturel de la résistance taïwanaise face à la violence du pouvoir.
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Su Tseng-chang : de l'avocat de la défense lors du procès de Kaohsiung au « Chong Chong Chong », Premier ministre bulbe électrique
En 1979, il défendit des prisonniers politiques sous l'ombre de la loi martiale ; en 1977, il remporta les élections grâce au « genou historique » de Lu Hsiu-lien. Su Tseng-chang, connu pour son énergie « Chong Chong Chong », a traversé les fonctions de magistrat du comté de Pingtung, de magistrat du comté de Taipei et de Premier ministre à deux reprises. De la lutte contre la peste porcine africaine au programme « Climatiseur pour chaque classe », il a fait preuve d'un leadership affirmé au milieu des controverses, devenant le « bulbe électrique » le plus emblématique de la transition démocratique à Taïwan.
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Jerry Yang : de la connaissance d'un seul mot anglais au père de Yahoo!, porte d'entrée du web mondial
En 1978, Jerry Yang, âgé de 10 ans, émigre aux États-Unis en ne connaissant qu'un seul mot d anglais : « Shoe ». En 1994, alors qu'il esquive sa thèse de doctorat à Stanford, il classe manuellement des pages web dans une caravane avec son partenaire, créant accidentellement Yahoo!, dont la capitalisation a franchi les 100 milliards de dollars. En 2005, il réalise un « pari fou » en investissant dans Alibaba, redessinant ainsi la carte mondiale d'Internet.
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Yoga Lin : du 25 sur 25 parfait avec « Creep » à l'admission, 17 ans plus tard, qu'il n'a pas besoin d'être parfait
Le 6 juillet 2007, à 20 ans, Yoga Lin remporte la première saison de *One Million Star* avec un score parfait de 25 sur 25 en interprétant « Creep » de Radiohead. Il échoue par trois fois à décrocher le titre de meilleur chanteur masculin aux Golden Melody Awards, puis est contraint à un arrêt de six ans à partir de 2018 en raison du syndrome de l'intestin irritable. En 2024, sur *Love, Lord*, il se nomme lui-même l'un des quatre producteurs et déclare : « J'étais très pointilleux, je voulais toujours offrir la meilleure performance possible. » Il lui aura fallu 17 ans pour apprendre une seule chose : ne pas courir après la perfection.
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Du Pan Fang‑ge : trois langues, une pièce de paix
Poétesse Hakka d’une génération transculturelle, descendante d’une famille victime du massacre du 28 février 1947. « Pi‑an‑hsi » transforme le rituel de remerciement en un témoignage de survie sous la terreur blanche — pour ceux dont le régime a volé la langue, la phrase la plus cruelle en langue maternelle est écrite pour leurs proches.
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Du sous-sol au palais présidentiel : l'histoire d'autonomisation de Nymphia Wind et des drag queens taïwanaises
Un garçon taïwanais autrefois harcelé pour son expression de genre a porté l'art du drag, longtemps considéré comme une sous-culture, sur la scène internationale. En faisant de la « banane » son symbole, il a permis au monde de découvrir la diversité et la confiance en soi de Taïwan.
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Yin Hai-Guang (殷海光) : le philosophe qui a semé le libéralisme à Taiwan depuis une ruelle de la rue Wenzhou
En 1949, un jeune homme du Hubei débarque à Taipei avec dans ses bagages les notes de cours de logique de Jin Yuelin (金岳霖) et la conviction intacte que le mot 'liberté' mérite d'être défendu. Sous le nom de plume Yin Hai-Guang (殷海光), il deviendra l'éditorialiste le plus craint du Kuomintang au sein de Free China (《自由中國》), puis le professeur de philosophie de l'Université nationale de Taiwan qui apprendra à ses étudiants à penser par eux-mêmes — jusqu'à ce que la maladie et la répression le clouent à domicile. Il mourra d'un cancer de l'estomac à 49 ans en 1969, laissant derrière lui le prototype spirituel le plus complet du libéralisme taïwanais d'après-guerre.
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A-Han : le garçon de Hualien qui interprète à lui seul toute une ruelle, puis se fait reprendre par ses habitants
Tseng Wen-han, garçon de Hualien diplômé du département d'animation de l'Université nationale des arts de Taipei, incarne à lui seul, avec Ruan Yuejiao, Liao Lifang et Liao Lizhu, toute une ruelle taïwanaise. Jusqu'au retrait d'une publicité de la fête de Zhongyuan en 2022 : la belle-fille vietnamienne qu'il y jouait a été contestée par de véritables belles-filles vietnamiennes.
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Fujui Wang : de 200 exemplaires de fanzine photocopié à une enceinte 12 canaux, trente ans de bruit
En 1993, à 24 ans, Fujui Wang utilise son salaire de programmeur pour imprimer 200 exemplaires du fanzine de musique expérimentale « NOISE » sur la photocopieuse de son domicile, vendus entre 15 et 30 dollars taïwanais pièce. Trente ans plus tard (2020), il suspend une enceinte omnidirectionnelle 12 canaux polyédrique dans le Project Fulfill Art Space : l'œuvre explore les fréquences ténues de la prothèse vasculaire dans son corps après une grave maladie. Du label DIY solitaire à la salle d'exposition du musée, il a mis trente ans pour faire du mot « bruit » — d'un code confidentiel du cercle marginal des fanzines — un vocabulaire légitime de l'art sonore taïwanais.
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Chao Tzu-chiang : de l'initiation au Lan Ling Theatre Troupe à l'âme inflexible sous le tablier de Mamie Fruits
En 1984, Chao Tzu-chiang rejoint le Lan Ling Theatre Troupe grâce à une annonce « gratuit toute l'année », entamant une carrière légendantaire à travers le théâtre, l'audiovisuel et l'art pour enfants. Sous les traits chaleureux de « Mamie Fruits », il a bercé l'enfance de milliers d'enfants, mais dans la réalité, la fondation de la troupe « If Children's Theatre » l'a conduit à s'endetter de plusieurs millions de dollars taïwanais, révélant une intransigeance farouche face à la pandémie et aux crises financières. Voici le récit d'un artiste qui, en trente ans, a consacré sa vie à préserver les rêves des enfants de Taïwan.
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Chen Shu-chu : une marchande de légumes de Taïdong qui a fait don de dizaines de millions accumulés en cinquante ans de petit commerce
Une marchande de légumes de Taïdong qui a donné des dizaines de millions de dollars sur cinquante ans, et qui dit simplement : « Je ne suis qu'une vendeuse de légumes. »
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Chiang Wei-shui : le médecin qui diagnostiqua les lésions coloniales par son « Discours clinique »
En 1921, le médecin Chiang Wei-shui publia son « Discours clinique », personnifiant Taïwan comme un « enfant attardé de la culture mondiale », diagnostiquant la cause de la maladie comme une malnutrition intellectuelle. Il fonda l'Association culturelle de Taïwan et le premier parti politique légal, le Parti populaire de Taïwan. Emprisonné plus de dix fois au cours de sa vie, il tissa un réseau d'éveil entre l'hôpital Da-an et le restaurant Chunfeng Deyi, laissant en héritage pratique la formule « Les compatriotes doivent s'unir, l'union est une vraie force ».
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Hsu Mei-hua : de l'opposition à Tsinghua UniLight à la grande révocation, une décennie sous un pseudonyme citoyen
« Hsu Mei-hua » n'est pas un vrai nom, mais un pseudonyme apparu à deux moments clés de la société civile taïwanaise — en 2015, elle a contribué à bloquer le projet d'acquisition de semi-conducteurs par le groupe chinois Tsinghua UniLight en tant que l'une des « Quatre Chevaliers », et en 2025, elle est devenue le centre de « financement participatif » le plus contre-intuitif de la vague de grande révocation : sans toucher un centime, elle a coordonné plus de vingt millions de dons citoyens.
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Liao Hung-chi : du bateau de pêche au harpon à la dérive du Kuroshio, l'écrivain de la mer qui a sillonné les eaux de Taïwan au péril de sa vie
En 1992, Liao Hung-chi a quitté la terre ferme pour devenir pêcheur professionnel. Il a fondé la Kuroshio Ocean Education Foundation et, à travers les projets « Kuroshio 101 » et « Plan π du cachalot », a redéfinit le rapport des Taïwanais à l'océan. Il est aujourd'hui l'une des figures majeures de la littérature maritime contemporaine et de la conservation écologique à Taïwan.
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Steve Chen — L'homme qui a inventé YouTube
Il a quitté Taïwan à huit ans, fondé YouTube à vingt-sept ans dans un garage de la Silicon Valley, revendu la plateforme 1,65 milliard de dollars vingt mois plus tard, survécu à un anévrisme cérébral, puis est revenu s'installer à Taïwan avec femme et enfants.
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Tsai A-ga : du pionnier des créateurs web à l'engagement social, l'homme qui a transformé 18 ans de popularité en destin
En 2022, Tsai A-ga, le premier créateur web taïwanais à atteindre le million d'abonnés, a vendu son appartement pour fonder l'association « Hao Li Jia » de protection sociale, transformant 18 ans d'influence accumulée en vocation sociétale. Du film de 2008 brûlant le drapeau olympique de Pékin au record de 2022 où son fils Tsai Tao-kuei est devenu le « plus jeune créateur à un million d'abonnés », Tsai A-ga a, au milieu de la célébrité, des controverses et des trahisons, toujours préservé cette âme de travailleur social désireux d'apporter de l'espoir aux enfants défavorisés.
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Sun Yun-suan : l'ingénieur-président qui illumina Taïwan depuis les ténèbres
Du miracle de la restauration de l'électricité en cinq mois dans les ruines de l'après-guerre à la vision audacieuse du pari sur l'industrie des semi-conducteurs, Sun Yun-suan a posé les fondations de la modernisation de Taïwan avec le pragmatisme et l'intégrité d'un ingénieur.
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Kuo Chin-fa : l'âme grave derrière « Les Brochets de viande grillée »
De cordonnier à Dadaocheng au Roi de la voix grave de Formose, Kuo Chin-fa a chanté la résilience et les souffrances du peuple taïwanais d'après-guerre à travers sa chanson « Les Brochets de viande grillée », avant de s'éteindre sur scène, consumé jusqu'à la dernière étincelle de vie.
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Barbie Hsu : de l'espiègle adolescente à la reine inflexible du « deux morts, un blessé grave »
Début en 1994 avec le groupe S.O.S, célébrité panasiatique en 2001 grâce à *Boys Over Flowers*, icône esthétique confirmée en 2005 avec *Beauty Queen*, décès en février 2025 à l'âge de 48 ans. Elle a opposé une quête obsessionnelle de la beauté au chaos de son existence, et dans la tourmente de son mariage, sa déclaration « deux morts, un blessé grave » est devenue l'un des témoignages les plus poignants des dilemmes auxquels font face les femmes contemporaines.
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Chen Tzu-jian (Retina) — Bâtir une tour de satire sur les ruines des médias officiels, puis la démolir soi-même au sommet
De l'inspiration née en regardant le *Xinwen Lianbo* de CCTV lors d'un voyage de propagande à Fujian, à son arrivée à 23 ans comme plus jeune présentateur du journal de midi de la CTS, jusqu'à l'arrêt volontaire de sa chaîne comptant 1,21 million d'abonnés, Chen Tzu-jian, sous le nom de « Retina », a mené pendant huit ans une entreprise de déconstruction déautoritaire. Après 2023, il se tourne vers les programmes jeunesse de la PTS, présentant *Hello! Puis-je poser une question ?* (nominé aux 50e Golden Bell Awards) et *Cheng Ren High School Detective Club* S1 et S2 (nominé aux 60e Golden Bell Awards dans la catégorie programme jeunesse). À partir de 2026, il vit un an à Tokyo avec son chien Yuzu, tout en partageant sur IG et sa chaîne YouTube personnelle des « Retina News » et son quotidien de personne allergique à la coriandre.
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Chuang Chu-yu-nu : du repas gratuit des dockers aux buffets à dix dollars qui lui ont coûté sept maisons
En 1951, Chuang Chu-yu-nu dresse un foyer improvisé au bord du port de Kaohsiung pour offrir des repas gratuits aux dockers épuisés. Surnommée « la gardienne des pauvres », cette grand-mère a, pendant cinquante ans, maintenu un buffet à volonté au prix symbolique de dix dollars taïwanais, allant jusqu'à vendre sept propriétés pour financer cette œuvre, faisant de « nourrir les gens » le combat de toute une vie.
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Kuo Cheng-Kuang
Scientifique senior au Johnson Space Center de la NASA à Houston, spécialiste de l'alimentation et de l'environnement des astronautes — et pourtant inscrit sur liste noire comme « terroriste » par le gouvernement nationaliste de Taïwan.
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Yang You-ren
Fondateur de l'association internationale chrétienne Step30 « Sauver des vies par les chaussures », lauréat du prix des Dix Jeunes d'exception en 2017, il a collecté cent mille paires de chaussures usagées grâce à une simple affiche pour venir en aide aux enfants d'Afrique de l'Est
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Brigitte Lin Ching-hsia
De l'icône du mélo à la légende du wuxia : le parcours d'une star intemporelle du cinéma sinophone
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Su Beng : comment un restaurant de raviolis a nourri quarante ans de révolution à Taïwan
Su Beng, de son vrai nom Shi Chao-hui, a travaillé comme agent secret pour le Parti communiste chinois en Chine, mais, après avoir été témoin des massacres liés à la réforme agraire, il s’est désillusionné, est retourné à Taïwan pour préparer l’assassinat de Chiang Kai-shek, a échoué et a fui au Japon. À Ikebukuro, Tokyo, il a ouvert un restaurant de nouilles appelé « Shin Chinmi », vendant des raviolis le jour et écrivant l’histoire de Taïwan la nuit ; les revenus de ce commerce ont financé quarante ans de mouvement pour l’indépendance de Taïwan et ont donné naissance à l’ouvrage qui a éveillé la conscience nationale taïwanaise, « Histoire de Taïwan en quatre cents ans ».
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André Chiang — Le chef qui a choisi de rentrer
De Tamkang Commercial and Industrial School au 14e rang mondial, de l'épiphanie des Seychelles au retour à Taipei : André Chiang a tracé, grâce à sa philosophie des huit angles, une nouvelle coordonnée internationale pour la cuisine taïwanaise
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Brûler plutôt que rouiller : George Mackay et Formose, son île bien-aimée
Deux mille dents arrachées, une école pour les femmes fondée de toutes pièces — comment ce missionnaire canadien est devenu un véritable Taïwanais, transformant en trente ans la médecine, l'éducation et les sciences naturelles du nord de Taïwan.
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Chen Cheng-po
Il a conquis la prestigieuse exposition impériale de Tokyo avec ses huiles sur toile, avant d'être fusillé devant la gare de Chiayi — et c'est souvent sa mort, non ses tableaux, qui l'a fait connaître du monde.
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Chi Po-lin
Comment un fonctionnaire au salaire modeste a hypothéqué sa maison pour financer le documentaire le plus rentable de l'histoire du cinéma taïwanais
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Chiang Wei-bun : le buffle combattant du mouvement littéraire en taïwanais
Comment un diplômé en génie mécanique est-il devenu le promoteur le plus radical du mouvement d'écriture en langue taïwanaise ? De la protestation contre Huang Chun-ming en 2011 à une expertise reconnue en études vietnamiennes, Chiang Wei-bun incarne par ses actes la conviction ultime que la langue est identité.
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Chu Chung-ching — Le pionnier des percussions à Taïwan
Revenu de Vienne avec un diplôme en poche, il a transformé en quarante ans une discipline confidentielle en art populaire ancré dans toute la société taïwanaise
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Jam Hsiao
Du challenger imprévu au roi des Golden Melody Awards, la voix qui a fait naître la légende du « Dieu de la Pluie » à Taïwan
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Koxinga : né au Japon, formé en Chine, mort à Taïwan à trente-sept ans
Fils d'un pirate, d'ascendance sino-japonaise, il consacra seize ans à résister aux Qing, neuf mois à conquérir Taïwan, et cinq mois à y fonder un État — avant de mourir à trente-sept ans. Son nom est aujourd'hui revendiqué par quatre régimes différents.
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Lin Yi-chieh
Du gamin maigrichon recalé par l'équipe d'athlétisme à l'ultra-marathonien qui a traversé le Sahara à pied pour la première fois dans l'histoire
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Shen Sheng-Bo
Formé en informatique, il a introduit la programmation dans la scène de l'art contemporain à Taïwan. En trente-quatre ans d'existence, Shen Sheng-Bo a laissé bien plus que des œuvres d'art numérique : il a incarné un esprit expérimental qui traite le code comme un mode de vie et le logiciel libre comme une éthique créative.
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Wang Hsiao-ti : Flower Boy at Sixty et la douce révolution de la télévision taïwanaise
Fils de général devenu adolescent rebelle, puis marraine de la télévision taïwanaise — Wang Hsiao-ti a prouvé en quarante ans que tourner une série peut être une forme de militantisme social.
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Wu Ming-Yi
Premier écrivain taïwanais finaliste du Man Booker International Prize, tisserant de récits littéraires qui entrelacent nature et mémoire historique
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